‹ Méthode curative externe des douleurs rhumatismales, goutteuses, nerveuses; des maladies lymphatiques, et des viscéralgies. Affections nerveuses des viscèresChapitre 31 sur 74 · RHUMATISMES MUSCULAIRES · texte numérisé non relu

RHUMATISMES MUSCULAIRES

Le fait suivant, qui a pour sujet M. Susini, chef de bataillon en retraite, domicilié à Sartine, en Corse, prouve jusqu'à la dernière évidence que je n’exagère rien en affirmant qu'avec de la régularité dans l’emploï de ma médication, on peut obtenir des guérisons inespérées.…

M. Susini m'écrivait dans le courant de 1839 :

« Monsieur,

» J'ai lu dans un journal de médecine le réeit de la guérison aussi prompie que complète que vous avez opérée, par votre Méthode curative externe, sur la personne de M. Rubis, atteint depuis long-temps de douleurs rhumatismales fort pénibles. Atfecté moi-même de douleurs qui ont beaucoup d’analogie avec celles de M.-Rubis, je vous prie de m’expédier votre brochure pour juger moi-même si je puis espérer le même résultat. Il est bon cependant que vous Sachiez que, quoiqu'âgé de Cinquante-six ans, je suis d'une forte constitution, et je ne puis vous faire Connaître

d'une manière plus précise les accidens auxquels je suis en proie, que par ce récit :

« Capitaine au 9€ léger, à la première expéditién d'Afrique je sentis, pour la premièré fois, le matin, au bivouac, que mês pieds refusaient de me porter et que je tremblais sur mes jambes; mais après avoir fait quelques mouvemens tout rentra dans l’ordre. Cet événement fut le signe précurseur du retour de certaines douleurs très aiguës que j'éprouvais déjà avant cette époque, depuis la campagne de Russie, et qui $e faisaient sentir dans les genoux pour se porter de là aux pieds, mais le plus souvent à la hanche gauche. J'ai fait usage des eaux de Bourbonne, des linimens de toute sorte, dés opiacés, éte., lé tout sans aucun résultat. Je ressentais aussi, par de fréquens intervalles, dans les parties externes des cuisses et dans l'épaisseur des jambes, une horrible pesanteur, qui m'empéchait de les mouvoir librement. Depuis un an les os du bassin, de chaque côté, sont fort douloureux, et lorsque je veux m'asseoir ou me mettre debout, les douleurs se propagent jusqu'aux talons, et je ressens alors, dans le bas des jambes, un très fort serrement qui gêne tous mes mouvémens. Enfin j'éprouve sans cesse un engourdissement général, et il me semble que mes os sont disloqués..… Je vous prie en conséquence de me dire si vous pensez que votre Méthode puisse m'être favorable : vous obligerez un ancien serviteur qui vous en conservera une éternelle reconnaissance, etc., etc. »

Ma réponse fut affirmative ; aussi fis-je expédier à M. Susini les objets servant à la pratique de ma Méthode curative, et, le 22 février 1840, il me donna de ses nouvelles en ces termes : |

« Monsieur,

» J'ai fini mon traitement, qui n’a guère duré que quinze jours, et je m'empresse de vous en rendre compte : je vous dirai donc que la première application du remède à été faite sur tous les points de la circonférence du bassin, et que j'en ai éprouvé tout . d'abord un très grand soulagement. J'ai ensuite fait faire les ap plications alternativement sur les membres inférieurs eux-mêmes, c’est à dire sur les deux cuisses, tant en dedans qu’en dehors, en* suivant le trajet des nerfs sciatiques, ainsi que sur les jambes jusqu'aux pieds. Un mieux bien sensible et progressif se fait toujours sentir. Les plantes des pieds étaient sans cesse froides ; mais, après une première opération, il s’y est développé une douce chaleur, et les doigts commençaient à reprendre leurs mouvemens. Enfin, Monsieur, je n'ai qu'à me féliciter grandement d’avoir fait usage de votre Méthode curative. Jé puis du moins marcher très librement, et même monter à cheval, ce qui m'était absolument impossible avant le traitement,

» Agréez mes remercimens, et veuillez croire, etc., etc. » SUSINI. »

Je rapproche de ce cas celui de M. le comte de Baillenx, non qu'il soit plus concluant, mais parce qu'il prouve deux choses : l'insuccès des eaux thermales, comme dans Je cas précédent, et le ridiçule, je dirai même le coupable sceplicisme de certains médecins qui jugent une méthode qu’ils ne connaissent aucunement, et qui en défendent l'emploi même quand toute leur science a échoué. Voici'ce que

écrivait M. le comte de Baillenx, sous la date du 6 décembre 1838 : ù f

« Canabec, près Pau (Basses-Pyrénées).

» Le seul remède qui a procuré du soulagement à mes douleurs, Monsieur, est yotre. médication névropathique.: je vous demande, en consé, uence, de vouloir bien me faire expédier une nouvelle caisse. Mes douleur$’me prennent depuis les talons jusqu'à la têté et sont! presqué continuelles; mes genoux, Les reins et le derrière du cou sont les parties les plus atteintes, et il ya des ‘mémens où je puis à peine me remuer: à moindre fatigue me fait horriblement souffrir. Ce qui me :désole, c’est de ne pouvoir me Jivrer à mon seul délassement, qui-est la chasse, que. j'aime en- Core avéc passion. J'oubliais de Vous dire que j'ai un calus rhu- Matismale où goutteux aux deux phalanges des deux'petits doigts des mains, et que celui de Ja droite me fait souffrir, non une grande douleur, mais une gêne qui augmente à la moindre pression. 1536 n'ai malheureusement fu faire votre traitement en entier, les médecins de ce pays ne voulant pas me donner leurs secours pour exécuter, et j'ai craint de mal faire par moi-mème., Je me suis done contenté de me frotter avec votre baume, dé porter votre ceinture de flanelle, et je m'en suis trouvé mieux que de tout ante remède, particulièrement que des eaux chaudes qui ne m'ont. jamais fait aucun bien. » | ;

Au bout de deux mois, M. le comte de Baillenx fit re- -mettre chez moi le billet suivant ;

(Il y a quelque temps que M. le docteur Comet fit adresser à M. le comte de Baillenx, à Bayonne, des médicamens destinés à combattre les douleurs. M. de Baïllenx s’en trouve très biens :si bien même qu'il désirerait avoir encore une provision des remèdes qu'il le prie de vouloir bien Jui faire. préparer et expédier. »

"Le 50 mars 1836, M. le docteur Catelnier, ancien.chirur- Sien-major de la marine royale à Toulon, m'écrivait :

— A0 — « Monsieur et Confrère,

» J'ai vu dans un journal de médecine l'exposé d’une médication externe que vous employez avec succès dans les affections rhumatismales, nerveuses, goutteuses, etc., et dont ce journal fait le plus grand éloge. Je désirerais en faire moi-même l'application, et vous prie d’avoir la bonté de me faire connaître la manière dont vous procédez, ou de m'envoyer le plus tôt possible les médicamens topiques dont vous faites usage.

» Comme il n’y a point de dépôt de vos médicamens indiqué dans l’article du journal, je m'adresse directement à vous pour que vous me mettiez à même d'employer ce moyen comme vous l'entendez pour que la réussite soit complète.

» J'ai l'honneur d'être, etc. »

L'affection dont souffrait la personne à laquelle s’intéressait M. Catelnier, occupait la région lombaire et se faisait particulièrement ressentir au côté droit; elle éprouvait peu de douleur quand elle était couchée et lorsqu'elle marchait

sur un terrain uni: mais les douleurs étaient très vives le ma-

tin au sortir du lit et lorsqu'elle voulait s'appuyer sur le membre affecté, ou lorsqu'elle était assise depuis quelque temps : elle était alors obligée de se lever et de marcher, ce qui était pour elle non seulement gênant, mais très pénible. Les seuls moyens qu'on avait cru devoir employer étaient des sanysues et des frictions qui n'avaient apporté que peu ou point de soulagement. M. Catelnier manifestait d’ailleurs

une prévention très favorable à ma Méthode, et me promit

de me tenir parfaitement au courant du succès qu'il ne doutait pas devoir en obtenir. Il tint parole, car, sous la date du 4 mai suivant, il m’écrivait ce qui suit :

« Monsieur et honoré Confrère,

» Nous avons reeu dans leur temps, et je me suis empressé de mettre en usage les médicamens et les autres objets renfermés dans la caisse que vous m'avez fait adresser. Je vous remercie de l'empressement que vous avez MIS à la faire parvenir, Car un ma- Jade n’est jamais patient et désire mettre le plus tôt possible en usage les moyens qu'il croit devoir le soulager.

»” Nous avons suivi, dans le mode d'application, les instructions contenues dans votre brochure, que j'ai lue avec plaisir, et où j'ai trouvé des idées qui me seront fort utiles dans l'exercice de notre

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profession. Le malade a été très manifestement soulagé à la troisième séance. Les mouvemens sont aujourd'hui beaucoup plus libres, surtout le matin; mais il existe encore un peu d'engourdissement qui ne se dissipe qu'après trois ou quatre heures. Nous n'avons done qu'à nous applaudir de Pemploi de votre Méthode, et je saisirai avec empressement et plaisir toutes les occasions d'en faire de nouveau Papplication. | » Agréez, Monsieur et Confrére, etc.

» CATELNIER. »

«14 Maï 1837.

» Monsieur,

» Il y a quelques mois que j’eus l'honneur de réclamer vos conseils en faveur d’une de mes clientes, atteinte de douleurs rhumatismales intenses, et à laquelle vous envoyâtes votre traitement dolorifuge ; aujourd'hui je viens vous demander vos avis et vous prier de faire expédier, si vous le jugez utile, le même appareil de traitement pour un digne ecclésiastique de notre ville, M. Lestourmi, vieillard de près de quatre-vingts ans, et rhumatisant depuis quarante ans. Ses souffrances, d'abord vagues, se tixèrent dans le principe aux membres, mais il est aujourd'hui atteint d’un véritable lumbago qui, depuis plusieurs années, le force à marcher courbé en deux, ei lui fait passer d'horribles nuits. Malgré cela, ce monsieur jouit, sous tout autre rapport, d’une bonne santé, à bon appétit, Ses fonctions se font très bien, et je crois qu'il offre les chances:les plus avantageuses de succès. Il est, du reste, bien décidé à suivre exactement toutes les prescriptions qui lui seront faites ; de plus, c’est moi qui en donnerai l'explication et me chargerai de les faire administrer... Vous avez dû recevoir une demande d’un autre de mes cliens, M. Record, receveur des contributions indirectes de notre ville, auquel j'ai conseillé de s'adresser à vous. Si, comme j'en ai la conviction, les résultats répondent à mon attente, j'aurai souvent l’occasion de recourir à vos lumières.

» Veuillez agréer, etc.

» BOLLON, père, » Médecin à Sainte-Foix (Gironde). »

Il y avait tout au plus un mois que j'avais donné mon avis et prescrit mon traitement, que je reçus de cet honorable confrère cette nouvelle lettre : ” |

« Monsieur le Docteur,

» Le mieux considérable qu'éprouve, par votre traitement, M. Lestourmi, l’a engagé à prolonger les frictions après avoir

épuisé les remèdes. Ilme charge de vous prier dé lui faire adresser de suite deux nouvelles bouteilles d’eau réactive et deux flacons de baume. Notre bon curé: se: trouvant guéri, à près de quatrevingis ans, dune douleur rhumatismale qui date de plus de la moitié de sa vie, vous allez vous trouver, monsieur le Docteur, bien des saintes névralgies sur les bras. Soyez, du reste, bien convaincu

qu'il ne tiendra pas à moi que vous n'ayez dans ce pays beaucoup de cliens, etc., etc.

» BOLLON père, médecin. »

En 1836, M. Ragneau, marchand tailleur, demeurant cidevant rue Vivienne, et actuellement rue d’Amboise, me fit appeler pour un rhumatisme nérveux qui ‘avait son siége dans la tête et déterminait des accidens fort gravés. Le plus extraordinaire de ces accidens était une sécrétion incessante dé mucus qui s’écoulait continuellement par les narines, sans cause. locale évidente. Plusieurs médecins distingués de la capitale, entre autres M. Ricord, avaient donné leurs soins à M. Ragneau, sans qu'il en retirât le plus léger avantage ; et cependant, dès ma troisième visite, tous les accidens avaient si complètement disparu qu’il put se livrer à ses oCcupations habituelles. Les jours précédens il ne pouvait pas quitter le lit, |

M. Ragneau a encore été atteint; dans l'hiver de 1839, de douleurs rhumatismales violentes qui, occupant la région lombaire, le dos et les épaules, l'empêchaient d'agir et de sortir de sa chambre. À péine lui eus-je pratiqué moi-même nne dizaine d'applications, qu'il reprit ses occupations et qu'il put faire tous les jours une longue promenade à cheval.

“En décembre 1839, j'ai donné des soins à M. Fo âgé de soixante-dix ans, demeurant rue de la Paix, et atteint, depuis plusieurs années, de douleurs profondes dans les reins, et particulièrement dans les os des hanches. M. ** était alors traité par le docteur Aimé Grimaud, qui, reconnaissant . l'entière inefficacité des moyens thérapeutiques jusqu'alors

mis en usage, consentit à ce que son malade reçût particulièrement mes soins. Je fis: moi-même, sur les régions affectées, une quinzaine d'applications des moyens qui constituent ma médication externe, et le malade en obtint des avantages que mon honorable confrère, M. Grimaud, ne se refusera certainement jamais à certifier.

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M: Radou, propriétaire du roulage, rue Mauconseil, n. 25, me fit appeler le 7 janvier 1836. Il était atteint d’un rhumatisme lombaire des plus aigus qu’il avait contracté en montant sa garde. Je lui fis une seule application le soir, et le lendemain matin je le trouvai dans ses bureaux vaquant à ses affaires, ne ressentant aucune atteinte d’un mal qui, douze heures avant, ne lui permettait pas un léger mouvement sans exciter de très vives douleurs, et le forçait à se tenir courbé en avant sans pouvoir se redresser. Cette guüérison me fut racontée au bout de quelques jours, à moimême, comme une chose merveilleuse, par M. Boucher, avoué, qui ignorait que ce füt moi qui l’eût opérée, et qui avait vu le malade souffrant horriblement une heure avant que je fusse appelé.

M. Drago, rue Sainte-A voie, dont le gendre, M. Péturet, ést médecin, réclama mon intervention pour le débarrasser d’un lumbago très tenace; je fis trois applications, et M. Drago fut immédiatement soulagé. C’est M. le docteur Péturet qui est venu me remercier de sa part ét me solder mes honoraires. Depuis, ce même médecin a réclamé mes soins pour un de ses oncles atteint de la goutte.

+ M. Possoz, membre du conseil général du département de Ja Seine, ét maire à Passy, atteint d’un rhumatisme fibreux des lomibes, se croyait, deux jours avant la fête du roi, dans

l'impossibilité de faire partie du corps municipal qui devait se rendre auprès de Sa Majesté le 1% mai. Je ne suis pas le médecin ordinaire de M. Possoz, cependant il m’écrivit ces quelques lignes :

« Vendredi, 29 avril 1836.

» Mon cher Comet,

» Je suis retenu chez moi par une douleur de reins qui me fait beaucoup souffrir; obligé d'aller dimanche à Paris, j'ai besoin de me guérir promplement, et à cet effet je réclame votre assistance

pour l'essai du fameux remède contre les douleurs rhumatismales nerveuses.

» Soyez assez bon pour monter en cabriolet et venir me frictionner d'importance.

» Votre dévoué, etc.

F » FRÉB. Possoz. »

J'allais sortir; je pris tout ce qu’il me fallait, et je terminai mes courses à Passy, vers midi. Je fis une assez longue application à M. Possoz, qui se leva immédiatement après et.se trouvait parfaitement bien ; mais, vers six heures, on me remit le billet suivant :

« Mon cher Comet,

» L'ennemi à reçu de bien rudes atteintes, mais il n’est pas encore vaincu. Si vous pouvez l’attaquer une seconde fois, soit ce soir, soit demain matin, je pense que mous aurons satisfaction complète. Cette opinion, que je vous transmets, est la mienne, c’est à dire celle d’un malade qui a déjà éprouvé de l'amélioration.

» Comme médecin et tacticien, vous avez certainement aussi uné opinion arrêtée sur ce qu'il convient de faire : décidez à votre gré, et surtout sachez bien que c’est l'amitié qui vous adresse une provocation. Ainsi, ne vous gênez en rien.

» Vendredi, à quatre heures.

» Tout à vous.

, » FRÉD. Possoz. »

Le but n'eût pas été rempli complètement si M. Possoz nc s'était pas trouvé en état de faire sa visite au roi. Je ne remis pas au lendemain la seconde application, dans la crainte qu'une troisième ne fût encore nécessaire : je la fis le soir même entre neuf et dix heures ; elle couronna l’œuvre,

et M. Possoz put le surlendemain, dimanche, 1° mai, satisfaire aux devoirs que ses fonctions lui imposaient.

M. Nigon, tailleur, rue des Bons-Enfans, 3%, fut subitement atteint d’une contraction violente et de douleurs tellement vives dans les parois de la poitrine, qu’il ne pouvait se défendre de craintes d'autant mieux fondées qu’il éprouvait en outre. une forte suffocation. On croyait à lexistence d’une fluxion de poitrine (pneumonie). Je fus appelé dans un moment d'angoisse; mais ayant bientôt reconnu la cause des accidens, une pleurodynie, je fs une application prolongée de la vaporisation et des frictions sur toute l'étendue du thorax. Sous l'influence de cette médication, la respiration devenait de plus en plus facile, et le même jour M. Nigon, dans son atelier, au milieu de ses ouvriers, avait repris ses occupations et ne se ressentait de rien.

Quelque considérable que soit le nombre des guérisons dont je possède les preuves les plus irrécusables, il est loin encore d'exprimer le véritable chiffre des succès dus à ma Méthode curative, parce que beaucoup de malades, comme je l'ai déjà dit, et comme on a pu le voir par plusieurs passages dé ma correspondance, ne m’écrivent que quand ils souffrent et s’abstiennent de toute communication avec moi dès qu'ils se sentent soulagés. Il m'est même très souvent arrivé, n’en rapportant aux dernières lettres de quelques malades, de mettre au nombre des insuccès des cas dans lesquels le traitement avait eu en définitive les plus heureux résultats. Le fait suivant en est une preuve, je la prends au “hasard entre mille.

Sur la fin de février 1836, je fus consulté par un cultivateur d’Arcis-sur-Aube, M, Lasnier-Maloté, affecté d’un rhumatisme goutteux qui s'était fixé sur les deux pieds. La dernière lettre que je reçus de ce malade se terminait ainsi :

» J'ai fait exécuter votre ordonnance de six heures en six heures dé distance. Après l'emploi de la bouteille d’eau réactive et deux ou trois jours après j'ai ressenti des picotemens dans toutes les parties du corps, surtout à la peau. Depuis deux mois je suis attaiaqué par mon rhumatisme goutteux qui m'empêche complètement, de marcher. L'enflure vient le soir et disparaît dans la nuit, Etc. » :

Rien assurément, dans ce peu de mots, n'autorise à croire non seulement à une guérison, mais même une amélioration ; et cependant, un an après, je reçus du même pays la lettre suivante :

« Arcis-sur-Aube, 18 avril 1837.

» Monsieur le Docteur,

» Je viens d'apprendre de M. Lasnier-Maloté, habitant de cette ville, et mon ami, les merveilleux effets que votre traitement, contre la cruelle maladié des rhumatismes, à opérés sur lui.

» Mon épouse, âgée de quarante-huit ans, souffre depuis douzé ans, et depuis deux surtout, de douleurs rhumatismales dont le point de départ est l’aine droite, et qui remontent jusqu’à la partie supérieure de la hanche droite; elles varient et descendent quelquefois dans la cuisse, dans le genou et dans la jambe.

». Veuillez faire remettré à la personne chargée de cette lettre tout. l'appareil etles instructions les plus étendues pour la guérison ou le soulagement dé ma pauvre souffrante, et recevoir, etc., etc.

» J. BÉGUINOT, » Négociant à Arcis-sur-Aube. »

Cette malade, ainsi que je lai appris encore accidentellement, à obtenu un résultat satisfaisant de ma médication.

D’autres fois, au contraire, les malades attendent pour me donner de leurs nouvelles qu’une occasion se présente de m'adresser quelque autre malade, comme l’a fait l’auteur de la lettre suivante :

« Thouars, 2 novembre 1838.

» Monsieur,

» de vous prierai de me faire adresser le plus tôt possible les objets dont le détail suit, pour déux de mes amis souffrant comme moi de douleurs rhuümatismales... Quant à moi, je me trouve très

bien de yos excellens moyens de traitement, et je suis de point en point Ja marche que vous m'avez donnée à mon passagé à Paris.

» Recevez la nouvelle assürance de ma ee faite considération et de mon entière reconnaissance.

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