Dereraierg, op. cil
les contre « la licence des opinions modernes s. Disona- )e tout de suite : celte théorie, à l'envers de tant d'autres aussi fausses ou plus qu'elle, avait pour point de départ des faits observés ou qui paraissaient l'être.
En1625, un médecin de Venise, Aromatari, en divisant un grain mûr, y vit une miniature d'une plante future avec sa racine et ses deux feuilles (1). D'un fait aune théorie il n'y avait à cette époque qu'un pas, que ce médecin n'a pas hésité à franchir... et la théorie delapréformalion était fondée.
Les travaux d'Harvey, entrepris sur le mode de génération de vivipares, travaux qui ont abouti à la formule fameuse omni vivurn aboto et ladécouverle, faite plus lard par Graaf de vésicules, connues aujourd'hui sous le nom de vésicule de Graaf (qu'il a pris pour l'œuf) donnèrent une nouvelle confirmation à cette théorie, et l'on proclama que l'embryon tout formé est inclus dans l'œuf de la mère. Mais ce sont les observations embryologiques de Malpighi, père des travaux microscopiques, qui donnèrent à celte théorie la preuve la plus éclatante : En examinaut des œufs non couvés il y trouva un embryon du poulet déjà différencié. Ce fait assez extraordinaire (2), expliqué aujourd'hui par la chaleur trop grande d'Italie, a suffi pour détruire les doutes, s'il y en avait.
Vient la découverte des spernialozoïdes, faite à la 1 du xvu^ siècle par Hamm, et les plus sceptiques ont dû s'incliner devant les faits : on examine avec soin le spermatozoïde au microscope, et, comme nous l'avons déjà dit, on y distingue une tète, une queue, et l'imagination y