Duval, ojj. C('(.,p.i3i
lélisme deTortogénie et de laphilogénîe (1)ï> «Il introduit ainsi, dit M. Perrier, dans la science positive une idée que nous verrons bientôt prendre une importance croissante et qui peut s'exprimer ainsi : les animaux supérieurs passent au cours de leur développement par une série déformes qui demeurent à l'état permanent des animaux inférieurs : les animaux inférieurs seraient dès lors le résultat d'arrêt de développement dans la réalisation du plan idéal de structure commune à tous les animaux supérieurs (2) i> .
C'est par arrêt de développement dû toujours au même milieu extérieur qu'il expliquait la formation des organes rudimentaires dont l'existence embarrassait si fortement les téléologisles. Cet arrêt de développement coexiste toujours avec une expansion plus considérable des autres parties, grdce à cette loi, qu'il appelle loi de balancement des organes.
C'est également par l'arrêt de développement de la totalité du corps ou de certains organes, suivi ou non d'un développement plus considérable d autres, qu'il explique la production de monstres. C'est peut-être la première fois qu'on fait entrer la question de monstres dans la voie scientifique, qu'on cherche des lois embryologiques là ou on ne voyait que des choses qui a apparaissent contre le cours de la nalure, ou de quelque production de diables i> ; des demi-chiens et demi-diables», etc., etc. « Les monstres qui avaient servi si longtemps à ébranler la croyance ù la fixité des lois de la nature, entre les mains de Geoffroy et par les déductions qu'il sut en tirer, en