‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 82 sur 211 · CHAPITRE II. DE I.A PU’IE · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. DE I.A PU’IE

.«iciens, je ne sache pas ({ii’on se soit beaucoup occupi'? d observations sur la densité de la nei^e; on paraît aussi s’étre moins occupé de lexauien des formes régulières quelle alTeclc en tombant. On a remarqué généralement que cettiï forme est hexagonale, niais qu elle présente des variétés très remarquables. Musschenbroek, dans son Introducliu, a représenté vingt-six formes dilTérentes; depuis, le voyageur Scoresby en a figuré quarante-biiil '.

Le but (jue j’ai eu, en recueillant de nouvelles observations sur la forme et la densité de la neige, a été plus particulièrement d'examiner s’il n’existe pas de relations entre l’iin et l’autre de ces deux états. Dans cette vue, j’avais commencé une série d’observations, dont j’ai présenté les premiers résultats dans la Correspondance mathématique

* Voici coiiinicitl H. lîcciiucrot rcstinir les Iravau.v (le ef savant, dans scs Klèmrnh rte ji/tysii/ne terrestre et rtc mèteorotnffte^ -103 : •• Srvjrcsby, dans scs voyages au\ régions polaires, a d(*cril les dilTrrrnlcs lorincs de neige (jn it a ol>S(.Tvécs; it 1rs rapporte à ciin| tvpcs principaiiv (pie voici : 1" lanietles minces; 2“ noyau spliériipie ou plan, hérissé d aiguilles ramiltécs ; «i® aiguilles fines ou prismes à six pans ; 4® pyramides a six faces (olwervées une seule fols seiiletnent); 5® aiguilles termiiié*(!5 à I une de leurs extrémités ou à toutes les deux jiar une js’titc lamelle. Mais, ru général, les formes pri'dominantcs sont des prismes droits à six jians, dont les miKlifieations peuvent donner lieu à des lamelles minces ou longues, \oyex plus haut les principales figures de la neige.

«RTKORm.OCnî. I.IVKF II.

et physique de l’Observatoire de Bruxelles Je dois faire observer que la manière mémo dont on recueille la neige exige les plus grandes précautions pour empêcher la condensation d avoir lieu. Quehpiefois aussi, une quantité assez grande de neige peut se fondre sans qu’on s’en aperçoive, parce que l'eau qui provient do cette fusion se loge dans les interstices que jiré.sente la neige, et en augmente ainsi considérablement la pesanteur spécifique. Dans le tableau donné en 1830, j’ai pris pour unité le volume d eau provenant de la neige.

Il résulte de ces observations et de celles que j’ai faites depuis , que la densité de la neige peut être considérée comme étant, en moyenne, à peu près le dixième de celle de l eau ; on peut, d'après cette estimation, calculer assez exactement la hauteur de la neige tombée dans les circonstances les plus remanjuables.

On n’a commencé , à Bruxelles , à distinguer avec soin les quantités d’eau recueillie , pendant les neiges , que depuis 1840. A partir de cette épo<jue, la neige la plus forte qui ait été enregistrée est celle des 16 et 17 février 1843; l eau recueillie en 24 heures était de 18"'”21 : du 15 au 16, elle a été de 1 4™"' 13 ; ce qui équivaut, en deux fois 24 heures , à plus de 32 centimètres de neige. Le vent •soufilait du NK ; le thermomètre se tenait iin peu au-des.sous de zéro, et le baromètre était fort bas ; il atteignait le point minimum, 73o'"“02.

En dehors de ces cas extraordinaires pour le climat de Bruxelles , les fortes neiges de nos hivers ne donnent guère plus de 8 à 10 fois le volume d'eau qu elles renferment ; et, dans des cas assez rares, cette quantité peut être doublée.

* Toiiie VI, pagp il5, In-S”: Bm^rllfs, 1850.

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