Hœckel. i6.,5p
citée dite gastrula, est, si commune clans Tontogénie des groupes zoologiques les plus divers depuis les zoophytes jusqu'aux vertébrés, que la grande loi biogénétique nous autorise à en déduire l'existence durant la période laurentienne d'un type primitif analogue, ayant servi de souche commune aux six grands groupes zoologiques. Nous donnons à cette forme primitive le nom de gastraea (1) ».
Donc avant d'arriver à la gastraea, nos ancêtres ont dû passer, suivant Haeckel, par trois formes organiques différentes : monère, amibe et synamibe que Haeckel place dans la classe des protistes. Ce n'est que plus tard, que nous sommes entrés dans le règne animal, qui commence par conséquent avec la gastraea.
€ Nous voyons,dit-il, pour justifier cette théorie (connue sous le non de gastraea théorie), nous voyons l'homme et plus généralement les vertébrés revêtir provisoirement et pour un temps très court une forme évolutive que les zoophytes les plus inférieurs gardent toute leur vie. Cette identité des premiers rudiments embryonnaires est précisément une des plus fortes preuves en faveur de notre théorie, qui donne un même arbre généalogique à tous les animaux, ayant un intestin. En appliquant ici notre grande loi biogénétique nous arrivons à la conclusion sui vante : l'homme et tous les autres animaux qui au début de leur évolution individuelle revêlent un moment la forme gastruUaire à double feuillet, doivent descendre d'une antique forme ancestrale, qui ne dépassait jamais ce type rudimentaire, ainsi que le font encore les derniers des zoophytes (2).