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du tîsau osseux, qui lui-même so couvrira plus lard de choir et de peau; il place l'dme dans la poitrine, ta raisdn dans le cerveau. Le poumon rafraîchit le sang et modère les pressions, grâce à l'air et à l'eau qui y passent de la bouche directement. Passons à Arîstote. Ses notions anatomiques étaient bien supérieures à celles de tous ses prédécesseurs et contemporains. Mais telle est la puissance do la tradition et d'habitudes que cet homme incomparable, suivant l'expression de A, Comte, qui domina pendant des siècles la pensée humaine, cet homme était lui-même dominé par ce vice des temps anciens, il décrit les choses qu'il n'a pu voir et parle des choses qu'il a eu la faute de ne pas regarder: ainsi lui aussi s'occupe de la localisation de l'âme, de la raison, mais par contre trouve que la partic postérieure du crâne est vide. Le cerveau est fait de terre et de phlegme. C'est une masse inerte, qui n'a aucune fonction importante: elle n'est pas médullaire, n'est pas l'origine ni de la moelle, ni des nerfs ; insensible, elle ne prend aucune part à la sensibilité ; privée de vaisseaux, elle lie sert qu'à refroidir le cœur. Le cœur au contraire t l'origine du sang et des nerfs, qui ne sont autre chose
f que la terminaison des artères. Le foie favorise la coclion des aliments; la raie fait l'office d'une éponge, le rein liquéfie les excréments. Le poumon se dilate, grâce à la chaleur du cœur. Les testicules étaient placés pour le bien
l et non pas pour la nécessité absolue : non ad absolute,
Imais ad bene esse.
11 décrit dans le cœur trois ventricules: 1) moyen, le^plus toelit qui contient du sang tempéré; 2) droit, ((ui contient
■du sang chaud ; et enfin 3) gauche, contient du sang froid, pli décrit également l'aoWe, la fait terminer par les nerfs
let commencer par la trachée-artère, par l'intermédiaire de
laquelle l'air passe dans les artères, il parle du jéjunum rectum, côlon (1).
Il enrichit la nomenclature de l'anatomie (ventricule,
aorte, trachée-artère, etc., etc.,) divise !e corps en régioD (tête, col, corps, membres) et ébauche pour ainsi dire la science des parties similaires en distinguant ; 1) les parties simples, solides et liquides; et 2) parties composées : organes et membres.
La chute morale et pohtique de la Grèce, l'intolérance qui a remplacé la liberté de la pensée et de la parole entraîne la chute de l'anatomie. Mais bientôt elle se relève, cette fois bien loin de la Grèce : à l'école d'Alexandrie fondée en 280 avant Jésus-Christ par Ptolémée Soter. C'est dans cette école que nous trouvons les premiersanatomistes dignes de ce nom, Hérophile et Erasistrate. Hérophile distingue le premier les nerfs des tendons et des artères ; indique les fonctions de quelques nerfs (nerf optique), décrit la rétine, l'arachnoïde, le duodénum, le conûuenl des sinus de la dure-mère ; distingue la vena arlériosa (artère pulmonaire) et Varléria venosa (veine pulmonaire), se basant, non pas comme nous le faisons sur les fonctions des vaisseaux (qu'il ne connaissait du reste pas), mais sur leur épaisseur relative (2).
Erasistrate voit le premier les vaisseaux lactés du mésentère chez le chevreau, distingue les nerfs moteurs des sensitifa, décrit avec beaucoup de soin les valvules sigmoïdes et mitrales du cœur. Mats chose grave et impardonnable pour un expérimentateur, il affirme, comme tous ses prédécesseurs, que les artères contiennent de Tair, qui,