F» OS
puisque l'une et l'autre donnent la même composition centésimale , et que tel est le but de ces formules.
La question suivante fera voir toute l'importance qu'il y a à bien préciser le sens qu'on doit attacher au nombre pro-
(6) portionnel des corps composés. On veut préparer du sulfate ferrique avec une proportion d'acide et une proportion de peroxyde ; combien faut- il prendre, en poids, de Tun et de Fautre ? Tous les chimistes seront d*accord pour Facide, il en faudra SO' ou 5oo parties; quant k Toxyde, les uns ré-
pondront F'O' ou 65o parties, et les autres F'O ou ai 7 parties.
Je sais bien cpi^on pourrait faire une convention et trancher ainsi facilement la difficulté^ maiscelle-H^i reparaîtrait en face de chaque nouveau corps. En effet, qu'un chimiste découvre aujourd'hui un nouveau composé, comment vat-il s'y prendre pour lui donner un nombre proportionnel ? Ou bien il agira arbitrairement, alors, pour la chimie organique surtout , ce sera le chaos ; on bien il se laissera guider par les propriétés et les analogies de son composé. Son appréciation sera ou fausse, ou juste, ou incertaine. Eu conséquence, quelques chimistes adopteront son nombre proportionnel , et d'autres le rejetteront en en proposant un autre. Qui décidera la question?
Ajoutons que les nombres proportionnels n'ont pas du tout pour but unique de représenter la composition des corps de la manière la plus simple; car il existe souvent des rapports remarquables entre ces nombres et les propriétés de certains corps, rapports qui seraient complète^ ment masqués, si l'on n'avait en vue, dans la détermination des nombres proportionnels , que la composition des corps. Pour le faire sentir, je vais employer trois notations différentes pour représenter la composition de certains corps qui dépendent de l'hydrogène bicarboné, et qui ont entre eux des rapports de composition, de propriétés , de volume , de filiation , etc. , trës-reman|uables.
Pour les corps simples, j'emploie, dans les trois colonnes, les atomes de Berzelius, en les considérant, bien entendu, comme des nombres proportionnels. Pour la première co-
(7) lonne, je choisis les formules les plus simjdes; pour la deuxième , les formules de Berzelius ] pour la troisième , les formules que M. Gerhardl et moi nous employons.
Hydrogène bîcarboné CH' CH> C'H«
Hydrogène chloré C H> Cl G' U« Cl' C H' Cl
Hydrogène bichloré C H Cl C H' Cl' C H' Cl'
Hydrogène hrichloré C H Cl' C« H' Cl' C H Cl'
Hydrogène perchloré C Cl' C Cl' OCV
liqueur des Hollandais. . . . CB'Cl C'H«Cl' C'H'Cl'
Liqueur chlorée C H' CI' C* H* Cl" C H' Cl»
Liqueur bichlorée C H Cl' C H' CM C H' Cl*
Liqueur trichlorée C H Cl' C H' Cl'* C H Cl'
Liqueur perchlorée. . . C Cl» C Cl" C Cl*
Aldéhyde C'H«0 C«H*0' C'H*0
Aldéhyde chlorée C'H*C10 C" H'«0* C'H'CIO
Aldéhyde perchlorée C Cl« O C Cl' O C Cl« O
Adde acétique CH'O OH*0* C'H*0'
Alcool C'H*0 C'H*0 C'H*0
La moitié des formules de la première colonne est plus simple que celles des deux autres.
En examinant les deux premières colonnes, qui pourrait concevoir pourquoi les cinq premiers corps sont inattaquables par la potasse; pourquoi leur point d^ébuUition va en croissant du premier au cinquième \ pourquoi les cinq corps soÎTants sont décomposables par la potasse ; pourquoi leur point d'ébullition va en croissant ; pourquoi les dix premiers corps se préparent les uns avec les autres , et cela d^ttue manière très-régulière ?
Pourquoi l'acide acétique est-il acide, tandis que l'aldéhyde chlorée ne Test pas; pourquoi tous les composés des deux premières colonnes se métamorphosentrils les uns dans les autres en passant par C, C*, C, C^, pour revenir à C ou C 'y pourquoi les uns sont-ils représentés par i ou 2 vo-
(8) lûmes, el les autres par 4» 8 ^^ i^ volumes de va-* peur?
Si Ton jette maintenant les yeux sur la troisième colonne^ on verra i^ que le poids du carbone est constant ] 79 que le volume est le même pour tous ces composés ; 3^ que si le point d'ébuliition va en augmentant du premier terme au cinquième, et puis du sixième au dixième, cela tient k ce. que , dans les cinq premiers corps, la quantité d'hydrogène diminue régulièrement, tandis que la quantité de chlore augmente régulièrement aussi, et qu'il eu est de même pour les cinq corps suivants; 4^ que les cinq premiers corps inattaquables par la potasse renferment, outre le carbone, un nombre constant d'équivalents , quatre , tandis que les cinq suivants renferment un autre nombre constant, .rilr; 5^ que si Taldéhyde et Paldéhyde chlorée ne sont pas, Tune neutre, Tautre acide , comme l'acide acétique , cela tient au nombre d'équivalents d'oxygène qu'ils renferment, etc.
Pour le moment , je ne pourrais entrer dans plus de dé* tails sur ce sujet; mais ce que je viens de dire suflSt pour prouver qu'il ne faut pas toujours prendre pour nombre proportionnel celui qui conduit à la formule la plus simple, et que les nombres proportionnels peuvent nous représenter autre chose que des poids, ou que la composition centésimale dés corps.
Je ne dois pas oublier de faire remarquer que, au point de vue des nombres proportionnels , il ne peut pas exister d'acides bibasiques; car alors la bibasicité reposerait sur une convention. On ne conçoit donc pas pourquoi quelques chimistes , qui rejettent les poids atomiques comme trop hypothétiques , et qui, en conséquence, se servent des nombres proportionnels, admettent cependant l'existence d'acides polybasiques , comme le pyrophosphorique. On pour<rait rendre cet acide monobasique , en changeant certains nombres proportionnels , par exemple en dédoublant celui du phosphore et de l'oxygène*, alors les pyrophosphates, au
(9) lien dePO'M%devîendraientP*0'*M« divisibleSjOU PO'M monobasiques.
Je me résume en disant : Il est nécessaire que les nombres proportionnels des corps simples (les lettres de Falphabet) soient ûxés au moins pour une période de dix, vingt à trente ans, et que tous les chimistes se servent de ces nombres. Quant aux nombres jproportioDMels des corps composés , on ne peut les fixer, car ils doivent suivre chaque jour les progrès de la science.
ÉQUIVALBITTS.
Si Ton prend une quantité de nitrate ou de sulfate d'argent renfermant i35o parties de métal et si l'on y ajoute du cuivre, ou du plomb, ou du fer, ou du potassium, on verra que ces
i35o parties d'argent sont déplacées par
i3oo parties de plomb ^
4oo parties de cuivre \
35o parties de fer,
490 parties de potassium.
Comme les nitrates de plomb , de cuivre , de fer et de potassium ainsi formés , ont des propriétés analogues à celles du nitrate d*argent, on peut dire que 1 3oo parties de plomb, 400 de cuivre , 35o de fer, 490 de potassium jouent le même rôle, remplissent les mêmes fonctions que i35o parties d'argent^ en un mot qu^elles en sont les équii^alents.
5oo parties d'acide sulfurique sont neutralisées par
14S0 parties d'oxyde d'argent;
j 400 parties d'oxyde de plomb ;
5oo parties d'oxyde de cuivre \
4S0 parties d'oxyde àp fer ;
590 parties d'oxyde de potassium*
Les sulfates qui en résultent étant analogues , on peut en
( lo) conclure que ces 14S0 parties d'oxyde d'argent, ces i4oo parties d'oxyde de plomb .... remplissent les mêmes fonctions , qu'elles sont les éqtmfatenîs de ces oxydes.
On aurait de même les équivalents des acides , en déterminant la quantité d'acide sulfurique, nitrique, carbonique, etc. , qui sature un certain poids d^oxydede potassium pris comme mesure de comparaison.
En laissant de côté les difficultés qui résultent de la neutralité des sels, on peut dire que les méthodes précédentes suffisent pour déterminer les équivalents des métaux, des acides et des oxydes. Mais les chimistes vont plus loin , car ils donnent les équivalents de tous les corps simples , des acides, des chlorides; des protoxydes, deutoxydes et peroxydes ; des sels neutres, acides et basiques ; des carbures d'hydrogène, des alcools, des éthers, des amides, etc.
Il est évident que le tableau des équivalents a été dressé d'après plusieurs méthodes qui n'ont aucun rapport entre elles. En effet , d'après ce que l'on vient de voir, pour déterminer les équivalents de deux corps , il faut qu'il y ait analogie entre eux.
Quel rapport existe-t-il entre l'oxygène et le carbone , entre l'oxygène et l'oxyde de potassium, entre l'oxygène, Toxyde de potassium et l'acide sulfurique ? Remplissent-ils les mêmes fonctions? Peut-on, par conséquent, déterminer leur équivalence?
Qu'on prenne du nitrate d' aident et qu'on essaye d'en déplacer le métal , soi t par de Toxygène , soit par du chlore, soit par du carbone ou du silicium \ on ne le pourra pas. Qu'on prenne du chlorure de mercure et que l'on essaye, soit directement, soitindirectement, de remplacer le métal soit par del'iode, soit par du phosphore, du carbone ou du silicium \ on ne le pourra pas davantage, oudumoinssi Ton parvientà éliminer le mercure et k combiner son chlore avec de l'iode, ou du carbone , les chlorures dMode ou de carbone n'offrant aucune analogie avec le chlorure de mercure , on ne pourra
pas dire que F on a déterminé ainsi les équhfalents du mercure, dé Tiode et da carbone; on n'aura, dans ce cas^ que des nombres proportionnels.
Admettons que les équivalents de l'oxygène et du potassium soient réellemeiit O ou- loo et K ou 490 - comment en déduit-on l'équivalent de Foilyde de potassium OK. ? C'est évieteamiént par convention ; on est convenu de prendre )a soilime des équivalents des deux corps simples , pour l'équivâJent du corps composé: donc ce dernier n'est pas un éifui^AÎent, mais' un nombre proportionnel.
Le nombre proportionnel OK étant admis comme équivalent, je conçois très-bien que l'on y rapporte les équivalents des amfres oicydes qui jouent le même rôle*) mais évidemment encore , on ne pourrait j rattacher l'équivalent CO de l'oxyde de carbone, car ce dernier, par rapporta l'équivalent de l'oxyde de potassium , n'est qu'un nombre proportionnel.
Pour (déterminer Téqc^alMt de l'oxyde de sodium, on cherebe quelle est la qUântifé de celuî-ci qui sature SO. Mais cette ittétbode ne peut donnei^ que le nombre proportionnel àe Toxyde par rapport & celui de l'acide 5 car il n'y a pas de rapports entre ces deux corps. SO^ est la mesure adop* tée par convention pour déterminer les équivalents des oxydes les utrs par rapport aux autres. En déduire les équi-^ valents des oxydes par rapport à l'équivalent d^ l'acide ^ ce serait déterminer le rapport qui existe entre la surface de différentes étoffes et le Éiètre qui sert à les mesurer.
En examinant le tableau de» équî valent, on voit que les uns sontdédttits des nombres proportionnels, d'autres de réquivaletfee des fonctions, en ce que le plus gfand nombre a été déduit des idées atomistiques , idées qui reposent sur la cbalenr spécifique, sur Ti^omorphisme , sur h densité des va^urs, etc. ; cette influence des idées atomistique» se fait sentir à cbaque pas. Ainsi, \t percblorure de carbone est-il considéré comme le correspondant de l'acide oxali-
que, on représente son équivalent par CCI'. L'envisaget-on comme un dérivé de la liqueur des Hollandais, alors son équivalent devient C^ Cl*. Ce sont les mêmes idées qui font représenter l'équivalent du chloroforme tantôt par C* HC1% tantôt par C* H* Cl* \ de l'acide chlorosulfurique , tantôt par SO* Cl, tantôt par S'0*C1', etc.
Ces idées atomistiques ont une telle influence, que, même là où il est facile de déterminer l'équivalent par la méthode fondamentale » celle des déplacements, ou, ce qui revient au même , par la capacité de saturation , on abandonne cette méthode pour recourir aux hypothèses. Ainsi, l'on voit dans des Traités de chimie, écrits au point de vue des équivalents, queTacide tartrique est bibasique, et que, par conséquent , l'équivalent des tartrates doit se représenter par C* H'* O'^ + 2t OM. Je ferai ici la même réflexion que pour les nombres proportionnels : dans le système des équivalents , un acide bibasique est une chose qui n'a pas de sens ; car il suffit , pour faire disparaître la bibasicité de cet acide , de diviser sa formule en deux : que le résultat de cette division présente ou non des nombres fractionnaires, peu importe, puisque les rapports ne sont pas altérés.
J'aurais peut-être du expliquer d'abord ce que j'entends par ces mots fonctions (Tun corps ^ pour le moment il me suffira de citer quelques exemples de groupes de corps qui remplissent les mêmes fonctions : i^ la plupart des métaux ; 2^ l'oxygène , le soufre , le sélénium , le tellure ; 3^ le fluor ^ le chlore, le brome, l'iode, le manganèse^ 4^ les oxydes salifiables ^ 5^ les acides ^ 6^ les alcools méthylique , éthylique, amylique *, 7^ les amides formique , acétique , butyrique, etc.
J'admets donc qu'on peut déterminer les équivalents des corps qui composent chacun de ces groupes , mais nullement l'équivalent d'un métal par rapport à celui d'un acide, ou l'équivalent d'un oxyde par rapport k celui d'une amide.
( i3) Les corps simples, les oxydes, les acides^ les sels, les alcools, les amides, etc., remplissant des fonctions différentes, il n'y a donc pas possibilité d'établir une équivalence entre eux.
Cependant je viens de citer un groupe, le troisième, dans lequel figure le manganèse, métal qui se trouve aussi dans le premier groupe, celui des métaux. Cette équivalence du manganèse avec le chlore se prouve, comme on le sait, par certaines analogies qui existent entre les percUorates et les permanganates. J'aurais pu également mettre le cyanogène, corps composé, à côté du chlore et du brome. Il semble donc, d'après cela, quHl serait possible d'établir une échelle des équivalents de tous les corps, tant simples que composés , en passant successivement d'un corps à ses analogues : ainsi l'on pourrait déterminer les équivalents des métaux par rapport à celui du manganèse , on passerait de celui-ci au chlore, puis au brome , i l'iode , à l'oxygène , au soufre, au sélénium, au tellure , à l'antimoine, à l'arsenic , au phosphore, à l'azote, etc. Du chlore on passerait au cyanogène , et ainsi de suite. On aurait donc une Table dressée seulement d'après la méthode des équivalents.
Voyons si cette conclusion est juste (i).
Prenons du perchlorate de potasse , renfermant 44^ Parties de chlore. Nous pourrons remplacer ce dernier, soit directement, soit indirectement, par ... de brome, . . . diode, 700 de manganèse. Le perchlorate et le permanganate de potasse offrant de grandes analogies , nous en conclurons que 44^ 6^ 7<>o soiit les équivalents du chlore et du
(i) Si les corps peuvent être classés suiTant une série dont chaque terme passe au suivant par des nuances insensibles, nous ne connaissons pas encore cette série. Ainsi , dans celle que je Tiens de donner, il y a des transitions trop brusques , par exemple celle de Tiode à Toxygène , et celle du tellure k Tantimotne.
S'il y a des rapprochements entre le chlore et le manganèse , il existe aussi d^énorraes différences.
manganèse. Du chlore nous pourrions passer à l'oxygène, en comparant les chlorures aw oxydes \ nous trouverions ainsi loo pour Téquivalent deToxygène; par consëquent, aoo pour Tiéquivalent du soufre. Passant alors des sulfates aux manganates , noua trouverions 35o pour Tëquivalent du manganèse, c'est-à-dire uu nombre diilércnt du premier. En prenant oe dernier nombre 35o , pous pourrions déterminer Tëquivalent des métaux , et comparant toutes les bases salifiables entre elles , nous en conclurions que l'équivalent du manganèse étant 35o dans Foxyde manganeiuC) il devient a33 dans Toxydetnanganique, car 35o et 333 parties de manganèse déplacent i35o parties d'argent de ses sels pour former, dans les deux cas , de nouveaux sels neutres. Ainsi, par la méthode unique des équiva^ lents f on arriverait à cette conclusion , que le manganèse a au moins trois équivalents, 700, 35o et a33. J'ajoute que cette conclusion me parait juste. En efTet , j'ai dit que l'équivalent d'un corps dépend de la fonclion de ce corps : or, si celui-ci remplit plusieurs fonctions , il peut avoir plu-* sieurs équivalents.
Il faut donc dire : L'équivalent du manganèse est 700 lorsqu'il remplit les fonctions du chlore , 35o lorsqu^il joue le rôle des métaux dans les sels manganeux , et a33 lorsqu'il joue le rôle de ces mêmes métaux dans les sels manganiques.
A cette question, quel est l'équivalent de tel corps? il faut donc toujours ajouter ces mots : Lorsqu'il remplit telle fonction.
J'ai dit plus haut que je laissais de côté , pour un moment, les difficultés qui résultent de la neutralité des sels, lorsqu'on veut déterminer l'équivalent d'un métal, d'un oxyde ou d'un acide. Arrêtons-nous-y pendant quelques instants. Qu'est-ce qu'un sel neutre? A cette question il y a deux réponses principales qui ne s'accordent pas.
Premièrement, — Un sel neutre est un sel qui est sans
aciion sur la couleur bleue et rouge du tournesol : ainsi gO*H-OK,SO*-l-U*0% aCO•^-OK,aCO*^-ONa,..., sont des sels neutres, tandis que SO'-f- CuO, 3 SO*-f-0'F*, sont des sels acides , et CO', OK, CO*, ONa sont des sels basiques.
Deuxièmement. — Pour établir la neutralité d'un sel, il faut former d'abord autant de catégories de sels qu'il y a d'espèces d'acides. Alors on appelle sulfate neutre tout sulfate qui renferme trois fois plus d'oxygène dans l'acide que dans la base: ainsi SO% QK , S0% ONa ; SO%OCu; 3SO'-hO'F*, sont des sulfates neutres ; SO'-+-U'0* est un sulfate tribasique. On appelle carbonate neutre tout carbonate dont l'acide renferme deux fois plus d'oxygène que la base : ainsi, CO*+ OSL, C0'+ ONa sont des sels neutres, tandis que a .00* + KO et 2 CO* -f- NaO sont des sels acides. On le voit, dans les deux systèmes il y a discordance complète.
Dans le premier cas c'est une expérience , dans le second c'est une convention qui sert à déterminer la neutralité d'un sel, par conséquent les équivalents des métaux, des acides et des oxydes.
En résumé , on voit que , pour dresser le tableau de tous les équivalents, on s'est servi de l'équivalence des fonctions, de conventions, de l'isomorphisme , de la densité des vapeurs, de spéculations sur l'arrangement des atomes , etc.; ajoutons que ces conventions ne sont pas bien formulées et que l'équivalence des fonctions dans le cas de la neutralité repose sur deux choses souvent contradictoires.
n semble donc, d'après cela, que Ton devrait donner la préférence aux nombres proportionnels. Cependant on peut dire que les tableaux des nombres proportionnels et des équivalents sont identiques.
Pour y établir une différence, il suffit de considérer l'un de ces tableaux comme définitivement fixé : alors il renferme les nombres proportionnels, l'autre les équivalents;
( '6) mais comme cette fix. . . n'est guère possible que pour les corps simples, on peut donc dire aujourd'hui que les chimistes ne font pas de diflférence entre les équivalents et les nombres proportionnels.