DES MALADIES
Je ne plus rien faire^ mais je puis souffrir.
Je puis faire beaucoup^ si je puis beaucoup souffrir.
Les autres font pour moi^ je souffre pour les autres.
Ils honorent Dieu par leurs actions.
Je Vhonore par mes souffrances.
J'ai bien mérité ce que j'endure*
Ce que j'endvure npie fait bien mériter.
J*ac4uitte le passé, j'amasse jpéur Tavenir.
Dieu m'ôte la santé pour^ n^ donner la sainteté.
Il est avec moi, je souffre ayeclui.
Il porte ma croix et je porte la sienne.
Que mon esprit est fort^ quand inon corps est faible.
Que mou esprit est faible^ quand mon cofps estfôi't.
Je suis dégoûté dé la vie.
Mon coeur n'aspire plus qu'au ciel.
Mon corps, il faut faire ton putgàtoirei
Si tu ne le fais 3ur 1^ terre, tu ly feras en enfer.
Mon âme, réjouis-toi^ ton ennemi est à bas.
mon DieU; je mérite Mon d'être malade, puisque j'ai tant abusé de la santé.
Oh! que je yous suis obligé dem'avoir affligé.
Puisque vous ne m^épargnez point en cette vie, j'espère que vous m'épargnerez en l'autre.
qu'il faut obéir aux inspirations de diru.
L'inspiration est la voix de Dieu qui nous parle.
C'est un souffle de son esprit qui nous anime.
C'est un rayon de sa sagesse qui nous éclaire.
C'est une flamme de son amour qui nous embrase.
C'est une semence divine qui produit les enfants de Dieu.
C'est le principe et le fondement de notre salut.
C'est le prix du sang de Jésus-Christ.
C'est une grâce qui lui a coûté la vie.
Quand vous résistez à une inspiration^ Vous étouffez la voix de Dieu.
Vous faites outrage à son esprit.
Vous vous rendez rebelle à sa lumière.
Vous repoussez les inspirations de son amour. Vous rendez stérile une semenoe divine.
Vous foulez aux pieds le sang de Jésus.
Vous ruinez le fondement de votre salut.
Quand vous résistez auxinspirations de Dieu ^
Vous tenez la vérité captive dans votre esprit.
Vous ne lui permettez point de descendre dans votre cœur.
Vous arrêtez le cours des grâces qui vous étaient préparées.
Vous traitez mal les ambassadeurs de Dieu.
Vous faites outrage à sa divine parole.
Vous attirez sur vous ses vengeances.
IjdL plus terrible est qa'il ne tous parlera plus.
Ou s'il vous parle, q[ue tous ne l'éconterez plus.
Dieu se tait après avoir parlé*
Il méprise après avoir été méprisé.
Il punit après avoir longtemps pardonné.
Il se cache après s'être fait vcht.
Il se retire après avoir longtemps attendu.
11 redemande beaucoup à»oeax à qui il a beaucoup donné.
Il châtie sévèrement ceux qui ont reçu ses grâces et qui n'en ont point profité.
lis MÉDITATIONS
âme rebelle ! ô t6te dure !
cœur incirooncis !
Vous ne cessez de résister aa SaiIl^Esprit.
Vous irritez eontinnelleiBent son amonr.
On ?a TOUS dter les talents dont yous nepro* fitez point.
On va transporter à un autr^ le royaunifa de Dieu que vous n'estimez point.
bien né sé fera plus entendre à Toreille de votre cœur.
Son esprit ne soufflera plus dans l'intérieur dé votre ftinè.
Vous ne sentirez plus les remords de votre consdehce.
La parole dé Dieu ne vous touchera plus.
Les reioiiëdôl; communs ne vous profiteront plus.
^ Les Anges du Seigneur ne vous corrigeront plus.
Le Sauveur du monde ne vous visitera plus.
mon Dien !
Je sens bien que vous ne m^avez point encore abandonné :
Parce que votre voix m'étonne et m'épouvante.
Hélas ! je suis cet enfant prodigue qui a dissipé vos biêni.
FOUK LA VIE ILLUMINATIVE. Ul
Je suis cet Hérode gui a étouffé yotpd yQïs.
Je suis ce serviteur infidèle qui a enfoui vos talents.
Je suis cette perfide^Jérusalem qui n'a poin' ptttfité de vos visites.
Oh! je ne veux plus vous £ùre atfçii^drp ^ la portè'dëmonccéùr :
Mais je veux vous y dooner entyéQ.
Je ne veux plus tenir la vérité ca]}tÎY6 :
Mais je la veux mettre en liberté.
Je né veux plus résister à voa ffiH^ :
Mais je veux désormais leur obéir.
Voilà peut-être la dernière fois que vous me visitereK;
Voilà peut-dtre la'âemière fois que vou$ me parlerez.
Parlez encore. Seigneur ; car votre servitçur écoute.
Faites*moi connaître vos volontés,
Afin que je les accomplisse.
Commandez et je vous obéirai.
Pardonnez-moi encore une fois.
Je m'efforcerai de ne plu$ vous olfea^t^r.
m MÉDITATIONS
DK LA GONFORBOTÉ AVEC LA YOLOITrÉ BB DIEU.
Juger comme Dieu juge^ c'est être sage comme Dieu.
Vouloir ce q[ue Dieu veut; c'est être saint comme Dieu.
Son jugemient est la règle de nos jugements.
Sa volonté est la règle de nos volontés.
Mon âme^ ne veux-tu pas être sujette à Dieu?
Lui feras-tu toujours la guerre?
Veux- tu lutter avec le Tout-Puissautî
As-tu mesuré tes bras avec les siens ?
Es-tu plus sage que lui?
Lui enseigneras-ta à gouverner le monde ?
Si tu le choques, il te choquera.
SiturafOigeS; il t'ai&igera.
Si tu le troubles^ il te troublera.
Si tu le condamnes, il te condamnera.
mon Dieu^ il n'y a point de plaisir i vous déplaire ! depuis que je suis mal avec vous, je suis mal avec moi.
Depuis que je vous fais la guerre, je n'ai point de paix dans moi.
Faites votre volonté de moi, si je ne* veux pas faire votre volonté.
Faites-moi servir, si je ne veux pas aimer.
XP MÉDITATION.
DE l'humilité*
Qui êtes vous mon Dieu? et qui suis-je t
Vous êtes tout, et je ne suis rien.
Vous savez tout, et je ne sais rien.
Vous pouvez tout, et je ne puis rien.
Vous faites tout, et je ne &is rien.
Vous êtes le saint des saints.
Je suis le pécheur des pécheurs.
Vous n êtes que sainteté, je ne suis que péché.
Que je suis fort avec vous !
Que je suis faible sans vous !
Mon âme, humilie-toi, ou Dieu t'humiliera.
Tu peux tout faire, si tu peux tTiumilier.
Tu ne peux jeûner, mais tupeuxt'humilier.
Tu ne peux pleurer, mais tu peux tTiumilier.
Tu ne peux faire oraison, mais tu peux fhumilier.
La vortu d'humilité suplée au défaut de vertu.
Un pécheur est en assurance entre les bras de rhumilité.
mon Dieu, vous ne mépriserez point un cœur contrit et humilié.
Je veux souffrir le mépris.
Je veux mépriser le mépris.
Je veux aimer le mépris.
Je veux chercher le mépris.
Xne MÉDITATION.
DES HUinLUTIONS DIVINES.
Le verbe était Dieu» et il s'est fait homme.
Il était bienheureux, et il s'est fait misérable.
Il était saint, et il a pris la forme de pécheur.
Il s'est fait homme pour uou» communiquer sa divinité.
Il s*est fait misérable pour nous communiquer sa félicité.
Il s'est fait pécheur pour nous communiquer sa sainteté.
Jésus anéanti sous la forme d'homme !
Jésus anéanti sous la forme de pécheur!
Jésus anéanti sous la forme de misérable I
le plus grand et le plus petit!
le piremier et le dernier !
le plus élevé et le plus abaissé 1
Mon âme^ seras-tu superbe^ voyant un Dieu anéanti ?
Voudras -tu paraître sainte^ le voyant sous la forme de pécheur ?
néant ! ne t'anéantiras-tu jamais !
Ne seras-tu jamais en ta place t
Quels biens as-tu faits ?
Quels maux n'as-tu pas faits?
D'où es-tu venue?
Où dois-tu aller?
C'est un orgueil intolérable à l'hoiOBie de vouloir s'élever^ voyant son humilité.
Xm* MÉDITATION.
DE LA PATIJWGE.
Tout ce que j'endure n'est rien :
Au prix de la peine que j'ai méritée ; Au prix de la gloire qui m'est préps^ ; Au prix du mal que j'ai rommis; Au prix du bien que j'ai omis j Au prix du dei qui m'est promis.
Si je suis sans croix, je ne suis point disciple de Jésus.
Si je ne souflfre point avec lui, je ne régnerai point avec lui.
Il faut souflfrir dans le temps ou dans Téternité.
On passe des délices aux supplices.
Quand je souflfre avec patience,
Jésus est avec moi.
?ésus règne dans moi.
Jésus souflTre avec moi.
Je suis la victime de son amour.
Je suis le trône de sa grâce.
Je suis le trophée de sa gloire.
J'acquitte toutes mes dettes.
J'amasse de grands trésors.
Je pratique toutes les vertus.
J'ai la marque des prédestinés.
Jésus mon Sauveur, je veux honorer toutes mes souffrances, puisque vous les avez consacrées.
Je ne sens plus ma croix, quand je. songe à la vôtre.
Toute ma consolation est de penser à votre passion.
Votre exemple adoucit toutes mes peines.
Je mourrais de douleur, si je vivais sans douleur.
XrV MÉDITATION.
SB l'£X£RGIG£ BB LA PATIEVCE.
Puisqu'U faut souffrir en ce monde, ne perdons point le fruit de nos souffrances.
Souffrons pour Jésus.
Souffrons avec Jésus.
Souffrons de Jésus.
Souffrons comme Jésus.
Souffrons sans plainte et sans murmure.
Souffrons avec résignationet indifférence.
Souffrons avec force et constance.
Souffrons avec joie et amour.
Souffrons toutes choses.
Souffrons de tout le monde.
Souffrons en tout temps.
Souffrons en toutes manières.
Souffrons les croix.
Adorons les croix.
Aimons les croix.
Cherchons les croix.
sainte Croix !
Je vous adore et je vous embrasse.
Puisque je suis chrétien, et enfant de la croix,
ISO MMtâtio^s
Je veux vivre en votre 8ein> et mourir entre vos bras.
Vous êtes rtrtH» èb ▼Â>et le aalut du monde.
Vous êtes Tasile des pécheurs, et la consolation des aMigé«^
Oh ! ma plus grande croix sera désormais de vmc sans croix.
BB Là nisUBesB.
D'où vient que je suis tri<rte?
— C'est peut-être que votre cœur est malade»
C'est que vous avez du poison dans l'Ame.
C'est que vous êtes esclave de quelque passion.
C'est que vous aimez quelque créature.
C'est que vous nourrissez quelque désir.
C'est que vous vouiez ce que vous ne pouvez pas.
C'est que vous ne pouvez pas ce que vous voulez.
C'est que vous ne voulez pas ce que Dieu veut.
C'est que vous voulez ce que Dieu ne veut pas.
C'est que vous ne voulez rien souflttr.
C'eat que tous êtes attachée à votre sens.
C'est que vous craignez trop le monde.
C'est que vous vous aimez trop vous-même.
Oh ! qu'un homme est heureux qui ne désire que Dieu!
Qu'un homme est joyeux, qui a une boftne conscience î
Qu'un homme est assuré, qui n'a rien à perdre!
Qu'un homme est content qui fait son devoir !
N'estimez que Dieu, et rien ne vous affligera.
Estimez perdu tout ce que vous pouvez perdre.
Ne vous attachez à rien qui soit périssable.
Quoi que vous perdiez, conservez votre paix.
Vivez bien et vous serez content.