CHAPITRE L Des hymnes
A) Leur composition. — L'ictus métrique : son rôle : son indépendance : sa nature : sa place. — B) Leur exécution. — Mélodies simples : ornées : Mouvement. — Syllabes hypermétriques.
A) Composition des hymnes.
389. — Les hymnes sont des cantiques Hturgiques écrits en vers et divisés en strophes.
Ü ictus 7nétrique.
390. — La récitation naturelle des hymnes produit — qu'elles appartiennent au rythme métrique ou au rythme tonique — un mouvement harmonieux et cadencé. C'est dû au nombre déterminé des syllabes et au retour régulier d'un appui qu'il faut désormais appeler « ictus métrique ». ^
Rôle de V ictus ^nétrique.
391. — L'ictus métrique est au vers ce que l'ictus rythmique est à la mélodie. Il est le temps porteur du rythme poétique, comme l'ictus rythmique est le temps porteur du rythme mélodique. Il n'est donc pas au vers ce que l'accent est au mot.
Indépendance de V ictus 'ynétrique.
392. — Aucun conflit réel n'existe entre l'accent tonique des mots et l'ictus métrique des vers. Dans les vers comme dans la mélodie, l'accent tonique se joue librement à travers les levés et les baissés du rythme. On sait que, dans la prosodie classique, l'accent — comme tel — ne jouait aucun rôle dans la facture du vers, basée tout entière sur la combinaison des longues et des brèves.
La concordance entre l'accent tonique et l'ictus métrique n'est donc pas requise; la preuve, ce sont les cas fréquents où elle n'existe pas.
* Nous croyons être les premiers à abandonner, dans une Méthode, l'expression « accent métrique >, dont M, l'Abbé Delaporte d'abord et Dom Gajard ensuite ont démontré la fausseté. (Cf. Revue Grégorie?i7ie^ IV* Année, p. 81-89 et VP Année, p. 212-224).