‹ Méthode de chimieChapitre 18 sur 109 · S0< KU 4- H KO · texte numérisé non relu

S0< KU 4- H KO

Décomposition du chlorure

CIK-HH'0 = CIH + HKO.

u Voilà les faits sans hypothèses. Voulons-nous mainte- » nant recourir a celles-ci? Nous prouverons alors tout ce )) que nous voudrons. Nous allons d'abord prouver, avec >> Davy , que le sulfate de potasse renferme SO* -h K. En » effet, sous l'influence de la pile, SO^ et K se séparent. Le » potassium, en présence de l'eau, la décompose en for-

)) mant un hydrate, et Thydrogène de Teau va prendre la » place du potassium enlevé.

» Prouvons que la théorie de M. Longchamp est exacte. » Nous dirons que Tacide sulfureux se sépare du bioxyde de )> potassium; que, sous l'influence de ces deux corps, N 1 atome d'eau est décomposé , son oxygène se porte sur D un autre atome d*eau pour former de Teau oxygénée qui » se combine à Tacide sulfureux, tandis que Thydrogène » s'unit au bioxyde de potassium pour former de l'hydrate.

» Mous prouverons tout aussi facilement que le sulfate » de potasse est SK -H- O* ou S -h O* -h K.

)> Il y a plus : remplacez, dans votre tube, le sulfate de » potasse par celui de cuivre, et, à volonté, vous aurez ou )) du cuivre ou de l'oxyde de cuivre au pôle négatif, c'est- » à-dire que , à volonté ^ vous pourrez prouver le pour ou » le contre.

» Enfin , l'on peut dire que ce n'est pas le sel , mais l'eau » qui est décomposée sous Tinfluence du courant électri- » que, et que Thydrogène et l'oxygène naissant, décompo- » sent ensuite le sulfate , Foxygène en s'emparant du po- » tassium , l'hydrogène en allant le remplacer. »

Laissons la pile et les réactions de côté, puisqu'elles ne peuvent rien nous apprendre sur la constitution des corps. Ce que nous avons dit plus haut ne prouve pas que le sulfate de potasse n*est pas un composé d'acide et d'oxyde, mais simplement que nous ne savons pas quel est l'arrangement des atomes dans ce sel. Nous allons maintenant essayer d'aller plus loin , et de démontrer que les sels ne peuvent renfermer ni les acides anhydres , ni les radicaux que la théorie ordinaire et celle de Davy y supposent.

11 y a déjà quinze ans que j'ai mis en avant les arguments que je vais reproduire. Je ne sache pas que Ton y ait encore répondu. La force de ces arguments s'est accrue avec le temps. Seulement, je dois prévenir qu'ils reposent sur Texistence des acides bibasiques, acides qui sont tels, non

parce que, d'après leura formules, ils renfermeraient a atomes de base , mais parce qu'ils jouissent de certaines pro*priétes caractéristiques. J'admets donc que Ton peut, par rexpérience, reconnaître si un acide est ou non bibasique; c'est ce qui sera démontré plus loin. Séparons maintenant les acides en deux classes et ne nous occupons que des acides monobasiques. Prenons d'abord la série des acides qui commence par Tacide formique , pour finir aux acides margarique, sléarique, mélissique, etc.

Voici de quelle manière on représente leur composition dans la théorie ordinaire :

Acide formique C'fl% O^ -h H'O

Acide acétique O HS O» -h H* O

Acide métacétique C* H'% O' 4- H' O

Acide butyrique O H'S O* -h H'O

Adde valérique €'• H'%0* + H' O

Acide caproique C'»H",0* H- H» O

Acide cétique C^H^O* 4- H' O

Acide margnrique O' WyG" -h H» O.

J'ayais été frappé de voir que les carbures d'hydrogène C«H«, C*H% C*H", C»H**,..., C"H", C»*H", C"H^% que Ton suppose exister dans ces acides , s'approchent considérablement du rapport CH', et cela d'autant plus qu'ils sont plus élevés dans l'échelle, mais qu'ils ne l'atteignent jamais. J'avais remarqué, d'un autre côté, que les éthers qui correspondent à ces acides présentent un rapport aussi singulier :

Éther méthylique O + C H^

Élher vioique -4- C H*»;

Éther valérique O -f- C'»H";

Éther cétique H- C"H«*.

Ainsi , dans la première classe , en ajoutant H' à tous les composés, on avait le rapport CH', et l'on avait le même

rapport en retranchant H* des composés de la deuxième classe.

Je remarquai , on outre, que les carbures C* H^, O H^, C«H", C"H«% C" H" éuîent libres, tandis que ces mêmes carbures moins H' ou plus H* étaient inconnus.

Les mêmes remarques pouyai^at se faire sur les acides benzoïque, salicylique, cinnamique, eugénique, etc. En ajouunt H' a tous les acides anhydres ^ on avait toujours un carbure d'hydrogène plus simple que celui qu'on y supposait.

Quelle que soit la cause à laquelle j'attribuais alors ces rapports entre le carbone et Thydrogène, mes remarques n'en étaient pas moins justes. J'en tirai cette conclusion :

Lm carbures libres offrant toujours un rapport plus simple que les carbures hypothétiques correspondants y il faut en conclure que ces derniers ne peuvent pas exister.

Dans les exemples que je pouvais citer à cette époque , il y avait un assez grand nombre d'erreurs. Mais, plus tard, les équivalents de M. Gerhardt et l'expérience ont permis de les relever, et même de connahre la cause des singuliers rapports qui m'avaient frappé dans les acides anhydres et hydratés; la voici : laissons les hypothèses de côté et représentons simplement les formules des acides dits hydratés

par

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