‹ Méthode de chimieChapitre 20 sur 109 · CN»H»-»-H · texte numérisé non relu

CN»H»-»-H

Soit; mais voici maintenant que l'on combine ces amides avec les acides, et cela sans que ces amides perdent de l'eau. Ainsi, l'asparagine et le glycocol échangent, d'une part, I atome d'eau contre i atome d'oxyde, et, de l'autre, ils se combinent avec les acides, sans perdre de l'eau, tandis que l'on sait que toutes les bases organiques hydratées, ou les oxydes des divers ammoniums (oxydes de quadriéthyl , quadriméthyl,...,aamionium) se combinent toujours à l'état anhydre avec les acides. Il faut, par conséquent, en conclure que l'asparagine, le glycocol et les amides ne renferment pas d'eau. Or, si des corps oxygénés comme les amides donnent des sels, quoique ne renfermant pas d'eau, pourquoi supposerait-on que les acides sulfuriquc, formique, acétique en contiennent?

Voici d^autres fait?. L'acide citrique est tribasique et, par conséquent, renferme, suivant la doctrine dualistique, 3 atomes d'eau. On le chauffe de manière à lui faire perdre I de ces 3 atomes. Il est sans doute devenu bibasique? Pas du tout : on le met en contact avec 3 atomes de potasse , et, quoiqu'il ne renferme plus que a atomes d'eau , il en laisse dégager 3 pour prendre les 3 atomes de potasse.

L'acide isatiuique est monobasique ; il renferme, par conséquent, C**H'*N'0*-*-H*0. On lui fait perdre non-seulement cet atome d'eau tout formé , mais encore un autre atome qui se forme aux dépens de l'acide anhydre. Il reste alors un composé neutre, l'isatineC** H" N'O*, qui, certes, ne peut plus contenir de l'eau. Cependant, mise en contact avec l'oxyde de potassium , elle s'empare de celui-ci , en abandonnant encore i atome d'eau. Toutes ces réactions , je ne dirai pas, sont impossibles, mais contradictoires au plus haut degré \ et le seul moyen qui nous reste pour tout expliquer, c^est tout simplement d'admettre que les acides sulfurique, formique, acétique, citrique et isatinique, l'isatine, l'asparagine, le glycocol, etc., sont susceptibles d'échanger I, 2, 3 équivalents d'hydrogène contre i, 3, 3 équi*- \alents de potassium, de plomb, de cuivre, etc., sans qu'il soit nécessaire de supposer que cet hydrogène était à l'état d'eau.

J'examinerai ailleurs s'il n'y a aucune prédisposition dans l'arrangement des atomes, et si, par conséquent, il faui donner à l'alun cette formule :

En supposant que nous ne soyons pas plus avancés que je viens de le dire, dans la connaissance de Parrangement des atomes, il est évident que le moyen le plus convenable pour représenter la composition des corps serait l'emploi des formules brutes. Cependant, certaines personnes, tout eu avouant que la théorie dualistique croule de toutes parts «

âdmctlent qu'elle est très-commode pour renseignement, et que ses formules apportent un grand soulagement à la mémoire.

Si Ton ne donnait ces formules que comme un procédé artificiel destiné à soulager la mémoire, je ferais moins d'objections. Néanmoins, je conteste formellement, à ce point de vue , l'utilité de la théorie et des formules qui sont en usage.

S'il ne s'agissait que de représenter les sulfates par S0'+ OM ou SO^M, ce serait une niaiserie que de s^arrëter sur un pareil sujet. Mais lorsqu'on représente les sulfates par SO' H- OM , et les chlorures par Cl + M, il en ré* suite un inconvénient tel , que sur dix étudiants qui veulent se faire recevoir bacheliers, il y en a tout au plus trois ou quatre qui soient en état de répondre sans hésitation à la question suivante :

Quelle est Faction que F acide sulfurique, l'oxyde et le sulfate de potassium exercent sur les chlorures?

On sépare les sels en deux classes; on examine , dans des chapitres séparés, l'action des métaux sur les oxydes , sur les acides , sur les sels \ l'action des acides sur les oxydes , sur les sels \ des bases sur les sels , enfin des sels sur les oxy-^ sels et les halosels.

Si Ton se bornait à donner des formules brutes, il n'y aurait qu'une seule chose à examiner : le métal ou Thydro^ gène de l'un des composés prend-il ou non la place de l'hydrogène ou du métal de l'autre composé ? La loi de BerthoUet donnerait la réponse.

Est-ce que, pour la mémoire, les formules suivantes :

Acide chlorhydrique CI H ,

Acide hypochlorcux CI HO,

Acide chloreuz Cl HO%

Acide chlorique Cl HO*,

Acide percblorique , . . Cl HO* ,

ne sont pas préférables à celles-<i :

a«o-hH«o, a»o»-f-B*o,

On vent apprendre à an ëlèye quelle est la composition des acides du phosphore et de leurs sels ; Toici les explications dans lesquelles on est obligé d^entrer :

Le phosphore a 3 degrés d^oxydation qui sont acides ; ce sont les acides hypophosphoreux P*0, phosphoreux P*0', et phosphorique P*0'.

L'acidephosphoreux se combine avec i équivalent d*oxyde ponr former des sels qui renferment P'O H- MO; mais ces sds contiennent, en outre, a équivalents d'eau qui ne peuvent pas être éliminés, et qui font partie constituante des hjpophosphites, de sorte qu'il faut représenter la formule de ceux-ci par

avec ou sans eau de cristallisation éliminable.

L'acide phosphoreux se combine avec 2 équivalents d*oxyde en donnant des sels qui renferment P'O' -H O* M'; mais ces sels contiennent, en outre, 1 équivalent d'eau , de sorte qu'il faut les représenter par P"0*-4-0*M*-*-H'0. L'eau qui s'ajoute ensuite à ces sels est de l'eau de cristallisation éliminable ; les sels hydratés ont donc la composition suivante :

L'acide phosphorique est tribasique , et en se combinant avec les oxydes, il donne trois espèces de sels qui ren*

ferment :

FO»H-MO-4-2H»0, P'0*4-2M0 4'H'0, P'0»-h3M0.

L'eau des premiers sels ne se laisse pas éliminer* Quant à Tacide formique, qui renferme C'H^O* et qui est monobasique , nous pourrions , comme pour l'acide hypophosphoreux , le représenter par (C'O* 4- H'O 4- H*0) ^ et les formiates par (C'O'-f- MO + H*0). Mais il nous plaît, par une raison que nous ne voulons pas dire, de représenter ces sels par C* H" O' H- MO.

Au lieu de cette effrayante explication , ne serait-il pas plus simple de donner le tableau suivant à l'élève :

PH' Sels.

Acide hypophosphoreux. . PH'O' monobasique. PH'MO';

Acide phosphoreux PH^ O^ bibasique. ... PH M' O' ;

Acide phosphorique PH'O^ tribasique. . . PM'0^

On ferait seulement remarquer que la basicité croit, dans ce cas, avec la quantité d'oxygène.

Si nous arrivons à la chimie organique , quelles formules Conventionnelles adopterons-nous? Nous en avons douze pour l'acide acétique, et, par conséquent, le même nombre pour la plupart des autres acides; laquelle choisirons-nous, et pourquoi celle-ci plutôt que celle-là ? Berzelius est le seul chimiste qui ait donné un système de formules complet et basé sur un seul principe. Faut-il le suivre jusqu'au bout, et, pour soulager la mémoire, adopter ses copules? faut-il à cette série si simple :

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