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Ou bien ainsi.
Hg» W Hg> '
GlHgN
Hg^H'Hg
Quel rapport, je le demande, y a-t-il entre ces formules et celle du chlorure d'ammonium , en représentant même
j . CIN 3
ce dernier par -=rj- r
Eh bien, c'est en présence de pareilles formules que M. Hofmann , qui a lu mes Mémoires, attribue à M. Graham les idées que je viens de développer sur les combinaisons les plus obscures de la chimie ! Remarquons , de plus, que parmi celles-ci , il y en a quelques-unes dont les formules ne s'accordent pas avec les théories des sels d^ammonium , quelles que soient ces théories , même celle de M. Graham. Ce chimiste distingué a-t-il soupçonné, comme moi, qu'elles devaient être inexactes; en a-t-il proposé d'autres à mettre à leur place? Lui attribuer ma manière de voir sur ce sujet , c'est conunettre une erreur plus grave que celle qui consisterait à m'attribuer les idées de M. Hofmann sur les ammoniaques, attendu que j'ai représenté l'aniline par
et l'amarine par
C'HSH'N, C'H*N, C H%
analogue à la triéthylamine.
Ce serait me prêter , sous une fausse apparence , des idées à côté desquelles j'ai passé, mais que je n^ai jamais eues.
Il est inutile de faire voir que, puisque les ammoniaques sont classées , les sels des ammoniums le sont également.
AmideSy diamides y acides anUdés ^ etc,
L^ ammoniaque peut , à la manière des composés organiques, réagir sur les acides, en éliminant un ou plusieurs atomes d'eau. Elle peut aussi se combiner avec les anhydrides, tandis que , dans certains cas , il s'élimine de Teau , et non dans d'autres.
Les corps qui se forment ainsi possèdent des propriétés très-différentes \ les uns sont neutres , d'autres sont acides, quelques-uns sont de véritables sels d'ammonium, quelques autres sont des alcaloïdes ; enfin on en rencontre qui, quoique neutres, se combinent indifféremment avec les acides et avec les oxydes.
De quelle nature sont ces combinaisons?
Quelques-unes d'entre elles portent le nom d^amides, nom qui leur a été donné par M. Dumas, parce qu'il supposait qu'elles renferment un radical particulier , l'amide Ad=H^N'. Ainsi, pour lui, l'oxamide était une combinaison d'oxyde de carbone et d'amide qu'il représentait par C* O» -hH*N* ou bien par C* O* Ad.
Mais ce serait avoir une fausse idée de la théorie des amides si on la faisait consister dans la présence de l'amide, de Timide ou d'un autre radical. La théorie de M. Dumas a une tout autre portée. Si nous négligeons son côté hypothétique, elle signifie: i° que les amides sont des combinaisons formées par un acide et l'ammoniaque, avec élimination d'eau; 2° que ces amides ne sont pas des sels , et que les réactifs n'y décèlent les caractères ni de l'acide , ni de l'alcaloïde qui ont servi à les former; 3° que néanmoins, sous certaines influences , elles peuvent régénérer l'acide et l'ammoniaque ; 4^ qu'elles ont une composition telle, qu'on
( ^T^ ) peut la représenter par celle de Facide anhydre , moins i équivalent d'oxygène plus i équivalent d'amide.
Exemples,
Oxamide C'O' Ad ;
Acétamide OW 0* Ad;
Benzamide C'< H'*d' Ad.
Mais il est nécessaire d'établir plusieurs genres d'amides suivant qu'elles sont produites par les acides mono , bi , tri ou quadrîbasiques \ je distinguerai donc :
!•. Les amide^. . . • A' -4- H*N — Aq;
2". Les diamides. . . A"-h 2 H* N — 2 Aq ;
3*. Les triamides . . A*'-h 3 H» N — 3 Aq ;
4\ Les télrâmides. . "A"-h4H^N — 4Aq.
Il existe un grand nombre d'autres combinaisons qui ne peuvent plus se représenter par les équations précédentes : telles sont, par exemple ^ les imides ou nittyles. On considère ordinairement ceux-ci comme des cyanures.
Ainsi la formi-imide serait du cyanure hydrique. « CN + H ;
l'acétimide serait du cyanure méthylique. . . GN + CH';
la propioniniide serait du cyanure éthyiique. CN -f- C'H^ Etc. . .
Mais comme les imides peuvent s^obtenir avec les acides et Tammoniaque, et qu'elles peuvent régénérer l'un et l'autre, tandis qu'elles ne régénèrent ni l'acide cyanhydrique, ni les alcools métbylique, éthyiique, etc., je les considérerai tout simplement comme des sels monobasiques d'ammonium, moins 2 atomes d*eau.
Parmi les combinaisons qui ont le plus embarrassé les chimistes , il faut citer celles qui proviennent de l'union des anhydrides avec l'ammoniaque , sans qu'il y ait d'eau éliminée, comme le sulfammon, le carbammon, le chloranilam, le chloranilammon, etc.
Le sulfammon a été considéré, par quelques chîmisles, comme de la sulfamide hydratée = SO', H* N* -i- H* O ; par d'autres , comme de Pacide sulfurique , dont i atome d^oxygène serait remplacé par son équivalent d'amide SO' ÂdH*. Enfin on le regarde assez généralement comme un sulfafb anhydre d'ammoniaque. Cette dernière manière de voir pèche contre la logique, car, d'après toutes les définitions, un sulfate est un corps qui renferme SO^ ou SO' + O, etc . Le jsulfammon pourrait donc être une combinaison d'anhydride et d^anmioniaque; mais ce ne serait pas un sulfate.
En tous cas , je rejette ces différentes manières de voir, parce que j'ai constaté que, dans toutes ces combinaisons, une partie seulement de Tammoniaque s^y trouve dissimulée comme dans les amides , tandis que l'autre partie , préci pi table par le bichlorure platinique, y joue le même rôle que dans les sels d'ammonium. Ce sont donc des sels d'ammonium, et, par conséquent, on doit pouvoir en extraire l'acide avec lequel Tammùnium est combiné.
Ainsi , suivant moi :
Le sulfainmon serait une combinaison d*acide sulfamique. . .
Le carbammon serait une cornbinaison d'acide carbamique.
Le carbammon sulfuré serait une combinaison d'acide sulfocarbonique CS' H'N
L'oxammon sulfuré serait une
combin. d'acide oxamique . . C^ 0' H' N et d'ammoniaque (*) ;
Le phtalammon suif, serait une
combin. d'acide phtalamique. C'O^H'N et d'ammoniaque.
Etc.
SO' H' N et d'ammoniaque ; CO' H^ N et d'ammoniaque ;
et d'ammoniaque ;
(*] n est à remarquer que M. Balard aTait déjà obtenu l'acide oxamique; mais, comme cet acide ne s'obtient pas à l*aide de l'anhydride oxalique et de Tammoniaque, M. Balard n'a point songé & généraliser le fait remarquable qu'il Tenait d'obserrer.
Or, rexpérieiice est venue confirmer d'une manière complète ma manière de voir.
Ainsi, à Tacide oxamique découvert par M. Balard, j^ai ajouté les acides phtalamique, campboramique, etc.^ c'est & ces corps que j^ai donné le nom ii acides amîdés. On peut donner une idée exacte de leur composition en disant que ce sont des sels bibasiques acides d'ammonium, moins 1 atome d'eau :
Adde sulfamique • . SO* AmH ~ Aq = SO«H'+ H'N — Aq; Addeoxamique CH>*AmH— Aq = C'O'H'-f- H'N — Aq.
n existe, ou il pent exister d'autres acides amidés avec les formules suivantes :
Triacides amidés A -h a H' N — Aq ;
Tétracides amidcs ... A -+- H* N — Aq ;
et d'autres formes encore.
Ainsi, selon moi, le sulfammonde M. Jacquelain serait un disulfamate d'ammonium = S* O* NH Am* ; le sulfanmion déliquescent de M. Rose serait le même sel, mais hydraté,
S' O* NH Am» 4- Aq ( ou 2 Aq à revoir).
Les ammons peuvent être considérés comme des sels neutres d'ammonium, moins i atome d'eau :
Sulfammon SO* Am' — Aq ;
Garbammoo CO^ Am' — Aq.
n est inutile d'ajouter que les acides amidés peuvent donner des sels métalliques :
Acide oxamique OO* NH% H ;
Oxamates C*0< NH% M;
Acide sulfocarbamique. CS' NH% H ;
Sulfocarbamates GS' NH', M.
( 275 ) Aux divisions prëcédentes j'ai ajouté celle des di-imides , que Ton peut considérer comme des acides amidés , moins
1 atome d'eau, ou comme des sels acides bibasiques, moins
2 atomes d'eau:
La phUliraide ... C* O^ H*, Am H — 2 Aq ; La eamphorimide C* 0* H'S Am H — 2 Aq.
Je laisse de côté, pour un moment, plusieurs autres combinaisons de ce genre ^ et, en terminant ce chapitre, je ferai seulement remarquer :
i^. Que la composition de tous ces corps peut se représenter par un sel d'ammonium , moins de l'eau ;
2*^. Que dans tous, les propriétés de l'acide employé sont dissimulées , et qu'il en est de même de celle de Tarnmoniaque, excepté dans les ammons, où une partie seulement de cet alcaloïde est dissimulée ;
3^. Que tous ces corps, comme les amides, peuvent, en absorbant de l'eau, régénérer les acides et Tammoniaque qui ont servi à les préparer. Tous appartiennent donc à la classe des corps copules .
H est inutile de dire que l'aniline et les autres alcaloïdes se comportent comme l'ammoniaque , en donnant pour des équations semblables, des produits analogues.
Ainsi la formi-amide anilique. F -4- Au — Aq ;
l'oxamide anilique . 0x-^2An — 2 Aq;
Tacide oxanilique Ox + An — Aq ;
le camphoranil (ou di-imide) G -f- An — 2 Aq.
C'est lexistence de ces nouveaux composés qui m'a fait rejeter les formules rationnelles qui reilferment Pamide, Timide ou d'autres radicaux^ car il aurait fallu imaginer deux ou trois nouveaux radicaux pour chaque amide, imide, etc., de l'aniline, de la méthylamine et des autres alcaloïdes.
ACTION DE lVmMOIIIAQUE SUR LES SUBSTANCES ORGANIQUES