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la malade n’osait croire à une amélioration qui existait déjà ; mais le troisième jour, la majeure partie des accidens disparurent, le sommeil fut parfait pendant toute la nuit qui suivit, et madame L... se leva animée de l'espoir d’être bientôt radicalement guérie. Ces avantages furent soutenus par deux applications successives. En tout j'en avais pratiqué Cinq, lorsque madame L... me pria de suspendre mes visites, étant, disait-elle, à même de se faire continuer les soins que son état exigeait ; mais ces soins lui manquèrent.
Au bout de quelques jours, quelques accidens s’étant montrés de nouveau, madame L... me pria de lui faire une nouvelle application; ce fut la dernière : dès lors elle se contenta de l’allègement que j'avais apporté à ses souffrances, et, persuadée qu’elle ne pourrait jamais guérir radicalement, elle ne voulut pas s’astreindre à un traitement prolongé. Madame L... est venue me voir il y a quelques mois ; elle est dans un état satisfaisant, comparativement à celui où elle se trouvait lorsque je lui donnai des soins ; mais elle souffre encore, et d’une manière qui serait insupportable pour toute autre qu’elle, qui s’est en LL rs sorte familiarisée avec la douleur.
L'observation que je viens de postés, bien qu'elle ne justifie pas d’un succès complet et durable, établit toute la puissance de la médication externe, même dans les cas au dessus des ressources de l’art. Sous son influence, les accidens les plus rebelles à tous les moyens thérapeutiques jusqu’alors employés, cédèrent presque subitement, et les résultats obtenus par les premières applications furent si extraordinaires et si inattendus, que la malade criait déjà au miracle, et montrait une volonté de persévérer dans le traitement quimalheureusement ne s’est pas soutenue, et à notre avis l’a privée des avantages multipliés sur lesquels elle avait droit de compter, et qu'on ne rencontre jamais en changeant sans cesse de remèdes.
En admettant, comme je l'ai fait (voyez page 43), qu'il