CHAPITRE II. DE LA PL CIR
nuages , la nomenclature adoptée par Howard , mais le cirrho-stratus n'a commencé à être indiqué qu’en 1843. D'une autre part, les observations météorologiques qui jusqu’alors ne se faisaient que quatre fois par jour , furent annotées un plus grand nombre de fois. A partir de 1845, elles furent enregistrées quand la clarté du ciel permettait den prendre les indications ; c’est ce qui fait que les observations mensuelles ne sont point tout à fait comparables entre elles, du moins quant au nombre.
La sérénité du ciel a pu être enregistrée à peu près avec un égal soin depuis 1834 : le nombre de fois que sa valeur annuelle a été indiquée est moyennement de 1 90. Ce chiffre est très important; nous y avons consacré précédemment un tableau tout entier. On remarquera qu’il ne s’agit ici que des fois où le ciel était serein au moment de l’observation ; on verra plus loin qu’on ne compte annuellement que 10 à 12 jours pendant lesquels le ciel reste absolument sans nuages pendant l espacc de 24 heures. Cette permanence est si rare, dans nos climats, qu’il se présente des années qui n’ont guère qu’un à deux jours absolument sereins.
Le cirrhus, qu'on peut regarder comme le nuage le plus élevé dans l’atmosphère, a été, pendant l’année 1842, en nombre double de ce qu’on le voit ordinairement : on l’a compté 134 fois, tandis que son chiffre annuel est 64; sa valeur la plus basse a été 10 seulement en 1837. Le cirrhocumulus, qui lui ressemble beaucoup, a été également de 1 4, pendant cette dernière année ; tandis que sa valeur annuelle est moyennement 77, et qu’en 1861, il s’est élevé même à 1 46.
Le cumulus n'a pas été enregistré avec le même soin pendant les premières années et pendant les dernières. Le cirrho-stratus, avant 1843, semble avoir été également négligé. On trouve, cependant, assez de régularité dans
HÉTéOKOLOGIS. LIVIIE H.
les nombres qui le représentent, chaque année, depuis cette dernière époque.
Le cumulo- stratus est un des nuages qu’on est le plus souvent dans le cas de pouvoir observer; on l’a compté moyennement 32G fois par année. Ses plus grands écarts ont été respectivement 534 et 298, en 1856 et 1850, quand, à partir de 1844, les observations se faisaient annuellement d une manière plus complète.
Le stratus a également une forme qu’on retrouve fréquemment : on l a marqué 273 fois par année, et les nombres extrêmes ont été 423 en 1 862, et 1 29 en 1 834.
On observe rarement le nimbus, ou nuage orageux qui 8 est présenté moyennement 33 fois par an. Cependant en 1 858, on l'a compté 81 fois; et, en 1834, 9 fois seulement.
On voit, par ce qui précède, que la distinction des nuages ne se fait pas sans obstacle , et que les appréciations peuvent laisser du doute ; l’année 1 834 d’ailleurs mérite moins d’attention , à cause des travaux de l’observatoire qu’on achevait de construire.
Les éclaircies présentent moins de difficultés; cependant, les deux ou trois premières années, les observations ont laissé des doutes sur leur valeur. En abandonnant ces trois mêmes années , on trouve que la moyenne donne 232 éclaircies , et les termes extrêmes sont 31 8 et 1 57 pour les années 1860 et 1854.
Le ciel couvert offre peu d’incertitude sur le fait que l'on doit enregistrer, et on peut le considérer comme assez fidèlement constaté ; la moyenne est 481 , et les deux extrêmes ont pour valeur 569 et 303. Mais il convient de ne pas oublier que ces nombres ne peuvent donner une garantie suffisante, et qu’il faudrait tenir compte, d’après la dernière colonne, du nombre d’observations que renferme chaque année.