‹ Méthode de chimieChapitre 42 sur 109 · CC) H- (CC) 4- (00) = (CC) O -H (CC) O · texte numérisé non relu

CC) H- (CC) 4- (00) = (CC) O -H (CC) O

C'est la conséquence de notre proposition (i).

Puisque l'atome des dyades exige nécessairement i atome complémentaire d'une autre dyade, tandis que ce complément n'est pas nécessaire pour les monades, il en résulte que le tableau des molécules que je viens de donner pourrait être remplacé par le suivant , dans lequel les molécules de tous les corps composés sont représentées par a volumes, les molécules des dyades par 2 volumes, et les molécules des monades par i volume d'hydrogène.

Molécules à i volume, — Monadks.

Oxygène O = loo ;

Soufre S = 200 (2);

Carbone C = 7$.

(1) On pourrait encore représenter touB les corps simples et composés par 1 Tolume ; mais, dans ce cas, presque toutes les formules offriraient des fractions. Pour les éTiter, il suffirait de considérer les molécules des corps simples comme divisibles en 3 atomes; chacun de ces atomes, ou \ volume, serait représenté par les lettres O, H , Gl...| et Ton écrirait :

I volume d'oxygène G' ,

1 vol. dliydrogène H',

I vol. d'acide nitrique NO' H.

La notation par 1 volume serait donc exactement la même que la notation par 2 volumes.

Dans le premier cas, cette formule NO' H voudrait dire que i volume d'acide nitrique renferme N ou | volume d'axote, O' ou | volume d^oxygène, H ou I volume d'hydrogène.

Dana le deuxième cas , cette formule indiquerait que s volumes d'acide nitrique renferment i volume d'axote, 3 volumes d'oxygène et i volume dliydrogène.

(a) Noua avons toujours dit que nous prenions la notation par volumes de Benelius; il était, par conséquent, sous-entendu que le soufre et le phosphore font exception.

ti.

Molécules à 2 volumes* — Dyades.

Hydrogène H' = 2 X 6,25 ;

Chlore.... 0^=2X221;

Azote N' = 2X 75;

Potassium. K>= 2 X 49^-

Molécules à 2 volumes, — Coaps composas.

Acide chlorhydrique. . Cl H = 227 ;

Eau H*0 = 1 12,5;

Oxyde de potassium . • K*0 = 5go.

Revencms maintenant aux atomes et aux équivalents. Que représentent les atomes simples de M. Gerhardt ?

La plus petite quantité d'un corps simple qui peut exister flans une combinaison.

Que représentent mes molécules du dernier tableau ?

La plus petàe quantité d'un corps simple qu'il faut employer pour opérer une combinaison, quantité qui, pour les dyadess est disnsible par Vacte de la combinaison.

Mes molécules des corps simples sont alors les équivalents ordinaires. La molécule H* est l'équivalent (i) de la molécule O, mais la première est divisible en 2 atomes ^ nous arrivons ainsi à la proposition suivante, qui n'est au fond, ainsi que tout ce qui précède, qu'une autre forme de cette proposition. La somme des dyades est un nombre pair :

Pour mettre une réaction en équation, il faut toujours employer des molécules ou des éqmualents ; mais les ré» sultats de la réaction peux^ent présenter des atomes, ou des demi-molécules ou des demi-équiualents de dyades.

(1) L'équivalence ici n'entrafne pas celle des fonctions.

Exemple :

3 Cl» -h H»N = C1»N -h 3 QH

O -hK» =0K»

O -hCO =C0« 30 -hH*S =H^O-|-SO*

Cl»+C»H* =C'H»a -hHCI 3 CP-H C» H«0=C>e CIH)4-3BC1 4CI»4-C«H«0=C'C1*0 +4HCI

O H-C'H«0=C»H*0 4- HH) 3 H' + CB a»=:CH* +3Ba

Si Ton adopte le premier tableau , on pourra généraliser l'idée d'Ampère, d'après laquelle tous les gaz simples renfermeraient le même nombre d'atomes sous le même volume (abstraction faite, bien entendu, des irrégularités qui dépendent des différents coefiScients de dilatation). On pourra dire alors que tous les corps simples et composés renferment le même nombre de molécules sous le même Yolume.

Si Ton adoptait le second tableau , on devrait dire que

i^. Pour les monades,

Un volume renferme i atome ou i molécule O, S, C, etc. ;

a®. Pour les dyades.

Deux volumes renferment 2 atomes ou i molécule H% a% N% etc. ]

3®. Pour les corps composés.

Deux volumes renferment i molécule H* O, Cl H, NO» H, etc.

Les dyades tiennent ainsi le milieu entre les corps simples et les corps composés; ce sont, je l'ai déjà dit, des combinaisons homogènes. Considérées comme corps simples, elles renferment, ainsi que les monades , le même nombre d'atomes , sous le même volume ; considérées comme corps composés , leurs molécules occupent, comme celles de ceuxci, 2 volumes.

(86) arrangement des dyades.

Cette proposition, La somme des dyades est un nombre pair, pourrait nous conduire à une conséquence théorique assez singulière. Dans la notation dualistique, on représente Facide nitrique par N* O' H- H*0. Nous avons déjà vu que, en adoptant la notation unitaire, cet acide ne peut pas renfermer de Teau. On pourrait aller plus loin et dire que non -seulement Thydrogène n'est pas combiné avec l'oxygène, mais qu'il Test avec Tazote. Cela résulte de ce qu^il est impossible d^enlever un atome à une dyade sans lui rendre un atome complémentaire d'une autre dyade. Cette nécessité absolue d*un complément ne se concevrait guère si Ton n'admettait pas que les atomes des dyades sont combinés les uns avec les autres , au moins par paire.

Le tableau suivant indiquerait, suivant celte manière de voir, non Tarrangement de tous les atomes dans un même corps, mais celui de quelques-uns d^entre enx:

Eau (HH)0;

Chlorures... (Cl M);

Hypochlorites (CIM)O;

Chlorates (CIM)O»;

Azotates (NM) O* ;

Hydrogène phosphore. . . ( PH ) ( HH ) ;

Hypophosphites (PH) (HM)0»;

Phosphates (PM)(MM)0';

Acétates chlorés C» O» (Cl Cl) (Cl M);

Acétonilryle C»(HH)(HN).

Cette association binaire des atomes nous permettrait aussi de nous rendre compte de l'afRnîté que possèdent les corps à Vélat naissant.

Si Ton met en présence 2 molécules libres de brome et d'hydrogène (BB') et (HH') , l'affinité de B pour B' et de

(87) H pour H' suffira pour s'opposer à la combinaison de R avec H et de B' avec H'. Mais si Ton n'a en présence que B et H, ces deux corps, n'ayant à détruire aucune affinité, pourront se combiner très-facilement. C'est ce qui aura lieu, par exemple, si Thydrogène est à l'état naissant, si on le dégage de Tacide sulfurique par un métal , en présence du bromure d*argent^ on aura :

SCH HH H- Zn -h Br Ag = SO'ZdH+H + BrAg

H -4- Br Ag = H Br -h Ag.

L'atome H tend à reconstituer une molécule avec un autre atome H; lorsque la molécule HH est reconstituée, ce n'est plus de Thydrogène naissant. Mais si H rencontre Br, Ag, alors il enlève Br pour reconstituer une molécule binaire.

Il est inutile de faire remarquer que , si Tacide sulfurique renferme H*, ces deux atomes ne sont pas cbassés en même temps par le zinc, à l'état non naissant, mais qu'il se dégage H seulement; car il se forme d'abord du bisulfate de zincSO^ Zn H; celui-ci peut ensuite perdre son dernier H, mais il est encore à l'état atomique ou naissant.

Nous pourrions expliquer de même la décomposition spontanée du chlorure d'azote ; l'on a :

(cici)(ciN)-4-(a'cr)(crN') = (Cl a ) -H (cr cr ) -h (ci ci') + (nn') ;

c'est-à-dire que l'affinité de Cl pour N et de Cl' pour N' est vaincue par l'affinité de Cl pour Cl' et de N pour N'. Cetle affinité de Cl pour Cl' et de N pour M' est même assez forte pour donner naissance à un violent dégagement de chaleur.

AUrOMALIES DES RADICAUX ET DES ACIDES ANHYDRES.

Je vais^ passer en revue, dans ce chapitre et les suivants, la composition des différents corps qui , comme les radicaux , les acides anhydres monobasiques , les oxydes R* O' et leurs sels, etc. , paraissent offrir des anomalies à la loi des nombres pairs. Cette revue me fournira l'occasion d*entrer dans dés considérations qui, je le pense, ne sont pas dénuées de quelque intérêt.

Nous avons dit que nous appelions mo/<$cu/e5 les équivalents ou les atomes des corps composés , tels qu'ils sont généralement admis par les chimistes, sauf à y faire quelques changements plus tard.

Le principal changement que nous y avons opéré a porté sur les acides bibasiques et sur les combinaisons qui y correspondent.

Si notre manière de voir, à Tégard de ces composés, était adoptée, nous pourrions dire maintenant que nous sommes presque entièrement d'accord avec les chimistes, car nous ne voulons pas nous arrêter à démontrer que toutes les formules qu'il a plu à quelques personnes de repr&enterpar 6, 8 et 1 2 volumes , ne correspondent nullement aux molécules des corps auxquels on les attribue. Ce sont des formules construites exclusivement d'après des spéculations théoriques sur TarraDgement des atomes ; telles sont les suivantes, qui appartiennent à Técole dualistique :

Aldéhyde C« H* + O -h H»0 = 4 volumes ;

Aldéhyde chlorée ... ( O H« -H Cl*) -H a ( C< H* -+- O») = 1 2 v.;

Aldéhyde bichlorée. . ( C» G* ) -h ( C* H« + 0^ ) = 6 v. ;

Aldéhyde trichlorée.. (C»H«)2C0^ -f- 3(C»C1*) = lo v.; *

Aldéhyde perchlorée. CO 4- C Cl* = 2 v.

C'est un amas d'une vingtaine d'hypothèses, et rien de plus.

Malgré l'accord , il reste toujours quelque chose d'un peu

(«9) vagae dans le choix de la molécule de certains corps com^ posés, et, par conséquent, dans la loi des nombres pairs. On pourrait dire que ce choix doit se faire en prenant, pour un corps donné , la formule qui offre le plus de simplicité ^ qui rappelle y le mieux y les analogies de ce corps ; qui permet d'expliquer ses métamorphoses de la manière la plus simple ,• qui s'accorde avec ^'équivalent ( déterminé en ayant égard à la fonction)] qui se déduit du volume gazeux, du volume atomique, du point d'ébullition, de Tisomorphismcy etc. Néanmoins, par cela seul qu'il y a plusieurs procédés, et que tous ces procédés, pris ensemble , ne conduisent pas toujours au même résultat, on pourrait désirer les remplacer par un autre qui fût moins incertain. Tel est précisément celui de M. Grerhardt, qui consiste k prendre seitlement le volume gazeux pour déterminer le poids des molécules.

On conçoit bien qu'un procédé unique ne donne pas lieu à plusieurs résultats contradictoires ; mais encore fajit-il qu'il satisfasse aux exigences des chimistes. Ainsi, supposons que , en prenant 2 volumes pour tous les corps , on arrive aux résultats suivants :

Aide acétique. . C'H* O' = a volumes;

Acide trichloré C*H»C1»0* = avol.;

Aldéhyde C«H'«0* = 2 vol. ;

Alcool C* H'»0* = 2 vol. ;

Hydrogène bicarhoné. . . . CH' = 2 vol. ;

Liqueur des Hollandais . OW Q? = 2 vol.;

il est certain que personne ne voudrait accepter les volumes comme moyen de déterminer les molécules.

Mais l'expérience démontre qu'il n'en est pas ainsi , et que Ton arrive, par ce moyen , aux résultats les plus satisfaisants; car, en partant des volumes , on obtient les formules qui offrent le plus de simplicité^ qui rappellent le mieux les analogies des corps ,• qui s'accordent le mieux

(90) a%^ec le point d'ébullition^ risomorphùme ; qui permettent d'expliquer les métamorphoses de la manière la plus simple y etc.; en un mot, qui satisfont complètement auxexi-gences des chimistes. A l'appui de cette dernière condiUon, je citerai, comme exemple, les deux petites listes que je viens de donner plus haut. Voici comment les corps qu'elles renferment doivent se formuler en les représentant par n volumes :

Aldéhyde CB'O;

Aldéhyde chlorée C* H' CI O ;

Aldéhyde bichlorée C* H' Cl* O ;

Aldéhyde trichlorée ... C H Cl^ O ;

Aldéhyde qaadrichlorée C* CI* O ;

Hydrogène bicarboné. . C H* ;

Liqueur des Hollandais. O H* C\* ;

Acide acétique C H^ O' ;

Acide trichloré C H Cl* O' ;

Alcool C'H«0.

Il n'est pas nécessaire que je fasse remarquer que tous ces corps appartiennent à une même série, passant et repassant de l'un à Tautre, et ne sont, en un certain sens, que des variétés d'un même corps, comme les milliers de formes de la chaux carbonatée ne sont que des variétés du rhomboèdre.

Je crois, après une lutte de quinze années, avoir en6n gagné ma cause, et que bien petit est le nombre des chimistes qui admettent encore les formules de la première listcà 2, 4) 6, lo et 12 volumes.

Abordons maintenant les radicaux et les acides anhydres monobasiques.

Si nous reprenons, pour un moment, la notation ordinaire , nous vçrrons que les radicaux , comme l'ammonium H«N%ramideH*]NS le cyanogène C'K% rclhylceH»% le raéthylc O H% Tamylc C^" H", Icfoimylc C 11% le caco-

(91 ) dyle C^H** As*; les acides anhydres monobasiques, comme le nitrique N*0*, Tacélique C^H'O', le benzoïque ^i« jjioQs^ etc., renferment des monades à nombre impair et des dyades dont la somme n*est pas un multiple de 4*

Je pourrais d'abord faire observer que le millier de radicaux et diacides anhydres, dont la chimie^est encombrée, ne renferme, pour ainsi dire, que des êtres imaginaires. Mais, je le veux bien, puisque le cyanogène, le cacodyle, et même l'éthyle, dit-on, existent libres*, puisque Ton connaît les acides nitrique, acétique, benzoïque, etc., anhydres, j'admettrai, à mon tour, que tous les autres radicaux et acides anhydres hypothétiques peuvent exister libres.

Remarquons ensuite que si tous ces radicaux et tous ces acides libres ou hypothétiques ont des formules contraires à la loi des nombres pairs , c'est qu'il ne peut en être autrement.

Elu effet, tous les acides (dits hydratés) renferment, nous l'avons vu, un nombre pair pour le carbone et pour Foxygène, et un multiple de 4 pour l'hydrogène. Si, par la pensée, nous en retirons H*0,le reste, ou l'acide anhydre, renfermera nécessairement un nombre impair pour l'oxygène et un nombre pair pour l'hydrogène , mais jamais un multiple de 4>

Prenons les radicaux de Davy. Puisque les acides nitrique,formique, acétique, etc. , se représentent par N*0*H-H*, C*H*0*-4-H% C*H«0*-|-H% etc., il en résulte que, si l'on en retranche H*, le reste ou le radical n^offrira pas un multiple de 4 pour les dyades.

Si nous passons aux radicaux analogues a l'ammonium, an méthylc, h l'éthyle, etc., nous arriverons encore à la même conclusion. Car on peut les considérer comme le résultat de l'union de l'ammoniaque H*N*, du méthylène C* H*, de Féthérène C* H*, etc. , avec H', c'est-à-dire comme un résultat de la combinaison de corps dont les dyades

sont un multiple de 4 9 ^vec 2 atomes d'hydrogène seulement.

Si j^acceptais les résultats précédents, sans contestation, la loi des nombres pairs subirait une modification ; mais elle n^en resterait pas moins une loi remarquable que Ton pourrait, après avoir mis, d'un côté, les radicaux et les anhydrides monobasiques , et de Tautre , le reste des corps composés , formuler ainsi :

Dans les corps du deuxième groupe ^ la somme des dyades est un multiple de 4 ; dans le premier, elle ne Fest jamais.

Je rejette cette loi parce que , pour Uétablir, j'ai commis une inconséquence , en oubliant les conventions qui m*ont servi de point de départ*

J'ai dit que je prendrais le même volume pour tous les corps ; il faut donc, en me servant de la notation ordinaire, représenter ;

l'hydrogène par H* = 4 volumes,

le chlore par Cl^ = 4 ^^1- *

le cyanogène par C N^ = 4 ^^'- 9

le médiyle par C*H"= 4 vol. ,

rélhyle par €• H»« = 4 vol. ,

le cacodyle par C* H*< As* = 4 vol. ,

Tacide chlorhydrique par CP H* = 4 vol. , l'acide cyanhydrique par C N* H' = 4 ^^^' 9 le chlorure par C W Cl' = 4 vol. ,

C*H'*Cl«==4vol., OH"As»CP = 4vol.

Mais j'ai ajouté que les molécules que je choisissais devaient aussi satisfaire aux exigences des chimistes : or, ceux-ci rejetteront certainement, au premier abord, les formules que j'attribue aux radicaux, parce qu'elles parais^ sent briser les liens très-naturels qui existent entre le cyanogène et les cyanures , le méthyle et ses combinaisons , le

(93) cacodyle et ses combinaisons, etc., et aussi parce qu^elles semblent en opposition avec la théorie de Téthyle, du cacodyle, etc.

Je pourrais laisser ces théories de côté, puisque la loi que je cherche à établir ne doit reposer que sur des faits; mais je veux bien encore avoir égard, pour le moment, & ces théories , et je vais démontrer que mes formules leur conviennent parfaitement , et qu'elles resserrent davantage les liens qui unissent les radicaux à leurs combinaisons.

Pour faciliter les comparaisons , il est plus avantageux de revenir à la notation unitaire, c'est-à-dire de diviser les formules précédentes par a.

L'acide chlorhydrique se représentant alors par Cl H, nons avons vu plus haut que , en mettant en liberté son radical hydrogène, 2 atomes de ce dernier se réunissent pour former 1 molécule dyadique du radical libre H* = 2 volumes.

Donc, lorsqu'on met en liberté le radical méthyle qu'on suppose exister dans le chlorure de méthyle Cl + CH', 2 atomes de ce radical doivent se réunir pour former 1 molécule dyadique libre (CH')* = 2 volumes.

Donc, ]orsqu*on met en liberté le radical cacodyle qu'on suppose exister dans le chlorure Cl + C* H' As , 2 atomes de ce radical se réunissent pour former i molécule dyadique libre (C* H* As)* = 2 volumes.

Si nous représentons la molécule

d*hydrogène par H',

de méthyle ( CH* )' par Me' ,

d*éthyle(C»H»)'par Et»,

de cacodyle ( C" H« As )' par Cc%

nous pourrons alors établir le parallèle suivant entre les combinaisons de V hydrogène ^ du potassium et des radicaux ^ auxquels on fait jouer le rôle de Fhydrogène et du potassium :

Métaux.

Alliages.

Oxydes.

Hydrates

Oxydes doubk*s.

Chlorures.

Sulfates.

Sulfates doubles. . ..

Acides sulfo

= 2 volumes

Hydrogène H';

Potassium K';

Méthyle Me";

Élhyle Et»;

Cacodyle Ce'.

Zineopotassique. . • . ZK;

Zinoométkylique. . • • Z Me.

Hydrique OR*;

Potassique OK';

Métbylique OMe';

Éthylique OEt>;

Cacodylique O Ce'.

Potassique OKH;

Métbylique O Me H ;

Étbylique OEtH.

Zineopotassique. ... OZK;

Méthylo-éthylique , . O Me Et ;

Étbylopotassique. ... O Et K.

Hydrique Cl H ;

Potassique GK;

Métbylique Cl Me.

etc.

Hydrique SO«H>;

Métbylique ' SO' Me' ;

Étbylique SO' Et\

etc.

Métbylopotassique . . 80* Me K ;

Étbylopotassique ... S0< Et K ;

Éthylométbylique. . . S0< Et Me.

etc.

PoUssique SO* KH;

Métbylique S0« Me H ;

Étbylique SO* Et H.

etc.

Voilà sepi ou huit aus que j*ai proposé ces formules aux partisans des radicaux, formules qui détruisent les anomalies que présentaient ces derniers corps , et qui augmentent l'analogie des éthers avec les sels , et cependant personne ne les a encore adoptées.

Il est inutile de faire voir que les formules à a. volumes satisfont i%alement à la théorie de Téthérène , comme dans ces exemples :

Bihydrfte OH» 4- O H* ;

Hydrate OH» -f- 2 C» H< ;

Hydrochlorate Cl H -f- C» H^

Sulfate SO* H* 4- 2 C» H^

Acide salfovinique SO* H» + C» H^

etc.

Lorsque M. Gerhardt publia le tableau de ses équivalents, il représenta Talcool par C'H^O = 2 volumes, et l'éthcr par C^ W^ 0=2 volumes, et il en conclut que Téther ne devait plus appartenir aux combinaisons viniques.

Cette discordance apparente entre l'alcool et Téther fut une des raisons qui éloignèrent le plus quelques chimistes des idées de M. Gerhardt. Ils ne pouvaient se résoudre à adopter des équivalents qui brisaient les liens si naturels qui unissent les éthers aux alcools et à leurs combinaisons.

Je fus moi-même longtemps arrêté par cette difficulté. Enfin, je m'aperçus que, pour faire rentrer Téther parmi les combinaisons viniques, il suffirait tout simplement de le considérer, non plus comme de l'alcool moins de l'eau, mais comme de l'alcool plus de l'éthérène :

Alcool H»0 -t- C»HS

Éther H'O -h 2C'H*;

ce qui' donne, dans la théorie de l'éthyle, conune on l'a vu plus haut :

Alcool OEt H;

Éther OEtEt.

Cette manière tle rapprocher des combinaisons vinicjues n'a pas reçu Fassentiment des chimistes. Mais, depuis les derniers travaux de MM. Williamson et Chancel sur ce sujet , plusieurs d'entre eux se sentent fortement ébranlés , et je pense qu'on ne tardera pas à adopter mon opinion , non pas que je veuille défendre la théorie de Téthyle ou celle de Téthérène , je n'y tiens pas.

M. Dumas nous a signalé le premier les rapports remarquables qui unissent l'alcool etTéther aux autres combinaisons viniques. Il a résumé ces rapports dans une théorie, en disant que les combinaisons viniques renferment un acide hydraté , plus de Féthérène,

Dans la théorie de Téthyle , on dit que ces combinaisons RENFERMENT li/i acidc anhydre, plus de V oxyde d*éehyle.

Si l'on remplace ce mot renferment par peu^^ent se représenter par, les deux théories exprimeront exactement la même chose.

Ce qui m'importe, c'est que les nouvelles formules respectent les rapports qui ont été signalés par M. Dumas.

Ainsi, voilà un premier point bien établi : la composition des radicaux s'accorde avec la loi des nombres pairs, et les nouvelles formules satisfont , de la manière la plus complète, aux exigences des chimistes.

Il nous reste à examiner les anhydrides monobasiques. Dans mainte occasion nous avons, M. Gerhardt et moi , soutenu que les radicaux , malgré l'existence du cyanogène et du cacodyle , et que les anhydrides monobasiques, malgré l'existence des acides iodique et nitrique anhydres , n'étaient que des êtres imaginaires.

Cependant, dans ces derniers temps, on est parvenu k isoler le méthyle, l'éthyle, Tamyle, etc., et M. Gerhardt vient d'obtenir lui-même les anhydrides acétique , benzoïque, etc.

Malgré ces faits , je persiste dans mon opinion. Voici ce ce que je disais il y a sept ou huit ans :

u L^amide, rammouiùm , lecacodyle, Tëthyle, etc., iio n peuvent exister (notation à 4 volumes) , parce qu^ls of- » frent des monades à nombre impair, et des dyades dont » la somme n'est pas un multiple de 4< Mais si ces ra-^ » dicaux ne peuvent exister, rien n'empêche que Ton ne )} découvre des corps qui auraient la même composition » centésimale; mais alors leurs formules seraient H'N^ au » lieu de H* N*-, C'H" au lîeudeC*H«* -, C«H"As* au lieu » de C*H"As% etc. »

J'aurais dit de même: C*H^ O ne peut exilter, mais rien ne s'oppose à ce que l'on découvre un corps de même composition : alors il renfermerait C*H'0* (c'est l'aldéhyde ).

On a vu plus haut combien l'expérience est d'accord avec cette manière de voir.

Enfin je dis encore aujourd'hui : Les anhydrides nitrique, acétique, butyrique , etc., K*0% C*H«0% C» H'*0% etc., ne peuvent exister, par la même raison ; mais rien n'empè* che que Ton ne découvre des corps qui auraient la même* composition: alors ils renfermeraient K*0**, C'H'*0*, C"H"0%etc.

Il n'y a aucune subtilité ici ; c'est le même raisonnement que celui que je viens de faire pour les radicaux.

L'acide acétique C*!!**©* renferme-t-il de l'amylène C^H*? Non, cela est impossible ; car si Tamylène â la même composition que C* H", sa molécule ne peut se reprrsentrr que par C"H".

Tout le monde est d'accord là-dessus.

Eh bien, en quoi cette conclusion diflere-t-elle de la suivante :

L^acide acétique renferme-t-il de l'anhydride acétique C^H'O'? Non, cela est impossible ; car si la composition centésimale de cet anhydride peut se représenter par C*H«0% la molécule renferme C» H**0*.

Nous avons d'ailleurs établi que la molécule de Teau est

(98) H^O*, et y par couséqueut , que Tacidc acétique uc peut contenir OH'O'-h H'O, à moins de le représenter ainsi : C*H*0"-f-H*0*. Mais alors cène serait plus de Facide anliydre qu'il renfermerait.

Mais laissons ce genre d'argument de c6té, et prouvons directement que l'anhydride acétique renferme C et non C^.

Admettons que le cUorure de benzoïle soit une combinaison dechloreCP avec le radical benzoïleC^^H'^0*=Bz'.

Admettons que les acides nitrique, acétique , propionique, butyrique» bensoïque, etc., soient des nitrate, acétate, propionate, butyrate , benzoate, etc., d'hydrogène égal N«0*-hH% C*H-0*^H%C«H'*0*^H*, C«H**0*-f-H% C**H»«0*-f-H%etc.

En traitant ceux-ci par le chlorure de benzoïle , Ton a une double décomposition saline que nous pouvons représenter ainsi :

N>OS H» -f- Bz', Cl" = N»0% Bz' -f- Q', H";

Nitrate de benzoïle.

C* H*0«, H' -4- B2% CP = OH" OS Bï»-h Cl», H»;

Acétate C" H'" O^ H» + Bz% CI* = C« H'« (y , Bï» -h CP, H» ;

Propionale.

C"H'*OS H»-hBi',CP = C«H'^OS Bz»4-CIS H»;

Butjrate.

C" WO*f H' -h Bz', Cl» = C" W O* , Bz» -^ CI», H».

Benzoate.

Puisque nous employons encore la notation ordinaire, il en résulte que le nitrate de benzoïle étant indivisible, les autres sels acétate, propionate, butyrate et benzoate de benzoïle ne doivent pas , à cause de l'analogie , être divisés en deux.

( 99 ) D'ailleurs Tacétate de benzoïle , le prôpionate de benzoïle 9 etc., se transforment, sons l'influence de Teau, en acides acétique, propionique, etc., et en acide bensoïque \ donc :

Le premier sel ou le nitrate renferme C* ;

Le deuxième sel ou Pacétate renferme C** + C* ;

Le troisième sel ou le propionate renferme C*^ + C* ;

Le quatrième sel ou le butyrate renferme C** + C*;

Le cinquième sel ou le benzoate renferme C'^ -f- C'^

Je crois que le raisonnement est rigoureux. Voyons maintenant ce que sont ces cinq sels :

Le premier acide benzoique -♦- nitrique anhydres . C" H'* (H -h N*0* ;

Le deuxième acide benzoique + acétique anhydres. O* W* O^ + O H' O^ ;

Le troisième acide benzoique + propionique anhyd. C'^ H** O' + C H'* O' ;

Le quatrième acide benzoique -f- butyrique anhyd. C'^ H'* O* H- C' H'* O' ;

Le cinquième acidebenzoïque -H beozoïque anhydre. C* H'* O* -h C" H'* O*.

Mais ces formules synoptiques ne nous servant qu'à faire ressortir des analogies, nous pouvons nous contenter di» fait bmi qu'elles expriment, savoir : que l'acétate renferme C*-4-C**,que le benzoate renferme C'*-f-C**ottC"H**0«.

Ainsi , la molécule de Tanhydride benzoique pèse le double de celle que Ton suppose exister dans l'acide dit hydraté.

On pourrait très-probablement obtenir une autre preuve assez piquante, en faisant agir le chlorure de benzoïle sur les acides benzoïques cblorés , bromes et ni très.

On doit avoir :

Acide chloré- . . C'« O* CP W -4- C'^ H'-0% Q» = C" 0*CP H», Bz» -h H»C1»

Acide bichloré. . G* O* CI* H» -+- O* H'* 0% CI' = C'*0* CI* H*, Bz' H- H' CI»

Acide brome ... O* O* Br' H- -h O* W 0% CI' = C* 0« Br' H% Bz' -H H» Cl>

Acide nitré C" 0* X' H* -h C* H'* 0% CP = O* O* X' H», Bz> H- H' CI'

Acide binitré. . . C'*0*X*H« -h C'«H'«0',C1'== C'*0«X*HSBz'-f- H'CI»

Acide normal . . O* 0* H»' -h O* H»* 0% CI' = C* O* H'% Bz» -f- H' Q*

Les benzoates de benzoïle chloré , brome et Ditré étant indivisibles , les autres , par analogie , ne doivent pas se dédoubler, quoique renfermant des équivalents pairs.

Or, le premier benzoate pouvant se représenter par de Tacide benzoïque et benzoïque chloré anhydres;

Le deuxième benzoate pouvant se représenter par de Tacide benzoïque et benzoïque bichloré anhydres ]

Le troisième benzoate pouvant se représenter par de Tacide benzoïque et benzoïque brome anl^ydres \

Le quatrième benzoate pouvant se représenter par de Tacide benzoïque et benzoïque nitré anhydres;

Le cinquième benzoate pouvant se représenter par de Tacide benzoïque et benzoïque binitré anhydres ;

Le sixième benzoate pouvant se représenter par de Tacide benzoïque et benzoïque binitré anhydres ;

Il en résulte encore que le sixième terme, ou Tacide benzoïque anhydre, doit renfermer C* et non C**.

Mais, dira-l-on, C»*H'«0* doit être l'équivalent de Tanhydride benzoïque, puisquMl sature OK' qui a été pris comme terme de comparaison.

Je Tai déjà dit , OK' est le mètre conventionnel adopté pour mesurer, déterminer Téquivalent des acides anhydres; mais on ne peut, logiquement, en conclure que si OK* est un équivalent, N*0% C**H^®0' soient aussi des équivalents. Pour rester dans le vrai , il faut dire : OK', N*0', C**H*®0* sont des nombres proportionnels, mais N«0» et C**H*^0», ou bien N*0*^ et C"H**0% représentent Véqui\^alent de ces deux corps , car ceux-ci sont comparables, tandis que R* O et N'O* ne le sont pas; et puis les équivalents ordinaires n'ont aucun rapport avec le poids des molécules qne nous cherchons à déterminer dans ce moment, c'crtf

( «oi )

ANOMALIE DES FORMULES FRACTION If A IRES.

Nous avons pris jusqu^à présent les volumes pour déterminer le poids des molécules.

Yojons si nous pouvons , dans tous les cas, accepter lee résultats auxquels ils conduisent.

En représentant la composition de tous les corps par 2 volumes, le chlorhydrate d'ammoniaque et F acide chlorhydrique se formuleront ainsi :

cre'N'= a volumes.

Cl H =2 »

Le cyauhydrate d^ammoniaque et Tacide cyanhydrique ainsi :

C^W N = 2 volumes.

Ces deux citations suffisent pour faire voir quHl est impossible de prendre d'une manière absolue les volumes pour déterminer le poids des molécules ; et en outre, que si nous le faisions, la loi des nombres pairs offrirait des exceptions.

Réunissons , dans un seul tableau, tous les corps qui font exception et à la règle de M. Gerhardt et à la loi des nombres pairs :

Acide sulfurique hydraté. ... S^ O' H =r 2 volumes;

j. 1 Chlorhydrate d'ammoniaque. H'CP N' = 2 vol. ;

Cyanhydrate d'ammoniaque C^ H' N = 2 vol. ;

Carbonate anhydre d'ammon. C OH^ N =: 2 vol. ;

Perrhlorure de phosphore. , . Ph' CP = 2 vol. ;

J. A 1 Oj^ychlorurc de phosphore. . Ph' Cl' O' = 2 vol. ;

Sulfochlorure de phosphore. . VU ' Cl' S' = 2 vol .

Remarquons d*abord que tous ces corps présentent des nombres fractionnaires, et offrent une particularité qui vient, en quelque sorte, confirmer la loi des nombres pairs : tous, en effet , renferment des nqmbres fractionnai res , mais dans tous la somme des dyades est un nombre entier, tandis que celle des monades est un nombre entier ou fractionnaire.

En tous cas , la règle de M. Gerhardt ne peut pas s^appliquer à ces corps , non parce que ceux-ci offrent des nombres fractionnaires (il ne s'agit pas d'atomes ici), mais parce que, en suivant cette règle, on arrive à représenter (je prends 4 volumes pour tous les corps) Tacide sulfurique hydraté, le chlorhydrate, le carbonate d'ammoniaque, par:

Cl H -f- H» N J = 4 volumes; CO» H-H>N

tandis qu'on formule en même temps Tacide chlorhydrique et les acides sulfurique et carbonique anhydres, ainsi :

H'ClMrr 4 volmnes.

Pour lever cette difficulté , je propose de modifier la r^le de M. Gerhardt de la manière suivante :

Pour déterminer le poids des molécules j ou des atomes composés , il faut en prendre a volumes , à moins que la formule n'offre des nombres fractionnaires^ dans ce cas, on prend 4 volumes.

Ainsi formulée , la règle des volumes n'offre pas d'ambiguïté dans son application , et le poids des molécules étant ainsi déterminé, les exceptions à la loi des nombres pairs disparaissent. Nous pouvons donc dire encore :

Dans toute molécule, la somme des dyades est un nom^ brc pair.

( «o3) Que Ton ne croie pas qu'en doublant ainsi les formules des corps anomaux , on doive nécessairement obtenir des nombres pairs. Ce serait une erreur; car si un corps ren-

fermait, sous deux volumes , C* H' N , on n^ aurait pour les dyades qu'une somme impaire.

ANOMALIES DU BIOXYUE d'aZOTE ET DE l' ACIDE HYPO-

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