‹ Méthode de chimieChapitre 72 sur 109 · I -ho — I = o · texte numérisé non relu

I -ho — I = o

3 MO* H -h C* H* — 3 Aq =r naphtaline trinitrée ,

a MO* H + C H* O' — a Aq = acide benaoîque binîtré ,

SO'H'H- C*H'M — Aq = acide sul&niliqae ,

SO« H'+ a G* H' N — a Aq = sulfanilide,

a SO* H>+ C* H* — a Aq = acide thionaphtique ,

M. Gerhardt a fait remarquer, avec raison, que ue pouvant pas établir, d'une manière absolue , la limite qui existe entre les acides et les corps non acides, sa loi devrait se trouver en défaut lorsque les corps employés seraient précisément sur cette limite. Ainsi Tacide phénique doit-il être considéré comme un acide ? Oui et non. On sait qu'on

lui donne encore le nom de phénc^ ou d'hydralede pbënyle. En présence de l'acide snifurique , il faut le considérer comme un corps neutre , car Ton a

SO* H' + G* H^ O ~ Aq = acide sulfophénique monobasique , a -f- o — I = i;

mais avec Facide nitrique ^ il se comporte comme un acide :

î8 NO' H-hC*H*0 — 2Aq=: acide phénique binitré monobas.,

Il est encore d^autres cas où cette loi peut se trouver en défaut , ou du moins ne peut être applicable qu'à Taide de certaines interprétations qui la rendent par conséquent plus ou moins incertaine.

Je citerai encore Téther allophanique qui , considéré comme un éther cyanique^ne s'accorde pas avec la loi, mais qui , regardé comme une combinaison d'acide carburéique (allophanique), ou bien comme une combinaison d'acide carbonique d'urée et d'alcool, vient au contraire la confirmer; car l'on a

CO^ H' 4- CH« N> O -f. C* H* O — 2 Aq = éther allophanique ,

On peut encore mettre l'équation sous cette forme, en considérant que Turée elle-même est un corps copule:

2 ce H' + 2 H^ N -h C* H« O — 4 Aq =r éUier allophanique ,

Néanmoins , soit à cause des corps limites , soit à cause de l'impossibilité où l'on est de déterminer d'une manière précise les fonctions de tous les corps, soit à cause des interprétations théoriques que l'on est oblige de faire pour rendre la loi de capacité de saturation applicable dans certains cas , soit même enfin parce que cette loi est réellement

en défaut dans quelques autres , on ne peut la considérer que comme une règle assez générale et très-utile dans l'appréciation de certains faits.

J'essayerai tout i l'heure de voir s'il y a quelques relations entre les propriétés des corps copules et les valeurs de x , y et z; mais auparavant, il est nécessaire d'examiner les combinaisons ammoniacales.

ÀCTlOlf DE L'ÀMMOIflAQUE SUR LES OXYDES, LES ACIDES, LES SELS, LES CHLOXIDES , ET SVX LES SUBSTÀHCES ORGANIQUES.

L'ammoniaque forme , avec les corps les plus divers , des combinaisons qui ont constamment excité l'attention des chimistes par leurs singulières propriétés et par la variété de leurs métamorphoses. Mais lorsqu'on veut en faire l'étude , on est étonné de la confusion qui y règne , et l'on est forcé d'enregistrer les faits sans suite et sans méthode. En effet, c'est à peine si l'on a pu établir, pour toutes ces combinaisons , deux ou trois classes qui comprennent les sels d'ammonium , les sels d'ammoniaque et les amides. La dernière classe renferme des corps hétérogènes comme Toxamideet lesulfammon; la seconden'est composée que decorps qui n'existent pas, ou, si Ton veut, de corps qui ne sont presque tous que des mélanges. Enfin, en dehors de ces classes il reste une multitude de composés pour lesquels on a imaginé des théories particulières et qui n'ont jamais reçu de place dans les classifications.

Pai essayé, dans plusieurs occasions, de définir et de grouper tous ces composés; je vais donner maintenant un résumé des observations que j'ai faites sur ce sujet.

jimmoniaque et ses déris^és (i).

Lorsqu*on soumet l'ammoniaque à l'action de certains métaux, comme le potassium, une partie de l'hydrogène

(i) On ne doit pat oublier que les dérivés sont des composes obtenus par

peut èlre enlevée et remplacée par son équivalent de métal. Cette substitution de Thydrogène peut encore s'obtenir en faisant agir Tammoniaque sur certains oxydes, hydrates ou chlorures (i) :

Oxyde platmeax JH-O^aPtE^N;

Oxyde plaUnique [jao + p^HN;

Chlorure mercunque..,. jcHVhgH^N; ^

rui |3ClHg4-H»N=*

Chlorure mercureux. ... { ^ ^, „° « . «r

(3 CI H +Hg^N.

On obtient d'autres dérivés en remplaçant Tazote par le phosphore , Tarsenic et Tantîmoine.

Enfin on peut avoir des corps qui viennent se ranger à la suite des précédents en y opérant des substitutions chlorées, bromées et iodées.

De quelle nature sont tous ces composés ? On a considéré quelques-uns d'entre eux comme des amidures métalliques analogues aux oxydes ou aux chlorures :

i. Ad KM , JOK» ou C1'K>;

. t „ • } correspondant à { ^„, ^,,„ ,

. Ad Hg' 1 ^ ] OH'g ou CPHg'.

L'iodure d'azote est devenu un iodo-azoture d'ammoniaque ,

2pN>-hH«N\

Le chlorure d'azote a été comparé à l'acide nitreux anhydre, le chloride phosphoreux à l'acide phosphoreux anhydre, etc.

Afflidure de potass . AdK' Amidure de merc

snbstitotion éqjKÎTalente, et que, par conséquent, le chlorure d'ammonium n*e8t pu un dériTé de Tammoniaque.

(i) J*ai déjà fait remarquer que , pour généraliser les faits, je ne mets pas toujours, dans mes équations, les corp0 qui ont été réellement employés dans les préparations.

Ceux qm renferment plus d'un atome de métal ont été représenlës de diverses manières, qu'il est inutile de rappeler ici, d^ autant plus que je n admets pas la composition que Ton attribue à quelques-uns d'entre eux.

Pour moi , tous ces composés sont des ammoniaques , les unes actives, les autres passives. On sait qu'il existe une aniline qui sature complètement l'acide chlorhydrîque , une aniline chlorée qui le sature moins bien , une aniline bichlorée qui le retient très-faiblement , et en6n une aniline tricUorée qui ne peut plus l'absorber. Je n^eh considère pas moins cette dernière comme une aniline inactive qui a la même constitution que Taniline. De même , je considère les ammoniaques i , a, 3 fois platinodées, platinidées, mercurosées, etc., comme des alcaloïdes susceptibles de se combiner avec les acides, et les ammoniaques cblorée et iodée comme des alcaloïdes inactifs , mais qui ont la même constitution que l'ammoniaque. On sait que l'iodure d'azote est soluble dans l'acide chlorhydrique et en est précipitable par l'ammoniaque ( i ) .

En conséquence, j'établis les divisions suivantes, dans les ammoniaques :

(i) Lorsqu'on fait pateer un courant de chlore dans du chlorure d'am* monium , U ne se dépose pas immédiatement du chlorure d*azote ; c*est cependant ce qui derrait arriver s'il ne se formait pas de produits intermédiaires, n serait intéressant de voir si, au moment où le chlorure d'asote se dépose, la liqueur ne renfermerait pas un chlorure d*ammonium plus ou moins chloré. Pour cela, il suffirait de prendre une portion de la liqueur et d'y verser à plusieurs reprises du bichlorure de platine, en fractionnant les précipités , afin de voir si ceux-ci renfermeraient ou non une proportion constante de chlore.

A. Gbneb ammoniaqus ou ammins = H'N.

1^. Âmmoniaqiie et ses dérivés par le remplacement de rhydrogène :

a. Espèces à substitution métallique (i).

potassée RH% N ;

, platinosée Pt H% N ;

*""»°"**I"M biplatinidée pfH.N;

trimercuridée. . • . hg*, N.

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