CH'O
aw O', OB' 0%
substituer celle-ci :
lC*H'»)C'0'-h H'O, (C«H'«)C»0'4-H'0, (C-H")C»0^-|- HO.
Faut-il à cette autre série :
C H' CIO aldéhyde, C'H'Cl^O, C'HCl'O, OCl^O,
substituer la suivante
eH«H-0 + H«0,
{O H» 4- Cl« ) -h 2 {C* H« 4- O^) , CCi;-f-(C^H«-f-(P), (C*H«)aC»0'-h3C»CIS C»0*H-aC'Cl«.
Je le répète , je ne choisis pas de rares formules embrouillées , afin de faire triompher mon opinion par un contraste exagéré. Non ; ce sont les cas les plus simples , les plus communs, que je cite; ce sont les formules proposées par les chefs de la doctrine; c^est cequ^ils représentent comme l'évidence même; c^est enfin, disent-ils, ce qu'on ne saurait rejeter j à moins d'ai^oir l'esprit faussé et tordu , à moins d'être aveugle, à moins Savoir le cetveau timbré. Que serait-ce donc si je donnais les formules copulées, conjuguées et à combinaisons intimes, comme celles de l'acide citrique et de la citranilide?
Je cite textuellement une appréciation de ces formules : c( Une idée trcs-ingénieuse a été émise sur la constitution » de Facide citrique qui serait formé de i molécule d'a- » cide aconi tique anhydre et de a molécules de C^H^O* » conjuguées intimement. Il en résulte que la citranilide 9) doit avoir la constitution suivante :
Est-ce réellement par de telles formules, prises seulement au point de vue conventionnel , qu'on espère faciliter Tétude delà chimie? Et quand même je prendrais l'exemple le plus simple, celui que tous les chimistes admettent, la formule des cyanures, à qui persuadera-t-on qu'il vaut mieux représenter ces sels par
CN + M plutôt que par GNM ?
Je ne crains pas de le dire, s'il s'agit de donner la composition des acides, des sels et de la plupart des substances organiques , les formules brutes sont infiniment préférables à celles qui sont en usage. Quant aux sels des alcaloïdes, aux éthers , aux amides , il y a certainement quelque chose a faire pour soulager la mémoire et permettre de saisir les rapports qui existent entre les corps qui constituent chacune de ces classes. On peut même déjà s^appuyer sur quelques exemples que Ton rencontre çà et là dans la chimie organique. Ainsi Ion peut, avec M. Dumas, se représenter la composition (non Tarrangement des atomes) des éthers viniques, en disant que ces combinaisons renferment toutes l'acide hydraté ou hydrogéné -h C* H* •, ou, ce qui revient alors exactement au même , qu'elles renferment l'acide hydraté ou hydrogéné, moins i équivalent d'hydrogène, plus I équivalent d'un corps constant C*H*®, ou encore Facide anhydre plus un groupe constant C* H***0, etc.