GUIDE PRATIQUE
Il faut, en général, pratiquer la vaporisation, les frictions sèches, puis balsamiques et le massage, sur le lieu même où les accidens se manifestent. |
La durée de chaque application doit être au moins d’une demi-heure pour une surface limitée comme celle du pied ou du genou ; d'à peu près trois quarts d’heure pour le ventre, la poitrine ou la tête ; ül faut bien une heure pour toute la colonne vertébrale dépuis la nuque jusqu’au bas des reins; autant de temps pour la cuisse et la jambe, l'épaule et le bras, etc. — En prolongeant les applications, on ne peut aucunement abuser du remède ; au contraire, on arrivera plus promptement au résultat désiré.
Pour les déviations de la taille et les affections qui paraissent avoir pour cause une lésion du centre
mn. y — nerveux vertébral (la moelle épinière), telles que la faiblesse des membres inférieurs et supérieurs, ainsi que pour les douleurs qui irradient de l’épine du dos ou qui n’ont point de siége fixe et parcourent, en quelque sorte, les diverses parties du corps, il faut agir sur toute l’étendue de la colonne vertébrale qui renferme la moelle épinière d'où émanent les nerfs du mouvement et du sentiment. On insistera particulièrement dans les gouttières latérales formées par la jonction des côtes avec les vertèbres; en même temps on combattra les accidens locaux, par des applications alternatives sur les régions où les douleurs se feront sentir le plus fréquemment.
Dans la sciatique, il fautopérer de préférence dans la direction du grand nerf sciatique, et de ses divisions, dont la douleur fait connaître le trajet depuis sa sortie du bassin, au pli de la fesse, jusqu’à la partie externe du pied, en longeant le côté externe et un peu postérieur de la cuisse.
Dans le gravedo (rhumatisme ou névralgie des enveloppes du crâne), on vaporise immédiatement sur la tête à travers les cheveux, à l’aide d’une calotte en flanelle préparée, sans qu'il y ait à redouter le moindre inconvénient.
Pour les névralgies de la face, on opère sur le siége même du mal; mais il convient d'employer des boules métalliques d’une petite dimension, de 8 à 10 lignes de diamètre, et qui s’insinuent plus aisément dans les diverses anfractuosités du visage,
On fait les applications autour des articulations qui sont affectées, soit de douleurs, soit d’engorgemens, ou de roideur dans les mouvemens.
On vaporise et on frictionne toute l'étendue des parois de la poitrine et du ventre dans les désordres de la respiration, les palpitations nerveuses du cœur, la pleurodynie, la goutte diaphragmatique, les gastralgies, les entéralgies, etc. (Voyez le Traiiement spécial des viscéralges.)
L'emploi de la Méthode curative externe exclut, sans restriction, toute médication interne qui serait plus préjudiciable qu’utile; seulement on aura soin de tenir le ventre libre à l’aide de lavemens ou de purgatifs doux, parmi lesquels nous recommandons le suivant, dont on ne saurait abuser : une cuillerée à bouche de magnésie calcinée, matin et soir, dans un verre d’eau sucrée ou dans une tasse de lait, pendant toute la durée du traitement.
Cependant assez généralement nous administrons, comme moyen auxiliaire de la médication externe, une Poudre anti-viscéralgique (1) que nous avons formulée pour remplacer les purgatifs ordinaires sans en avoir les inconvéniens. [l importait d’ailleurs que ce remède ne contrariât aucunement Îles effets de la médication externe, et qu'il remplit certaines indications particulières. Ainsi la Poudre anti-
(4) Les médicamens pulvérulens étant, pour quelques personnes, difficiles à prendre, la même préparation peut être administrée en pilules d’un petit volume.
En" viscérälgique que nous faisons composer spécialement pour nos malades, + non seulement pour effet de déterminer l'évacuation des matières excrémentelles qui embarrassent les voies digestives, mais de calmer l’irritation nerveuse, sans diminuer la tonicité fibrillaire des intestins, et d'entretenir le mouvement péristaltique, qui ést propre à ces organes dans l’état de santé. En même temps cé remède fa: vorise l'expulsion des vents qui, chez un grand nombre d'individus, distendént d’une manière fàcheuse et fort incommode tout le tube nutritif: et il s'oppose, par les effets qu’il détermine sur les tissus organiques, à la formation de nouveaux gaz (1).
L'usage des tisanes est absolument inutile.
On: entretiendra la chaleur de la peau-en portant habituellement des vêtemens de flanelle et en se couvrant suffisamment, surtout pendant le sommeil, en évitant toutefois de surcharger le corps de-vêtemens {trop pesans.
IF est très important de se soustraire aux variations subites’ de la température. I faut particulièréement avoir soin d'entretenir les pieds secs et chauds : les chaussures étroites compriment et re: foulent le sans ;-elles s'opposent au développement
(1) La Poudre anti-viscéralgique, ainsi que les autres remèdes, ne se délivre que sur la préseription du doctéur Comet qui, seul, est à même de juger des circonstances où leur emploi peut utilement étre mis en usage.
Nr — dé la chaleur ; il en est de même dés vêtemens trop serrés.
L'alimentation doit être fortifiante sans être excitante. (Voir le régime prescrit dans le traitement des viscéralgqtes.)
Le repos n ’est indispensable que lorsque le mouvemént exaspère les douleurs ; lorsque J'exercice peut être supporté, il sera très favorable d'en prendre pendant le traitement; le meilleur est celui que l’on fait en se livrant à ses occupations habituelles, sans outrépasser là mesure de sës forces.
Les bains ne doivent être pris que pour entrete- nir la propreté du corps, à une température un peu élevée, et pendant quinze à vingt minutes au plus. Il faut s’en abstenir entièrement dans les accès de goutte, dé rhumatisme et les douleurs nerveuses aiguës. En sortant de l’eau il faut sécher immédiatement la peau avec des linges bien chauffés, et pratiquer des frictions sèches et le massage sur toutes les parties du corps en se garnissaht lès mains avec des mitons en flanelle préparée. |
REMARQUES ET OBSERVATIONS Potr apprécier les effets dé la Méthode curative externe.
Siquélques pérsonties trouvent notre fraiterient complique, c’est qu'elles n'auront pas lu avec attention le procédé d'ap-
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plication que nous venons de décrire et qu'il y a confusion dans leur esprit ; il suffira qu’elles se mettent à l’œuvre pour voir disparaître les difficultés. Mais en général on voudrait guérir sans S’astreindre le moins du monde à l’observance de certaines pratiques indispensables ; on aura plus volontiers recours à l’emploi banal de remèdes sans vertus; on donnera la préférence à toutes les panacées commodes des charlatans, et l’on perdra en détail, un temps précieux et beaucoup d'argent, avant de se décider à adopter un traitement promptement efficace. L'homme est ainsi fait : il recule devant l'ombre d’une difficulté, et se plonge dans des regrets de toutes sortes par des motifs qu’un peu de réflexion réduirait à leur juste valeur.
La Méthode curative externe est, pour la guérison des douleurs, d’une efficacité pour ainsi dire palpable ; mais elle est encore appelée à jouer un rôle d’une haute importance dans le traitement d'un grand nombre de maladies autres que les affections rhumatismales et goutteuses, qui dépendent, comme nous venons de le dire, d’un trouble de la circulation des fluides blancs. Combien de prétendues gastrites, d'irritations inteslinales et pulmonaires, d’engorgemens viscéraux, de lésions organiques ou nerveuses du cœur et de désordres de la respiration, ont déjà cédé à l'emploi de nos agens thérapeutiques modifiés selon les circonstances ! C’est que ces maladies n’ont, le plus souvent, d'autre cause que celle qui détermine, d’une manière plus visible, les affections rhumatismales, goutteuses, les engorgemens glanduleux et articulaires, le carreau chez les enfans, le rachitisme scrofuleux , les déviations de la taille et la déformation des membres, les tumeurs blanches, les arrêts de développement chez les jeunes sujets, et la plupart de ces lésions obscures dites chroniques et organiques (viscéralgies), telles que la prostration {languor virium), l'hypochondrie, et l'impuissance musculaire, généralement confondue avec la paralysie. Qui pourra, d’ailleurs, révoquer en doute tout le succès
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que l’on a droit d'attendre d’un modificateur aussi puissant de la circulation capillaire, dans les traitemens qui ont pour but d'opérer une révulsion prompte et soutenue? L'action de la vaporisation, en particulier, peut être variée, graduée et répétée à volonté avec la plus grande précision, depuis l'effet émollient et sédatif jusqu’à l’adustion, en passant, au besoin, par tous les degrés de chaleur douce, rubéfaction , vésication et cautérisation médiates ; avantages qu'on n'oblient qu'imparfaitement par l’usage incommode des fomentations, des frictions, des ventouses, des sinapismes, des vésicatoires et du moxa. Ces moyens n’ont encore qu'un effet spécial et qui ne peut être combiné à une action médicamenteuse comme la vaporisation. On ne s’étonnera donc pas des immenses avantages que l’on a droit d'attendre de notre médication externe, puisqu'elle est d’une application aussi rationnelle que simple et facile, et que l'expérience en a sanctionné la puissance. (Voir ci-aprés les observations sur les maladies en particulier.)
Après avoir fait connaître sommairement les avantages que l’on peut retirer de notre Méthode curative externe, appliquée au traitement des maladies en général, qui résultent d'un trouble de la circulation lymphatique ou nerveuse, nous croyons devoir répondre publiquement et avec franchise à quelques questions qui nous ont été souvent adressées.
DEMANDE. Lorsque, par l'emploi de la Méthode curative externe, les accidens contre lesquels on l’a dirigée se sont dissipés, la guérison est-elle radicale, et peut-on être assuré que l’on ne sera plus sujet à la même affection ?
Réponse. Le traitement est curatif et non préservatif. Comme toute médication, il a pour but de guérir ou de soulager les malades ; son mérite est de procurer ce résultat promptement et sûrement, dans la grande majorité des cas. Mais comme les affections contre lesquelles on l'emploie résultent d’une disposition particulière des sujets, et que ces affections se manifestent sous des influences et dans des conditions qui
Sn DU on peuvent se renouveler, il est impossible d'exiger qu’un agent thérapeutique ait la propriété de soustraire à ces causes spéciales. Tel individu est prédisposé aux maladies Catarrhales , aux rhumes , aux congestions sanguines qui menacent sou vent son existence ; par un traitement approprié, on écarte les accidens qui troublaient les fonctions des organes, le malade guérit enfin ; mais on ne le garantit pas pour l'avenir contre le retour d’affections semblables. Combien de gens sont atteints et guéris chaque année de maux de gorge graves, de fluxions de poitrine, d’érysipèles et autres affections qui résultent d’une disposition particulière! La chirurgie elle-même n’extirpe pas toujours radicalement les maux dont elle opère la guérison ; les cancers ne repullulent-ils pas malgré l’ablation complète d’un organe qui en était le siége; la pierre ne se reforme-t-elle pas dans une vessie bien nettoyée, sous l'empire de certaines influences physiques, chimiques et organiques ? Détruire les maux existans, telle est la tâche du médecin : s’il la remplit sa mission est accomplie. Nous le répétons, notre Méthode est puissamment curative et non préservative, si ce n’est lorsqu'on la-met en usage dès l’'ap— parition des phénomènes précurseurs des lésions qu'elle est appelée à combattre et dont elle entrave le développement. G
DEMANDE. N'est-il pas à craindre que, par l'application de la vaporisation , on ne répercute lé mal sur un organe plus important que celui qui peut en étre le siége ? R
RÉPONSE. On pourrait satisfaire à cette question par ce seul mot : au contraire. L'action de la vaporisation est double dans ses avantages. Par sa propriété médicamenteuse elle neutralise la cause principale du mal; par l'excitation qu'elle détermine à la surface de la peau, elle y appelle l'irritation interne, ly-fixe en quelque sorte jusqu’à ce qu’elle soit entièrement détruite. La vaporisation est le plus puissant révulsif ; elle réunit toutes les conditions que l'on a toujours recherchées dans l'emploi des agens thérapeutiques de cette
NN — pature : il n’y à aucun praticien de bonne foi qui puisse lui contester cétte vertu.
DEMANDE. La vaporisation a-t-elle une action autre que celle d’un bain dé vapeur local ?
RéponsE. Très certainement; dans le bain de vapéur 6Tdinaire, la vapeur est seulement mise en contact avec la peau qui recouvre la région sur laquelle on la dirige : li vapeur se dépôse à la surface de la peau sans la pénétrer. L'effet de la vaporisation est bien différent : la boule métallique chaude en développant la vapeur médicamenteuse, la comprime dans la trame de la flanelle, la refoule vers la peau , dont les pores se trouvent épanouis, dilatés par les frictions répétées , et il s’opère dans la profondeur des tissus une injection forcée par l'expansion de la vapeur qui n’a lieu et ne peut avoir lieu que du côté de la peau, qui n'offre aucune résistance. Cette distinction est de la plus haute importance pour apprécier la puissance de la vaporisation, qui ne péut aucunement être comparée au bain de vapeur ordinaire, ni même à l’action limitée dés douches de vapeur.
DEMANDE. Le remède est-il applicable dans tous les cas de goutte, de rhumatisme ou de névralgie, soit que les accès se manifestent à l’état aigu ou à l’état chronique ?
RÉPONSE. Oui, en obsérvant les modifications indiquées dans les procédés d'application que nous avons distingués en actif et passif. En effet, quelle que soit là nature des accidens, la cause étant identique , le remède doit être le même. Cependant on conçoit la nécessité de s'abstenir de déterminer la vaporisation à l’aide d’une chaleur trop forte, dans les affections aigués, à raison de la plus grande sensibilité de la péau, puisqu'on l’exalterait encore ; mais il ne s’ensuit pas que l’action médicañnenteuse doive être différente pour modifier la cause des phénomènes morbides.
DEMANDE. La médication est-elle plus efficace pour combattre les affections chroniques que les affections aiguës ?
RÉPonsE. Elle est plus promptement efficace dans les af-
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fections chroniques, parce que la peau qui recouvre les parties malades n’est pas alors dans des conditions défavorables à l'introduction de l'agent médicamenteux, comme dans les affections aiguës ; cependant, par son emploi, l'amendement des accidens dans leur période d’acuité, est obtenu deux fois plus tôt que par les moyens employés jusqu’à ce jour.
DEMANDE. Deux personnes éprouvant des accidens sem blables guériront-elles également bien par P +: de la Méthode curative externe ?
RÉPONSE. Si notre médication était dans tous les cas infaillible, il ne serait pas besoin d'établir les raisons qui justilient de son efficacité. Nous nous estimons très heureux d'avoir trouvé un moyen qui guérit ou soulage dans le plus grand nombre des cas, même de ceux qui ont résisté aux traitemens le plus sagement et le plus habilement dirigés ; mais nous ne promettons rien de plus. D'ailleurs la sensibilité animale n’est pas toujours mise en jeu ou modifiée de la même manière, par les mêmes moyens. Il est généralement reconnu que l’opium fait dormir; cependant sur quelques sujets il produit un effet contraire. Le quinquina arrête très bien les accès de fièvre ; quelquefois sa vertu est impuissante : ces remèdes n’en sont pas moins considérés comme spécifiques, parce qu'ils sont très efficaces dans le plus grand nombre des cas. Il en est de même de la Méthode curative externe que nous indiquons.
DEMANDE. Si les affections nerveuses, rhumatismales , et surtout goutteuses, ont simplement pour cause un défaut de circulation des fluides blancs, et ne dépendent pas d’un: virus morbifique ou d'une humeur peccante contenus dans le sang, comment se fait-il qu’elles se transmettent des parens aux enfans, comme cela a été très fréquemment observé ?
R£eoxse. Il serait bien plus extraordinaire que ces affections fussent héréditaires, si elles étaient dues à l’action d'une cause spécifique dont existence ne s'était le plus souvent aucunement manifestée à l’époque de la génération des enfans ;
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tandis qu'il est fort aisé d'expliquer la prédisposition dans laquelle se trouvent les enfans nés de parens goutteux, d'être affectés dela goutte, etc, si l’on admet que le trouble de la circulation dans les vaisseaux lymphatiques résulte d’une disposition d'organisation dans les parties qui sont ordinairement le siége des affections rhumatismales, goutteuses et nerveuses. La transmission des formes organiques est réelle, souvent même appréciable à la vue, tandis que celle d'un principe morbide caché est inadmissible et insoutenable pour quiconque possède quelques connaissances des phénomènes vitanx.
DEMANDE. Peut-on employer la médication externe en toutes saisons, sans inconvéniens, et avec les mêmes avantages ?
Réponse. C’est un préjugé généralement répandu que cette croyance dans laquelle sont tous les malades, que les applications doivent être suspendues pendant la mauvaise saison. La seule mauvaise saison est celle où l’on soufre ; cependant beaucoup de personnes se résignent à supporter leurs maux en attendant ce qu’elles appellent l’époque la plus favorable au traitement, et elles se mettent, par leur faute, dans des conditions plus défavorables au succès, en laissont aggraver les accidens qui, par leur permanence, altèrent la sensibilité des tissus.
DEMANDE. Comment peut-on apprécier les effets de la médication externe et son utilité pendant le cours d’un traitement ?
Réponse. Voici comment il convient d'apprécier et de calculer les effets que l’on doit obtenir par l'emploi de notre Méthode :
Son usage ne pouvant jamais être nuisible (nous disons JAMAIS , et nous défions qu’on nous oppose une seule exception), elle peut être d’abord pratiquée de manière à produire un effet qui serve de point de départ. Si après huit ou dix applications au plus, mais convenablement faites , il ne s’est point manifesté une modification favorable, notable, il
PES pe y à lieu de craindre l'existence d’une altération de tissus, toujours au dessus des ressources de l’art. Cependant il serait bon alors de suspendre le traitement pendant quelque temps, et de le reprendre ensuite pour faire un nouvel essai qui pourrait être favorisé par des circonstances différentes de celles où l’on se trouvait d’abord; ces circonstances ayant pu être défavorables en raison de l'état de Fatmosphère, de la disposition particulière du sujet, de l’inhabitude ou du peu de zèle et d'intelligence des personnes préposées à soigner le malade. Enfin nous-même nous nous sommes plusieurs fois fort bien trouvé d'avoir suspendu un traitement pour le reprendre activement après quelques jours ou quelques semaines écoulés.
Mais lorsqu'on obtient de prime-abord un avantage mar— qué, il ne faut pas interrompre un seul jour le traitement ; il faut, au contraire, persévérer dans son emploi pour accroi— tre la modification déjà acquise. On n’atténue pas une 1ésion vitale d’un seul coup; c’est par une succession d'effets sur-ajoutés les uns aux autres et multipliés, que l'on arrive au but. Ne pas reculer, c’est avancer : la résistance morbide peut être forte; la persistance thérapeutique doit lui être proportionnée , si l’on veut agir rationnellement et selon les lois rigoureuses de la physiologie.