‹ Méthode complète de chant Grégorien d'après les principes de l'École de SolesmesChapitre 64 sur 173 · Deuxième Partie. — Chapitre IV · texte numérisé non relu

Deuxième Partie. — Chapitre IV

233. — Les mots-rythmes se succèdent par enchaînement. L'appui rythmique sur leur dernière syllabe les enchaîne l'un à l'autre. Pour nous faire mieux comprendre, nous transcrivons l'exemple ci-dessus en notation musicale.

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Sa- lus, ho- nor, vir- tus quó- que

L'enchaînement des mots est manifeste : ils s'unissent dans la mcme mesure, l'un finit avec le baissé et l'autre commence avec le levé.

Ainsi qu'il a été dit au chapitre précédent, le rythme, lui, est à cheval sur la mesure.

On devine combien l'ictus est ici délicat. Pour que ces mots soient aussi enchaînés dans le chant qu'ils le sont sur le papier, il faut passer si légèrement sur l'ictus qu'on ne le sente pour ainsi dire pas. Puis il faut que l'ictus soulève la voix comme d'un léger coup d'aile et, sans arrêt, la porte sur l'accent.

La synthèse et une interprétation parfaite font de ces rythmes élémentaires un rythme composé à deux arsis et à trois thésis : une arsis unaire Sa bouclée parce qu'elle est initiale, une seconde arsis ¿a-do, celle-ci sans boucle parce que l'ictus rythmique correspondant avec la finale du mot est doux, l'intensité est sur l'accent /là ^; trois thésis parce qu'à partir de /¿ànor la mélodie descend graduellement jusqu'à son repos.

Sá-lus, honor, vír- tus queque b) Mots-temps.

234. — Ce sont les mots privés d'ictus sur leur dernière syllabe.

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