CII.UiTRE VII. DES PHéMOMÈNES OPTIQUES
ment de ce siècle. On sait combien leurs recherches ont contribué à répandre de lumières sur ce phénomène qui était resté à peu près inexploré jusqu’alors. Ils avaient commencé en effet depuis un quart de siècle à réunir des renseignements précieux, d’où ils déduisirent les premières lois qui sont restées à peu près intactes. Ce système depuis a pris de nouveaux développements; et les résultats auxquels on est parvenu ont fait sentir de plus en plus le besoin de reculer les limites de l’atmosphère, et de lui assigner une hauteur trois à quatre fois aussi forte qu’on le pensait jusqu’alors. Celte détermination, qui aurait été rejetée d’emblée par les anciens observateurs, fut admise sans diflîcullé par les plus habiles physiciens, mais sans s’exprimer néanmoins sur la nature de celte nouvelle atmosphère additive qui semble entretenir la combustion et l'éclat des étoiles filantes qui disparaissent dans l’atmosphère inférieure où nous sommes. La nécessité d’admettre deux titmosphères superposées, et qui ne fussent pas do même nature, n’avait d’ailleurs rien d’extraordinaire puisqu’on ne faisait que reporter autour de notre globe ce qu’on remarque autour de quelques-unes de nos planètes.
Les dernières recherches sur les étoiles filantes tendent à démontrer aujourd’hui leur origine entièrement cosmique ; on s’est occupé même de calculer la nature de leurs orbites et les temps de leurs révolutions; en sorte que l’atmosphère dont nous nous occupons ne leur donne point naissance, mais leurfournit un vaste champ où elles viennent s’éteindre. Mais je dois me borner à renvoyer l’examen de cette partie de la météorologie, dont il a été parlé déjà', à un autre ouvrage qui traitera plus spécialement de notre globe et de l’atmosphère supérieure à celle dans laquelle nous nous trouvons nous-mêmes.
> Voyez V introduction de ccl ouvrajc, pages 6 et suivantes.
UKTKOROT.OGIE. LKHE III.
Nous avons déjà eu l’occasion de parler des phénomènes lumineux, tels que les halos, les parhélies, les cercles lunaires, etc., qui ont été observés à Bruxelles pendant les trente dernières années ; nous croyons cependant devoir ajouter quelques mots relativement au phénomène remarquable de ce genre, qui se montra dans toute la Belgique, je veux parler du halo du 28 décembre 1840.
Vers 9 heures du matin, ce halo s'était formé autour du soleil : il était très bien marqué et bordé de couleurs : sa partie inférieure était cachée par les maisons; à rcxlrémité centrale du diamètre horizontal apparaissait un parhélie blanc, peu intense et aplati dans le sens vertical. Un arc tournant sa convexité au soleil et tangent à la circonférence du halo, passait par l’extrémité supérieure du diamètre vertical. Cet arc qui avait plutôt une forme parabolûjue que circulaire était d'un blanc plus vif et plus brillant que le parhélie, surtout à son intersection avec le halo. Vers 10 heures, il s’était formé un second parhélie plus- faible que le premier, à rexfrémilé opposée du diamètre horizontal. A 10 h. 30 m. le parhélie occidental et la plus grande partie du halo située de ce côté s’étaient effacés ; et, du côté oriental, il ne restait plus qu’une légère trace du parhélie; mais l’arc tangent au halo et sa partie supérieure, qui formaient ensemble deux arcs égaux en contact par leurs extrémités, étaient devenus beaucoup plus intenses. Ensuite ces deux arcs se sont effacés insensiblement, et le parhélie occidental a reparu. A midi, il ne restait plus aucune trace du halo; mais on voyait encore de chaque côté du soleil deux taches blanchâtres très allongées dans le sens horizontal, et qui occupaient la place des parhélies. Vers 1 heure après midi, le phénomène entier avait disparu. Le ciel avait été très vaporeux pendant toute la matinée ; il s'était formé ensuite quelques légers cirrhi.
CnAPITRE I DE I.A CIIALECR DU GLOBE. ^31
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