Chapitre VI. — Aperçu historique
rence profonde qui existe entre nos habitudes musicales modernes et les habitudes musicales antiques. Nous conseillons alors de s'arranger, autant que faire se peut, de façon à éviter ces heurts. On n'accompagne pas le chant pour le rendre plus agréable mais pour aider les chantres, et rendre, il faut le dire aussi, les mélodies grégoriennes plus accessibles à ceux qui n'arriveraient pas à en saisir toute la beauté, s'ils les entendaient chanter sans accompagnement ^
440. — Pour ce qui est de la force à mettre dans l'accompagnement lui-même, l'organiste doit s'appliquer à modérer le jeu de son instrument de telle manière qu'il n'écrase jamais les voix.
Cependant, l'accompagnement ne doit pas être tellement modéré que les chantres ne l'entendent point ; car alors ceux-ci serait privés du soutien que l'harmonie a pour but de leur offrir, et l'orgue, de son côté, ne servirait que d'inexorable contrôle à l'abaissement des voix.