‹ Méthode dans les sciences médicales (analyse et synthèse): essai d'une étude historicoChapitre 30 sur 46 · HsBckel : Gœthe, etc · texte numérisé non relu

HsBckel : Gœthe, etc

2, Ha'ukel, Bùloin' de la créalioii iiaturislla, p. 1G5.

Lamarck s'inspirait surtout de procédés de classification. Etienne Geoffroy Saint-Hilaire s'appuyant surtout sur les faits d'anatomie comparée, sur l'analogie des parties, sur les organes rudimentaires et sur le développement embryologique (1).

La place d'Etienne Geoffroy Saint-Hilaire comme philosophe est entre l'école allemande des philosophes de la nature et l'école expérimentale de Guvier, qui était contre les synthèses, contre les vues d'ensemble. Travailleur et chercheur infatigable, ennemi des théories a priori, il pense pourtant que « la véritable moisson, à retirer des grands champs de la nature, ce sont des idées philosophiques, magnifique récompense des âmes fortes >.

Il s'élève énergiquement contre ceux qui prétendent qu'il ne nous est pas permis de changer les bases données à la science il y a 2500 ans. « C'est en vain, dit-il, qu'on voudrait chercher à nous empêcher de marcher en avant. En dépit des anathèmes des naturalistes arriérés, nous avons le droit de ne pas penser comme Aristote, et de ne pas croire comme Moïse. Tout est révolutionnaire dans le monde des sciences, comme dans les religions (2).

Son grand mérite est d'avoir proclamé et démontré cette grande loi (t de l'unité de conception organique », qui est l'âme de toute son œuvre, comme elle est l'âme de toute la nature, cette grande loi par laquelle il fit faire un si grand pas à l'idée transformiste.

Cette loi, il la voit partout, dans toutes les manifestations de la nature organique, et même là où on ne voyait que

Page 1