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se rétablirent un peu et le calme revint. Cependant, à quelque temps de là, tous les accidens se montrèrent avec la même intensité. Espérant tout de l'application d'un vésicatoire qui lui avait été si favorable, M. Jannois s'empressa d'y avoir recours, mais en vain, son effet fut nul, ct les souffrances allèrent toujours croissant. Obligé de s’embarquer pour revenir en France, M. Jannois fit une traversée de plusieurs mois sans pouvoir obtenir le moindre soulagement; il, ne pouvait aucunement se vêtir, et lorsque je le vis, dans l'impuissance où il était de faire le moindre mouvement du bras, il se bornait à s’envelopper dans quelques tissus de laine recouverts de son manteau.
Malgré sa répugnance à se soumettre à un nouveau fraitement, j'en fis espérer à M. Jannois un tel avantage, qu'il renonÇa à la potion narcotique qu'il sollicitait de moi, et consentit à me laisser pratiquer la Méthode curative externe. Dès la première application il y eut une modification appréciable ; à la troisième, qui eut lieu le surlendemain, les douleurs disparurent entièrement, et exercice du bras fut presque aussi libre qu'avant la manifestation du rhumatisme. Le quatrième jour, M. Jannois vint chez moi me remercier et me témoigner son étonnement de sa miraculeuse guéri son. Depuis que je l’ai soigné, il n’a éprouvé aucune rechute. Je l'avais perdu de vue pendant quelque temps; mais ayant appris qu’il avait fait l'acquisition d’une propriété à Chaville, près Versailles, je lui écrivis pour lui demander quelques renseignemens et des nouvelles de sa santé; il me répondit aussitôt; voici un extrait de sa lettre :
À M. le Docteur Comet.
» Chaville, ce 22 janvier 1836.
» Monsieur,
» Vous me demandez des détails sur l’origine de mon rhumatisme et la manière dont j'ai été traité ; trop heureux, Monsieur, d'avoir l'occasion de vous payer un juste tribut de reconnaissance