Comte, op. cit., p
Théorie cellulaire. Historique. Mii'bel. Dutrofliet etRaspail, Schwann et Schleiden, Wirchow,' Bobin, Hieckei.
1 y a deux manières de cniûbaLtre une théorie moderne, c'est d'abord de ia nier, c'e&t ensuite, quand elle s'impose, quand elle est forcément acceptée, d'affirmer qu'elle n'est pas nouvelle.
La théorie cellulaire, comme la théorie atomique, comme la théorie microbienne, comme tant d'autres théories,
lassé par ces deux étapes, quisontcomme unj sorte de stage obligatoire pour tout ce qui est vraiment nouveau.
En réalité la théorie moderne de la structure élémentaire des corps ressemble à celle qui existait sous le même nom chez les anciens, infiniment moins que no ressemble un être parfait à la cellule dont il provient. C'est dire que celte théorie ai.cienne n'a même pas le mérite d'avoir été, après tant de siècles d'existence inféconde, le point de dépai t des travaux qui ont illualré les anatomistes et les botanistes de notre siècle.
L'école ionique (1), pour laquelle l'air était le principe de tout, professait que le monde est constitué d'atomes, dont chacun est un monde en miniature. La même théorie s'appliquait par l'analogie aux organes vivants, à l'homme en particulier et à ses organes. Les alimenls qu'il ingérait étaient, eux aussi, constitués dediverses molécules (lAopia), dont les unes étaienf analogues à celles dos mu9cle.s, les
illtres à celles desos,etc.,etc. Lescorps oiganisés peuvent 1. De RoeliGi'. Lri plii/sique cl la mécanique des Grec». Revue cientif; 1882.
èlie réduits par analyse à des cléments en particules similaires (ci;.ctojjL£p£(a).
L'école italique, pour laquelle le feu était le principe de tout, admettait en outre trois principes secondaires : l'air, Teau, la terre. Ces quatre corps élémentaires (rroixera) sont composés eux - mêmes des partie^ indivisibles (aTo;xa). L'affinité et la répulsion (<piX{a et vsTxoç) président aux phénomènes de composition et de décomposition.
Platon ajoute à ces quatre éléments rame invisible et indivisible. <r Les quatre élcmenls, dit Platon, paraissent naître les uns des autres, mais ce n'est là qu'une apparence trompeuse, car tous les quatre naissent des... triangles que nous avons désignés >, triangles au sommet desquels il place la vie, la matière et Tintelligence. Et pour préciser il explique: « quant aux principes de ces triangles eux-mêmes, Dieu seul qui est au-dessus de nous et, parmi les hommes, les amis de Dieu, le connaissent ».
L'idée de la composition élémentaire de notre corps est un des principes fondamentaux du fameux dogme ga!énique (1), dont nous avons déjà eu l'occasion de parler : le corps de l'homme, suivant Galien, est coaiposé d'une multitude d'éléments bi petits qu'ils échappent à la raison et à la vue. Ces éléments entrent en composition de quatre éléments fondamentaux, qui eux sont tangibles: le feu, l'eau, Tair, la terre, dont les qualités correspondanles sont la chaleur, l'humidité, le froid et la sécheresse, etc., etc.
Au moyen-âge on n'osait pas s'occuper de l'homme*, et les alchimistes s'emparèrent de la tétrade des anciens pour l'appliquer aux corps inorganiques.