Paul Bour^ret, Disciple, Paris, 188U
Dissection [bistoririue). Anatomie descriptive dos anciens. Homère, Hippoci-ate, Aristote, Ecole d'Alex andi-io, Galien.
L'aiiatomie (avx--o;*-^) est !a seule science exacte et expérimentale qui existait chez les anciens. C'est à elle, sinon à la médecine en général, « que l'esprit humain doit la seule méthode capable de diriger sa marche dans le labyrinthe obscur de la nature ».
Déjà les médecins hindous, et beaucoup plus tard Hip- ' pocrate, et après lui Galien pensaient que l'analomie est la base de la médecine. C'est l'opinion qu'exprima, il n'y , a pas bien longtemps, Virchow, eti l'accenUiant. t En par- [ courant à un point de vue élevé l'histoire de la médecine, L dil-il, on voit qu'en tout temps le progrès durable de cette t science a eu pour cause des découvertes anatomiqutis, que |. chaque grande époque médicale a été prL'cédée d'une série
dénotions nouvelles sur la structure du corps humain (1) » . Nous verrons plus tard que l'influence de l'anaLomie n'est pas seulement limitée dans la sphère déjà bien vaste de la médecine ; son influence était également très considérable sur la marche et le développement des sciences naturelles et surtoutsur la philosophie de ces sciences.
L'étude de l'anatomie rencontra depuis bien longtemps des difficultés, parfois insurmontables, et ces difficultés venaient toujours des croyances, préjugés et bêtise humaine.
Aussi haut que nous remontons dans l'histoire de l'homme, nous trouvons un culte des morts, basé tantôt sur la peur, tantôt sur les croyances particulières dans la vie future, culte toujours plus grand pour les morts que pour les vivants (ainsi à certaines époques les analomistes trouvent plus de facilités pour disséquer les vivants que les cadavres).
Qu'on embaumât, brùtat.ou enterrât les cadavres, les étudier, les disséquer était toujours une grande profanation. Aussi les connaissances d'anatomie se basaient-elles chez les anciens sur la dissection des animaux (et chez les anatomistes du moyen-âge sur les connaissances des anciens).
II est certain qu'Hippocrate, très religieux, ne disséqua pas l'homme. Aristole, très probablement non plus. «Les parties de l'homme, dit-il, sont inconnues, et on ne sait rien de certain sur leur compte. Mais il faut juger par la ressemblance qu'elles doivent avoir avec les parties des autres animaux, qui ont des rapports avec chacune d'elles (3) >.
i. ViiTiiuw, Pallittlof/ie ceUiilniir.