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CONSTBUGTION DE LA SÉRIE. — CLASSIFICATION DES SÉRIES

COnSTRUCTION DE LA SÉRIE.

Il nous sera facile maintenant de revenir de la théorie à l'expérience : pour cela , nous dirons tout simplement que les composés d'une même série renferment le même nombre d'atomes de carbone , qu'ils se métamorphosent facilement les uns dans les autres , et qu'ils ont une composition telle, qu'on peut la représenter :

Celle des premiers, par un carbure d'hydrogène et par ses dérivés chlorés, bromes , nitrés, etc., que nous nommerons des nuclénides ;

Celle des seconds, par une nuclénide, plus 1,2 ou 3 molécules d'une des dyades suivantes : H*, Cl', Br*, I', FI* ;

Celle des troisièmes , par une nuclénide , plus i , a ou 3 molécules d'une des monades suivantes : O , S, Se, Te;

Et celle des quatrièmes, par une nuclénide, plus H* O, H«S,H'Se,ouH«re.

A cette série nous ajouterons encore une cat^orie qui comprendra les AnhydréeSy dont la composition peut se représenter par une monadie , moins 79 i et a Aq, et cjne nous partagerons :

1^. En ankfrdriJes, ce sont des monadées moins une quantité d'eau, qui représente précisément la capacité de saturation de ces dernières \

3^. Et en dianhfdes, ce sont des monadées , moins une quantité d'eau, qui représente le double de la capacité de saturation de ces dernières.

Ainsi, Tacide acétique monobasique donne un anhydride, C»H*0«— iAq, ou aC*H*0» — Aq (*); l'acide formique monobasique une dianhyde, CH'O' — Aq; l'acide carbonique bibasique un anhydryde , CH* O' — Aq ; et l'acide lactique bibasique, mais acide d'un autre genre, donne un anhydride et une dianhyde , C* H" O* — Aq et — aAq.

Voilà les principales divisions qui sont comprises dans la première partie de la série ou dans les aplônes.

La seconde partie renferme les diamérones; celles-ci sont formées par l'union des aplônes d'une même série ou de plusieurs séries différentes, avec ou sans élimination d'eau ou d'acide chlorhydrique.

Nous avons dit que les halo et les hydrodiamérides, pour ne prendre que les cas les mieux connus, renferment les résidus des corps qui ont servi à les former. S'il n'y avait qu'un seul procédé général pour préparer ces diamérides, il nous serait très-facile de faire une hypothèse sur leurs rési« dus et de nous en servir pour les classer. Mais nous savons qu'un même corps peut se préparer d'après plusieurs procédés différents, et que, par conséquent, nous y pouvons

( * ) La place dw anhydrides monobasiques n'est pas là , ce sont des dia> mérides ; mais, soit pour faire un sacrifice à Thabitude , soit provisoirement^ on pourrait les laisser avec les autres anhydrées.

supposer tel ou tel résidu , et môme nW pas admettre du tout 9 comme dans Tacide sulfobenzidique, qui se prépare par Tunion directe de V anhydride sulfuri<jue avec la benzine, sans élimination d^eau.

Cependant nous pouvons tourner la difficulté en recourant à une convention très-simple que voici :

Pour déterminer la nature d'une diamérone, nouspren* drons Teau comme pierre de touche, c'est-à-dire que nous constaterons si|, dans la préparation de cette diamérone, il se sépare ou non de Feau, et quelle en est la quantité) ou bien, ce qui revient au même, nous constaterons quelle est la quantité d'eau qu'elle absorbe pour se dédoubler.

Nous choisissons l'eau, parce qu'elle représente les acides, c'est l'acide hydriqlie ^ parce qu'elle représente les bases, c'est t'oxyde d'hydrc^ène; d'où il suit qu'elle représente également les sels , car elle se prête , exactement comme eux, à la double décomposition saline.

Nous choisissons l'eau, parce qu'elle renferme les deux éléments extrêmes, l'oxygène et l'hydrogène, qui, à eux seuls , tiennent lieu , dans les composés organiques , de tous les autres corps simples, moins le carbone et les analogues de l'azote.

Enfin, nous choisissons l'eau, parce que c'est en sa présence que se font toutes les réactions dans les corps organisés, et qiie, dans nos laboratoires, elle prend, le plus souvent , part aux métamorphoses , soit en se combinant avec les corps qui sont en sa présence, soit en se séparant de ceux avec lesquels elle est combinée.

Ayant ainsi pourvu au choix de notre pierre de touche, il nous en reste un autre tout aussi important à faire; c'est celui de la préparation , ou de l'équation du corps que nous voulons essayer. Mais il est tout fait , car il nous est impossible, maintenant, de choisir une autre équation que relie dans laquelle nous verrons figurer l'eau.

Il est vrai que, parmi les diverses équations de prépara.

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tion de certaines di amendes, on n^en rencontre pas toujours une qui contienne de Teau; mais il est facile de transformer, par la pensée , ces équations en une autre qui en renferme. Ainsi , à F équation de préparation du pliospham, qui n^a encore été obtenu que par Faction du ckloride phosphorique sur Fammoniaque, on p<mt substituer la suivante :

PO* H' -f- 2 H* N — 4 Aq = PH Ji%

qui représente le phospham ccmime un produit de Faction de Facide phosphorique sur Fammoniaque, avec élimination d^eau.

n serait également possible de ramener les équations des halodiamérides à des équations hydratiques, comme la suivante par exemple, qui représente celle du chlorophosphure d'azote :

mais il est beaucoup plus simple de la rapporter au chlorure de phosphore , et de faire des halodiamérides une classe» à part.

Après avoir ramené la formation des hydrodiaméridcs à un seul procédé, il nous sera facile de les classer, ou plutôt notre classification est toute faite, car nous n'avons qu^â transporter ici notre grand casier des diamérides [^vojrez Action des acides sur les substances organiques), puis à disposer chaque case en ligne droite, avec son étiquette qui servira de définition aux corps qu'elle renferme.

A la suite de ce casier, nous ajouterons quelques divisions qui se trouvent dans le tableau suivant :

DIAM^BONES.

iDiamérines oa i . . « « «/

, . j par A + BouB + B';

alcaloïdes..^. 1 Diameramides. par A 4- B; Diaméracides. . par A + (A' ou B); Diamerees. . . . par B + B' ; Syndiamérides. par n ( A 4- B).

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