‹ Méthode de chimieChapitre 73 sur 109 · Espèces à substitution non métallique · texte numérisé non relu

Espèces à substitution non métallique

I iodée IH%N; bi-iodée P H, N ; trichlorée C1%N.

2^. Dérivés de Pammoniaque par le remplacement de

Tazote :

IPhosphamine H% P ;

Phosphamine trimercuridée. hg% P ;

Phosphamine trichlorée. • . . Cl', P.

IArsamine H% As ; Arsamine trimercuridée. . . . hg*. As; Arsaroine trichlorée €1% As.

fStibamine H% Sb; Stibamiue trichlorée CP, Sb.

B. Genek diamminb = H' N'.

( Diaroroine platÎDOsée. ..... Pt H% N';

( Diammine biplatinidée .... pt^ HS N'.

On pourrait encore mettre ici un grand nombre d'alcaloïdes, comme la méth^lamine , l'élhylamine, la pbénylamine, etc.

J'avais considéré jusqu'à ce jour les combinaisons copu-

^tr*

(i) TouUss ces ammoniaques n'exifttcnt pas lihr«s; mais peu importe : il suffit d'en connaître les oxydes, hydrates ou chlorures.

lées comme formées de deux résidas (i), l'un provenant de l'acide, l'autre de la matière organique. Ainsi, suivant moi, la nitrobenzide renfermait un résiduNO*etun résiduC*U*; Taniline renfermait un résidu ammonique et un résidu phénique ; la benzanilidc en renfermait égaleoient deux autres \ en conséquence je plaçais indifféremment celle-ci â côté de l'acide benzoïque ou de l'aniline. Cependant, pour faciliter Tétude de mes séries , je donnais la préférence à une place plutôt qu'à l'autre : ainsi je plaçais les naphtalines nitrées à côté de la naphtaline , et Falcool nitré, non plus à côté de 1* alcool, mais près de l'alcool for^ mique ou carbonique. Je mettais l'aniline à côté de Tacide phénique ou de la benzine , quoique ma formuleC* H', H* N indiquait qu'on pouvait également la placer à côté de l'ammoniaque. En effet, elle représente soit de la benzine dont H est remplacé par le résidu H' N, soit de Tammoniaque dont H est remplacé par le résidu phénique C'U*. D'après les principes que j'ai émis sur les substitutions , et en voyant que l'aniline reste basique comme l'ammoniaque d'où elle provient, j'aurais dû la considérer comme une ammoniaque à résidu phénique. C'est cette dernière manière de voir que M. Hofmann a adoptée; mais il l'a envisagée sous un point de vue particulier qui en fait une des idées les plus ingénieuses qui aient été répandues sur la chimie. Il considère le résidu phénique C* H' comme un radical analogue à Téthyle, ou à un métal, et par conséquent susceptible de remplacer i atome d'hydrogène de l'ammoniaque sans altérer les propriétés basiques de celle-ci.

J'avais fait voir qu'il existe des ammoniaques à i , 2et3 atomes de métal ; en conséquence M. Hofmann pensa qu'il pouvait obtenir des ammoniaques à i , a et 3 résidus phéniliques, méthyliques ou éthyliques, et il parvint à les

(i) Il no faut pas confondre ces résidus avec ceux de M. Gcrhardt. J'y reviendrai plus loin.

( »67 ) préparer, en employant des procédés analogues k cenx qui donnent les ammoniaques métalliques. On a, ou Tonpeut avoir :

Hydrate mercunque. joH« n-hgH'N;

^, , |OHEt-f-H»N =

Alcool l ^„ „

|0H' -+-EtH'N;

Oxyde «aercunque.,. j^^^ ^hg^HN;

rf. lOEl» -f-H»N =

jOH» -f-Et^HN;

, , j3lhg -f-H*N =

lodure merconque. . { oti i. »i»t

lodure d'ethyle [3^^ ^^^^

En remplaçant, dans l'ammoniaque, i , ti, 3 atomes d^hydrogène par i , a et 3 atomes de mékyle, ou d'éthyle, ou de phényle ; par i , 3 et 3 atomes de méthyle et d'éthyle , de méthyle et de phényle , de méthyle, d'éthyle et de phényle; ou bien l'azote par du phosphore, de l'arsenic et de l'antimoine) on obtient de nouvelles divisions qui viennent se placer à la suite des précédentes.

3^. Dérivés de Tammoniaque â radicaux composés :

Ammoniaque éthylée Et H% N ;

Ammoniaque biéthylée Et* H, N ;

/, { Ammoniaque triéthylée. Et*, N ;

Ammoniaque mixte , phényléthylée . Et Ph , N ;

Ammoniaque phényle raéth. éthylée. PhM Et, N.

/. Phosphamine triméthylée Me*, P.

j Stibaminc triéthylée Et», Sb.

^' jetc

Ce qu'il faut considérer , dans la manière de voir de M. HofmanU} c'est la manière dont il généralise la compo-

si lion de ses ammoniaques, etnonlathéoried'après laquelle celles-€Î renfermeraient du méthyle, de Téthyle on da pliényle. Peu nous importe, pour le moment, les théories ; car, ici encore, on pourrait appliquer celle de Téthérène et dire que Tammoniaque prend autant de fois l'éthérène , le méthylène ou la benzine , qu'elle renferme de fois H \ ou bien, que Tammoniaque, à la façon d^un acide tribasique, se combine avec i , a ou3 atomes de méthylène ou d'éthérène. Si j*avais a choisir, je donnerais la préférence i la première théorie, non comme plus juste, mais comme plus élégante que l'autre. En un mot, que ces ammoniaques renferment.., ou aient une composition telle, qu^on puisse les considérer comme renfermant de Téthyle à la place de rhydrogène, c'est pour moi la même chose.

Sels de r ammonium et déris^és.

L'ammoniaque mise en présence des acides s'y unit, en formant des combinaisons que Ton désigne ordinairement sous le nom de sels d'ammonium , afin de les distinguer de celles qu'on obtient avec les anhydrides et que Ton nomme sels ^ammoniaque. Puisque les acides ne sont que des sek d'hydrogène , on peut en conclure que d'autres sels métalliques doivent aussi s'unir directement à l'ammoniaque en donnant des combinaisons que l'on peut considérer comme des sels d'anunonium dont i atome d'hydrogène serait remplacé par i atome de cuivre , de mcrcurosum , de mercuricum,depIatinosum, deplatinîcum,de palladium, etc.-, et puisque, suivant moi, les ammoniaques 1,2, 3 fois mercuridées ou platinidées sont encore des alcaloïdes, elles doivent aussi pouvoir s'unir, non-seulement aux sels d'hydrogène, mais encore aux sels de cuivre, de mercure, de platine, etc., pour former des sels d'ammonium 1, a. Set 4 (ois mercurés et platinés, etc.

Or il existe de nombreuses combinaisons qui ne sont évidemment que des sels d'ammonium i , a, 3 et 4 fois mercu-

(^69 ) rés, platinés, etc., et que Ton a considérés comme des sels de radicaux qui n'ont plus de rapport avec ceux de Tammonium.

Ainsi Thydrate O (hg^ M) H + a Aq est considéré comme une combinaison de H'N* -i- 4lig*0-h aH^O;

Le sulfate SO* (hg* N)* -i- 2 Aq est considéré comme un sous-stdfate mercurique combiné à Famidure de mercure, soit (SO% 3 Hg'O) +Adhg^

Le nitrate bimercurosé NO'{Hg*H*N) 4-Aq est représenté comme une combinaison de nitrate d'ammonium et d'oxyde mercureux ,

N»0S0H»N»-f-3Hg«0;

L'iodate mercuridé 10' (bgH' N) serait

PO*, 3Hg>0 4- H*N% bg»-|- 2 (PO* 4- OH«N') ;

Les sels de Gros et de Beiset renfermeraient les trois radicaux

H*PtN, H«PtN' et ClPtH'N»;

ce qui donne pour leurs cblorures,

Cl-hH»PtN, Cl4-H«PtN% Cl4-CIPtH«JN\

Cependant je ne dois pas oublier de rappeler que M. Graham a le premier considéré les sels de cuivre ammoniacaux comme des sels d'ammonium, dont i atome d'hydrogène serait remplacé par i atome de cuivre. Ainsi il représente le sulfate et le chlorure de cuivre combinés à l'ammoniaque par ces formules :

SO»-hO(CuH«N'), CP4- (CuH«N').

Mais M. Graham s'est arrêté là, et il n'a pas cherché à voir si son idée était applicable aux combinaisons qui renferment plusieurs atomes de métaux, aux sels de Gros et à ceuxdeReiset.

Il y a plus: ccst qu'il a donné, pour quelques-unes de ces combinaisons, des formules qui sont tout à fait en désaccord avec les précédentes.

En effet , voici comment, suivant M. Graham , les atomes seraient disposés dans

T ' • ••• ui A XKT x.\ ^'^ éléments négatife,

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