‹ Méthode curative externe des douleurs rhumatismales, goutteuses, nerveuses; des maladies lymphatiques, et des viscéralgies. Affections nerveuses des viscèresChapitre 15 sur 74 · MOUSE · texte numérisé non relu

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pour les soins aussi empressés qu'efficaces que vous m'avez donnés. Ce fut en janvier 1835, à Rio-Janeiro, que je ressentis les premières douleurs. (Suivent les détails que j'ai résumés dans l'exposé qui précède). Désolé par des souffrances aiguës qui allaient toujours croissant, je vous fis appeler, Monsieur, et dès le surlendemain j'eus tant à me féliciter d'avoir suivi votre Méthode, que je demeure convaincu qu'elle seule peut être apte à guérir promptement, et sans douleurs dans son application, les rhumatismes les plus rebelles.

» Agréez, etc.

» JANNOIS, » Propriétaire à Chaville. »

J'eus aussi sur la personne de M. de C..., ancien secrétaire de la chambre des députés, une autre observation de rhumatisme musculaire et articulaire chronique, du bras et de l’épaule, qui offrait pour parvenir à la guérison plusieurs difficultés. Les unes résultaient de l’âge avancé du malade (78 ans), et de l'ancienneté du mal({). D'ailleurs, M. de C... avait déjà été infructueusement soumis aux traitemens les plus énergiques. Pour en apprécier la rigueur, il suffira de savoir que trois moxas avaient été appliqués et avaient désorganisé la peau dans une si grande étendue, que les cicatrices qui en ont été la suite n’occupaient pas moins de plusieurs pouces de diamètre chacune; l'épiderme qui les recouvrait était d’une finesse telle qu'une friction un peu rude en aurait rompu la continuité et donné lieu à une hémorrhagie subséquente. Cependant, malgré ces obstacles à l'emploi de la Méthode curative externe, je lai pratiquée avec le plus grand succès: après trois applications faites à vingt-quatre heures de distance, la guérison était complète; la douleur avait disparu

(1) Alors nous mettions au nombre des causes contraires à une guérison prompte et soutenue, le grand âge des sujets, l’ancienneté des maladies; expérience nous a fait reconnaître, et nous l’avons consigné dans l’exposé de notre Méthode, que ces circonstances n’étaient aucunement défavorables aux succès. |

NT PE dès le premier jour du traitement, et la liberté des mouvemens était acquise après le troisième.

J'aurai encore l’occasion de signaler bon nombre de résultats non moins heureux dans des lésions rhumatismales souvent très graves et très rebelles, lorsqu'elles ont leur siége dans la profondeur des articulations de l'épaule, du bras, des hanches, des genoux ou des pieds. A la longue elles déter— minent crdinairement dans ces parties une altération organique; et lorsque la dégénération des tissus a commencé, la maladie est au dessus des ressources de l’art. Cependant, comme il n'existe pas de moyen absolu de reconnaitre à priori la nature et l'étendue de la lésion, il ne faut pas néeliger le traitement. Ce n’est que par l'insuffisance de la médication externe, convenablement dirigée pendant un certain temps, que l’on peut juger de l’état d’incurabilité où se trouvent les régions affectées. Je vais citer à l'appui de cette remarque plusieurs observations de cas que l’on pouvait considérer comme n’offrant aucune chance de réussite ; cependant les guérisons ont été opérées, mais le troisième cas, après avoir offert l'apparence d’un succès, reparut sans laisser à la malade l'espoir d’un résultat semblable à celui primitivement obtenu, car elle n’a pas voulu, malgré mes avis, reprendre le traitement qui lui avait procuré un bénéfice qu’elle avait en vain cherché, depuis bien des années, dans une foule d’agens thérapeutiques internes et externes. Au contraire, le sujet qui est l’objet de la première observation, est parvenu par sa persévérance à un but que je me serais bien gardé de lui promettre. Quant au deuxième , il a si promptement guéri, qu'il était non moins glorieux d’avoir vaincu son mal que s’il eût été l'inventeur du procédé curatif. IL est vrai qu’il s’est traité lui-même, et que je n’ai participé en rien à l'application des remèdes ; je me suis borné à Jui donner deux avis et à lui procurer un appareil dolorifuge. Ïl en a été de même pour le premier malade, avec lequel je n’ai eu de rapport que par correspondance ; il me suffira de

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