C H^ OS C* H» OS C« H"OS C'»B
et ainsi de suite. On voit alors que les 2 atomes d'hydrogène de l'eau, qu'on séparait de l'acide anhydre , sont précisément ce qui manque au carbure hypothétique pour lui donner le rapport de C à a H, qui existe dans l'acide libre. Cette remarque peut-elle s'appliquer aux autres acides (je laisse les acides azotés de côté; on verra plus tard que^
malgré l'apparence conlraire, ils viennent corroborer celle remarque) , à Tacide cuminique par exemple? Oui, si celte proposition , sur laquelle nous reviendrons plus loin , est juste : Dans tous les composés organiques non azotés , le nombre des atomes de l'hydrogène est un multiple de 4 « et celui des atomes du carbone et de r oxygène est pair. L'acide cuminique renferme C*®H**0*, et l'acide supposé anhydre, C"^H**0'. Dans le premier, ao : a4 *• ^ 1 6, et dans le second, ao : 2a :: lo : 1 1 . Il ne peut en être autrement pour tous les autres acides ] car toutes les formules, d'après M. Gerhardt, sont au moins divisibles para, et celles des acides anhydres ne le sont jamais. J'en conclus que les acides anhydres ne peuvent exister; et je tire la même conclusion pour les radicaux , comme le caoodyle, le méthyle, et les radicaux de Davy. Ainsi, par exemple, dans l'acide acétique, le radical de Davy serait C^H 'O* — H', c'est-à-dire qu'il présenterait, pour Thydrogène, une somme non divisible par 4 (*)»
De tout ceci , je ne veux pas conclure que des corps dont la composition centésimale serait représentée par C^H^*, C"H", C"H", C*H*0», ne pourraient pas exister. Mais alors, leurs formules devraient se représenter par C*H*^,^ C"H*S C"H"*, C»H"0*. Tel est , par exemple, le caco^ dyle qui n*est pas C^H^'As*; mais, comme il le sera démontré plus tard, C'U'^As^.
Que Ton n'aille pas croire que ceci est une interprétation arbitraire, afin de rendre l'hydrogène toujours divisible par 4* Les chimistes savent très -bien que l'aldéhyde et Tacide butyrique ne doivent pas se représenter par la même formule, quoiqu'ils aient la même composition. Si C^H'O* est la formule de l'aldéhyde, celle de l'acide butyrique devient nécessairement C'H^*0^. Nous démontre-
(") Ceci était écrit avant la découverte des acides anhydres faites par M. Gerbardt. Néanmoins je n'ai rien à y changer.
TOUS de même, plus tard, que si C^H^^CP représente le chlorure d'éthyle, et que si Ton parvient à lui enlever CI*, alors C^ H'® ne sera point la formule de Téthyle , mais bien
en".
Jusqu'à présent, les chimistes ont admis que les composés oxygénés qui donnent des sels renferment une quantité d'eau qui correspond précisément à leur capacité de saturation. Ils admettent, d'un autre côté, quel'oxamide, la carbamide, la benzamide, etc., ne renferment pas d*eau. Eh bien , dans ces derniers temps , Ton est parvenu à obtenir, avec plusieurs amides , un assez grand nombre de sels, dont la composition est telle , qu'il faut en conclure que les amides renferment de l'eau, eau qui représente précisément la capacité de saturation de ces amides. Jusqu'ici , il n'y a rien de contraire a la théorie dualistique; on voit seulement qu'on s'était trompé sur la théorie des amides, et que celles-ci renferment de Teau , que Toxamide, par exemple, a pour formule
(C'Oh-H»N')-|-H'0, et le carbamide