‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 93 sur 211 · CHAPITRE III. DE l’ÉLECTRICITÉ · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. DE l’ÉLECTRICITÉ

Avant tout, les observations doivent Olrc faites dans un lieu élevé et parfaitement découvert; U faut que l’observateur n’ait à craindre aucune influence de corps avoisinants. Quelques renseignements à cet égard sont nécessaires pour ces sortes de recherches. Au-dessus de la tourelle orientale de rOb.servatoire de Bruxelles est établi un petit plancher en fer, garni d'une balustrade, auquel on monte par la trappe du toit mobile. L'observateur, placé dans cet endroit découvert, domine sans peine tous les édifices et les arbres avoisinants. Cette condition est absolument indispensable. De plus, afin d équilibrer l’élcctroraètre toujours à la même hauteur, une tablette, ratUchée à la balustrade par une tringle de fer, est établie à la hauteur d’un mètre et demi environ au-dessus de louAerture de la tourelle.

MÉTéOROI.OGIE. UVRE II.

C'est sur celte tablette qu’on place l’électromètre de Peltier. Cet instrument se compose, comme on sait, d une sphère métallique d'un décimètre de diamètre, portée sur une tige verticale en cuivre de deux décimètres de longueur, laquelle, par sa partie inférieure, se courbe en cercle d’environ trois centimètres de diamètre. Au centre de cet anneau se trouve, portée sur une pointe, une petite aiguille en cuivre très légère et très mobile, qui forme la partie essentielle do l'instrument. Quand l’éleclromètre est dans son état naturel, cette petite aiguille d’environ huit centimètres de longueur est ramenée dans la direction du méridien magnétique, par une aiguille aimantée beaucoup plus petite, qui lui est parallèle et se trouve attachée audessus et au centre même de la chape.

Une seconde aiguille en cuivre, d’environ huit centimètres de longueur et plus forte que l’aiguille en cuivre dont nous venons de parler, forme système d’une part avec la tige qui communique avec la boule supérieure, et de l’autre part avec un support qui descend dans un tube de verre rempli de gomme-laque et encastré dans la tablette de bois qui sert de pied à l’instrument. Tout l’appareil se trouve isolé de celle manière et ne peut transmettre en aucune façon son électricité ni à la cage de verre qui enveloppe la partie inférieure de l'instrument, ni à la tablette qui lui sert de pied. Cet isolement doit être établi avec le plus grand soin. On fait porter la tablette inférieure sur trois pieds ou vis qui permettent de la rendre horizontale '.

Avant chaque estimation de l’électricité de l’air, on a la précaution de vérifier l’état de l’instrument par l’approche

^ La description et le dessin de rinstrument ont été donnés avec beaucoup de soin dans le tome VU des jinnalft dt T Ohitrtaioire roy«/ de Bruxelles, page 4, ann. 1849, et dans le tome de l’ouvrage Sur h climat de la Belyi’^ue, 5® partie, de V Electricité de V air.

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