Ch. Robin. Cellule
point de départ à l'organisme s'accroît en a'assimîlânt tme' partie d'éléments gazeux et liquides, qu'elle aspire et en I rejetant au dehors par expiration ce qui lui est superflu. Ce fait étant applicable à l'embryon, nous disons que la vésicule embryonnaire ne peut conserver la vie que par l'excitation, que produisent sur elles les matériaux propres à sa nutrition. Nous admettons que tout être organisé commence par une vésicule, que toutes les extensions et prolongements se font également par des vésicules développées dans l'intérieur de la première et de toutes les autres, et que tout a germé et poussé sous forme vésiculaire ».
Nous avons parcouru les deux premières périodes. Les résultats acquis pendant la première période étaient ' absolument nuls, aucune donnée n'est restée acquise par i la science, aucune induction possible.
Les effoits tentés pendant la seconde période ont donné 1 au contraire des résultats positifs très importants : 1) ïa î structure élémentaire des corps organisés d'une hypothèse I mal comprise, ne reposant sur aucun fait certain, fruit I d'imagination, devient un fait indéniable ; 2) on s'accorde J généralement à admettre que le tissu est constitué d'un. [ élément fondamental, globule pour les uns, vésicule ulri- | cule pour les autres, qu'on n'isole que par la pensée ; mal I vu et mal décrit, il l'est cependant assez pour faire soup- 1 çonner l'analogie, la ressemblance qui existe entre Télé- 1 ment animal et végétal, et conclure que les animaux et I végétaux sont conslitués par des parties élémentaires j analogues.
La théorie cellulaire, suivant la définition de Robin (1) est un ensemble de donnéesconcernant; 1) la constitutioa des animaux et des plantes par des parties élémentaires analogues ; 2) le mode de génération de la cellule; 3) !a manière dont par évolution elle arrive aux états qu'elle présente sur l'individu adulte.
Ainsi comprise, la théorie cellulaire appartient presque
IMitièrement à la troisième période.
Schteideii (1838} arrive à ; i) isoler la partieélémenlaire des plantes, la celhile dont il donne une description complète (3} ; 2) il donne une tiiéorie de génération de celt cellule; 3) il explique la manière dont par évolution elle arrive aux états qu'elle présente sur l'individu adulte.
1) A l'aide d'un réactif (2) (iode et acide sullurique), il arrive en examinant au microscope le tissu végétal ù voir des corpuscules, les uns ronds, les autres à 4-6 angles, dont le contenu azoté formé en masse particulière-protoplasnia prend une coloration brune ou jaune,et dont l'enveloppe cellulaire non azotée prend sous l'influence du même réactif une couleur d'un beau tileu. Il va plus loin dans son analyse, il voit et décrit le noyau et le nucléole.
2) Il tâche de donner une ttiéoriede la génération de celte cellule. Pour lui (5), « autour des granulations bien limitées et isolées représentant autant de nucléoles libres se disposerait un amas granuleux, d'abord mal limité, mais devenu de plus en plus régulier. Cet amas c'est le
i. Rob. op. cil.