C*H«CP
6 C* H" Cl» -h H» CI',
8 C*Cl«-*-H«Cl%
» Le no 4 t'obtiendra en traitant le n<> S par le chlore $ le n» 5, en trai- » tant le n® 4 par la potasse; le n^ 6, aTec le n^ 5 et le chlore ; le n^ 7, avec • le n® 6 et la potasse ; le n^ 8 , arec le n® 7 et le chlore. »
Plus tard, je déeooTre moi-même les n^* 6 et 7, et, trois ou quatre années après, M. Regnanlt achère la série.
C*est en présence de faits aussi clairs que M. Liebig et ses copistes m'ont dénié tous mes droits et ont passé sous silence tout ce que j'avais fait suj ce sujet. Quelques personnes ont dit que le mérite , ici , ne consistait pas dans la prévision des faits, mais dans leur réalisation par l'expérience. Soit, je ne discute pas sur un tel sujet. Mais, messieurs, avant de distribuer des ré- «'ompenses, il faudrait d'abord rendre justice; je ne vous demande pas autre ehose.
c'esi-à-dire que du premier terme au dernier la substitution est équivalente. Nous avons comparé les hyperhjdrides aux hyperhalydes; cette comparaison est juste, car si Ton traite leurs dérivés par la potasse, ils se transformeni toujours en halydes.
Je dis qu'un corps chloré dérive de tel autre , lorsque la composition peut se représenter par celui-ci, moins de Phydrogène , plus une quantité équivalente de chlore ou de brome. Ainsi, C«H»C1 est un dérivé de C«H%C*CP est un dérivé de C* H* ; le chlorure de benzoïle CW Cl O dérive de Tessence d'antandes amères C H* O. Depuis que je me suis servi de ce terme, d'autres chimistes l'ont également employé , mais en lui donnant une significa* tion qui n'a plus rien de précis : ainsi , pour eux , la liqueur des Hollandais dérive de l'éthérène, l'acide picrique dérive de Tindigo. Je maintiens la première signification que j'ai donnée à ce terme; ainsi, lorsque je dirai que l'acide acétique trichloré dérive de l'acide acétique , il faudra entendre que celui-*ci a perdu 3 atomes d'hydrogène et gagné 3 atomes de chlore.
Je ne dois pas terminer ce sujet sans faire remarquer que le plus simple de tous les hyperhydrides , le gax des marais CH* + H*, parait se comporter différemment. Il donne bien par le chlore les dérivés suivants: CH'Cl, CH* CP, CHGl' et CCP; ils sont bien décomposéspar la potasse, comme tous les hyperhalydes , mais ils le sont d'une autre manière. Ainsi le composé CH CI' serait du chloroforme et donnerait par conséquent, avec la potasse, de l'acide for* mique CH*0* au lieu d'un chlorure de carbone CCI*; le composé CH' Cl serait du chlorure de méthyle et donnerait , par conséquent , de Fesprit-de-bois avec la potasse. Cependant, je dois faire remarquer que les expériences qui ont été faites sur ce sujet auraient peut-être besoin d'être répétées.
En tous cas , je ferai observer que les corps de la se-
rie la plus simple, celle qui ne renferme qu'un seul équivalent de eaibone, se comportent, assez souvent, autrement que les termes correspondants des séries supérieures; c'est ce que Ton verra dans un instant à propos de Facide formique.
Action du chlore sur les aldéhydes.
Les aldéhydes homologues de l'aldéhyde ordinaire, ainsi que celles qui sont analogues à l'hydrure de benzoïle , soumises k l'action du chlore, ne perdent de l'hydrogène qu'avec une substitution équivalente. Ainsi Taldéhyde ordinaire donne successivement :
C H« + Cl'= G'H* Cl -h Ha, qui se dégage.
C'ffci 4-a»=c«H»a«o-*-Hci, »
C'H»CP0 4-CP=C'H Cl»0 4-Ha, C H CPO 4- Cl>= O CV 4- HCl,
Les aldéhydes chlorées paraissent être attaquables par la potasse; mais celle-ci ne leur enlève pas , comme aux hyperhalydes, de l'acide chlorhydrique. Use forme, en général, un acide en vertu d'une réaction semblable à la suivante :
C H»C10 4- H'O = C H«0« -h H Cl (i).
Chlor. de beui. Acide benxolque.
Action du chlore sur les acides homologues de l'acide formique et sur les acides analogues à V acide benzoïque.
Tous ces acides , lorsqu'ils perdent de l'hydrogène , gagnent toujours leur équivalent de chlore. Tel est l'acide acétique, qui donne un acide trichloré:
CW0«-4- 3Cl'=r C»Cl»H0»-4- 3HC1.
(i) ATexemple de M. Gerhardt, je mets presque toujours Teau, dans l'équation, à la place de la potasse; de cette façon, on paratt obtenir ra> cide au lieu du sel de potasse. Mais cela reyient au même; il suffit d'étr€ prévenu de la conyentîon pour éviter la confusion.
Il est digne de remarque que, malgré ces sabstiiutions plus ou moins chlorées , la capacité de saturation des acides reste la même.
L'acide formique^le plus simple de tous, se comporte ditTéremment^ il se décompose en acides chlorkydrique et carbonique :
CH'O» -4- CP = CO' -h 2 H Cl.
Jusqu'à présent Ton n'est pas parvenu à déshydrogéner complètement un acide par substitution : ainsi Tacide acétique trichloré relient i atome d'hydrogène , l'acide phénique pentachloré en retient également i. Il semblerait, d'après cela, que ce dernier atome est celui qui s'échange contre des métaux pour former des sels ; cependant rien ne nous prouve qu il soit impossible de Tenlever par une substitution chlorée , et il faut remarquer que plus un corps a perdu d'hydrogène , plus il est difficile de lui enlever le restant. Il serait intéressant d'étudier Faction du chlore sur Tacétate d'ai^ent trichloré pour voir si l'on aurait , comme avec le benzoate d'argent ,
G» Cl» Ag 0» -h Cl» = C CI* O» 4- Ag a.
Dans ce cas, on pourrait se demander si l'acide acétique quadrichloré serait encore un acide. La réponse dépend de la définition des acides. Si un acide est un composé renfermant de l'hydrogène et susceptible d'échanger, par la double décomposition ordinaire , son hydrogène contre un métal quelconque, il est évident que l'acide acétique quadrichloré ne serait plus un acide. Mais si un acide est un corps qui peut échanger un de ses éléments contre un métal pour former un sel, alors l'acide chloracétique quadrichloré pourrait bien être un acide.
Si, mis en présence de l'hydrate de potasse, il donnait
C»Cl* 0'-f-KHO = C CP KO' 4- Cl HO
de Tacëute de potasse tricUoré, la réaction serait semblable à celle que présente l'acide trichloré avec le même
alcali ,
C»a»H0«4-KH0 =