‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 2 sur 211 · I.NTBODICTIO.V. IX · texte numérisé non relu

I.NTBODICTIO.V. IX

d’une année, accompagnés comme nous le sommes dans noire marche par la lune, ce corps secondaire qui fait sa révolution autour de notre terre, dans l'espace de 27 jours et un tiers, et qui exerce également son influence propre.

Si, après ce premier aperçu, nous descendons sur la terre, et si nous portons nos regards autour de nous, nous pourrons être étonnés d’abord en apprenant, par les travaux des astronomes et des physiciens , que les corps célestes ne sont pas vus, à travers l’atmosphère, dans leurs véritables positions et que tous sont aperçus à une hauteur exagérée, par un elTet do la réfraction astronomique. Un seul point, le zénith, est dans sa position véritable, et tous les autres points du ciel sont vus plus haut qu'ils ne sont elTectivcmenl. Cette réfraction astronomique augmente généralement à mesure que l’on descend du zénith vers l’horizon, où, dans son maximum, elle est il’un peu plus d’un demi-degré.

Les rayons solaires, en traversant notre atmosphère, ne sont pas seulement modifiés dans leur direction , mais encore dans leur intensité. L’effet actinométrique se modifie d’après l’inclinaison des rayons et d’après d’autres circonstances dont nous aurons à tenir compte, en considérant les réfractions que subissent les rayons lumineux.

Nous aurons à considérer également les effets de la polarisation auxquels sont exposés les rayons de lumière, ainsi (juc les actions magnétiques et galvaniques développées en parcourant l’atmosphère dans différentes directions et sous différentes incidences. Ces divers effets sont encore généralement jicu connus et mal déterminés , et par cela même ils ne présentent que plus d’intérêt dans leur étude.

De plus, l’atmosphère terrestre peut être comparée, sous tous les rapports, à l’atmosphère de quelques-unes de nos planètes; on peut la supposer formée de deux parties au

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moins, superposées l une à l'autre, qui n’ont ni la même composition ni les mêmes effets. Cette étude est importante : elle a fixé l’atlentiou de plusieurs physiciens exercés qui ont senti la nécessité de proposer, à cet égard, une réforme dans les idées remues. I.a liautcur et la composition des doux atmosphères mériteront par consérjuent une attention toute spéciale.

Il est ensuite du plus grand intérêt d étudier le globe en lui-même, et de reconnaître les parties dont il se compose ; de savoir si ces parties forment un tout, ou si elles se séparent et présentent des mouvements indépendants les uns des autres Par exemple, le globe, dans son intérieur, peut avoir con.servé un état plus ou moins liquide, ayant à peu près une môme tenqiérature fort élevée. La portion extérieure seule s'est solidifiée en se refroidissant ; elle otl're encore peu d épaisseur et n’est pas également dense dans toute son étendue, mais déjà la .séparation de cette partie solidifiée d'avec la partie encore en fusion semble s’ôtre faite depuis longtemps. Il en résulterait des discontinuités entre les parties intérieure et extérieure , séparées par un espace vide ou plutôt rempli de vapeurs et de liipiides s’échappant par des ouvertures nombreuses ou par les volcans ipii se trouvent encore a.ssey. fréipientsà la surface de la terre. De temps en temps il se produirait des abaissements de terrain ou des élévations qui se remarquent encore en assez grand nombre. Ces effets |>arfois sont brusques ; comme ceux qui ont donné naissance, il y a peu d années, à une île dans les environs de la Sicile ; ou bien il se forme des soulèvements lents et progressifs, comme le témoigne la côte de Norvège. Nous devons nous borner à mentionner CCS faits qui tiendront mieux leur place dans la physique du globe faisant suite à cet ouvrage.

On sait du reste que les profondeurs les plus grandes

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