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Il serait assez difficile d'indiquer à quelles limites de l’atmosphère cessent de se manifester les mouvements que nous remarquons sans cesse dans la partie inférieure, et ijui proviennent surtout de l’action solaire à la surface du sol. L'atmosphère, comme nous l’avons dit, paraît partagée en deux parties distinctes ; l’une constamment agitée par les vents, et l’autre superposée et conservant un état plus ou moins fixe. Nous n’aurions que nos conjectures pour déterminer la surface de séparation de ces deux milieux, si les nuages n’existaient pas pour la rendre sensible. On peut en effet remarquer que des nuages légers se forment assez souvent vers cette surface de séparation et ydessinent une bande légère à peu près immobile. Dans cette immobilité apparente, on reconnaît la forme d’un milieu adhérent à une surface relativement fixe, à peu près comme serait une surface sablonneuse au fond d une rivière à courant assez rapide, mais placée en sens inverse. Ce serait cette dernière limite des nuages qu’il faudrait atteindre : le moyen le plus simple serait peut-être de prendre simultanément dans deux ou plusieurs lieux à la fois, dont on connaît les distances, les images photographiques du ciel , quand ces nuages existent.
Je me suis efforcé de déterminer la vitesse des nuages dans différentes circonstances : je vais tâcher d’indiquer les moyens que j’ai employés, en opérant seul, et du haut de l’Observatoire. Je citerai par exemple des observations faites le 2 août 1 844 : le vent souffiait de l’ouest vers l’est.
Dans ces circonstances, l’ombre d’un nuage parcourait à peu près directement la distance qui se trouve entre l’Observatoire et le mur de clôture du cimetière de la porte de Louvain, dans l’espace de 83 secondes et demie de temps. Ce résultat moyen est déduit de différentes expériences, dont les valeurs différaient naturellement un peu entre