‹ Méthode de chimieChapitre 93 sur 109 · OH · texte numérisé non relu

OH

4*^ série. 5* série.

4* série. 5* série.

J^aurais certainement adopté cette classification dans les tableaux que je donne à la fin de. cet ouvrage, soit a cause du principe dont je la fais découler, soit à cause de la régularité des nombres. Mais, comme en dehors du premier ordre, le nombre des séries n'est pas assez considérable, nous ne retirerions pas aujourd'hui un assez grand avantage de cette classification \ je préfère employer provi" soirement la suivante^

Quatrièmement. — Je divise horizontalement tous les composés en deux grandes classes :

i^ Les oligoxydes (petit nombre) dont les monadées ne

renferment pas plus de a atomes d'oxygène dans les acides monobasicpiesy et plus de 4 atotnes,"dans les acides bibasifjues^ a^ les pofyoxydes ^ dont les monadées renferment plus de 3 atomes d'oxygène dans les acides monobasiques, rt plus de 4 atomes dans les acides bibasiques.

OHgoxydes.

Polyoxydes.

Je partage ensuite les juns et les autres par une même verticale, de sorte que tous les corps se trouvent distribués dans un casier à quatre compartiments.

Le premier compartiment renferme tous les composés qui appartiennent aux séries CH*, C* H*, C* H*, etc., c'està-dire du méthylène, de Téthérène, du propylène , dubutyrêne , etc. Ces composés , outre les analogies que j'ai signalées, présentent un fait bien remarquable; c'est que ceux des séries supérieures peuvent passer successivement dans les séries inférieures : ainsi, par l'oxydation, la cire, les acides stéarique, margarique, cétique, etc., se convertissent successivement en acides subérique, œnanthylique, pimélique, adipique, caprylique, valérique, butyrique, succinique, acétique, etc. : tandis que les composés des séries inférieures peuvent rencontrer régulièrement les séries supérieures ; ainsi le cyanure de méthyle passe dans la série éthylique, le cyanure d'étbyle passe dans la série propionique , etc.

Le deuxième compartiment renferme toutes les autres séries des oligoxydes. Parmi celles^i, il y en a un assez grand nombre qui jouissent d'tlne propriété commune; c'est de pouvoir passer d'une série à l'autre et se transformer

( 377 ) finalement en divers composés de U série phénique : ainsi les membres des séries naphtalique, alizarique, phtalique, créosotique, cinnamique, térébiqne, coumarique, anisique, indigotique, salycilique et benzoïque se transforment en benzine, aniline , phénol, acide picrique et cbloranil , comme si tous ces membres renfermaient un noyau phénique qui se démasque peu à peu dans les réactions.

Je groupe provisoirement les séries de ce compartiment de la manière suivante :

II* OEDAX C.

Série unique.

m' OBDAX (?.

Première série. Deuiiéme série.

IV* OEDEE C^

Première série. Deuxième série. Troisième série. OW OW C*H*

et ainsi dé suite. L'ordre est directement donné par le carbone, et la série par l'hydrogène. C'est la première méthode que j'ai donnée plus haut; avec cette différence, que j'ai retranché le dernier terme de chaque ordre, et qu'avec lous ces derniers termes j'ai formé le premier compartiment.

Le troisième compartiment A est un appendice du premier. Il renferme des corps qui se transforment ordinairement en produits appartenant au premier compartiment, et qui n'en sont peut-être que des diamérones d'une espèce particulière. Ainsi , le sucre pourrait être une diadelphide de l'éther carbonique, tout comme l'acide cyanurique est une triadelphide de l'acide cyanique.

Le quatrième compartiment B est un appendice du second. U renferme des corps qui se transforment assez souvent en produits appartenant à ce second compardment dont ils ne sont peut-être que des diamërones d'une espèce particulière. Ainsi Facide euxanthique pourrait n'être qu'un diaméracide qui se transforme finalement en un composé phénique, l'acide oxypicrique.

Voici un tableau divisé, par des lignes horizontales et verticales» en cases qui renferment les composés organiques distribués d'après ma mëtbode. Les lignes verticales appartiennent aux nombres et à leurs rapports \ les lignes horizontales appartiennent aux fonctions.

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OftDRBS

1 Acides.

\ Corps neatres.

DiAMtoo-^ Diâmérmmidcs.

Etc.

Tartrîque, malique.

Sacre, mannite.

Malamide.

Malamique.

Gallîquc , choloidiqne.

Phlorétine.

Opianamide.

&EMÂEQUES.

ji* En examinant les fonctions des corps simples , nous n'avons pas admis que Toxygènc pût jouer le rôle de Thydrogène. Cependant il paraîtrait que, dans les nuclénides, 1 molécule d'oxygène peut remplacer i molécule d'hydrogène, sans que ces nuclénides perdent la propriété de former des halydes, des hyperhalydes . des monalides, des deutérides et des tritonides. Voici sur quoi cette opinion est fondée : Quand on compare la composition et les propriétés des séries salicyliquc et benzoïque , on voit que le parallélisme de ces deux séries se soutient jusque dans les plus petits détails, mais avec cette différence qu'il y a toujours .1 atome d'oxygène de plus dans les composés salicyliques que dans les composés benzoïques, et, -en outre, que cet atome d'oxygène paraît se comporter autrement que les autres.

Si nous admettions que les deux séries renferment les mêmes nuclénides, nous ne concevrions pas pourquoi l'acide salicyleux , qui a la même composition que l'acide benzoïque, aurait des propriétés différentes, et pourquoi l'acide benzoïque, qui ressemble à Tacide salîcylique, aurait une composition différente. En donnant aux deux séries le même noyau, voici comment se formulerait la composition des termes qu'elles renferment :

Série benzoïque C H*.

Benzol C'H« + 0;

I chloré C'H»a4-0;

nilpé C H»X + O;

sulfuré CH'-^-S;

Ibeazoïque C H* -4- O';

benzoîque chloré . . C H* Cl + O' ;

bcDcoique nitré. . . C H^ O + O';

Hydrobenzamide 3 CH* + N';

Hydrobenzamide nitrée 3C' H^X+ N' ;

Benzamide C H* + O + NH.

Etc.

Série salicjrlique C H*.

SalicyloI C' H*-f- O'j

I chloré C'H»C1 4- O*;

nitré C'H*X -f- O»;

sulfuré C H«|+0 4- S;

Isalicylique C H* + O';

salicylique chloré . C H' CI + O* ;

salicylique nitré . . C H' X + O ;

Salhydramide 3C' H«-h O 4- W;

Salhydramide nitrée 3 C H» X4- 0> + N' ;

Salicylamide C'H«+ 0^-h NH.

Etc.

Cette singulière discordance m'a fait penser que l*atome d* oxygène en excès pourrait bien appartenir au noyau. Mais, afin d^éviter Thypothèsc, convenons de reporter Fatome d'oxygène en excès dans le noyau , comme si les composés salicyliques renfermaient C^H'O, dérivant de

Diaprés cette convention, voici conmient se noteraient les termes des deux séries :

Série bentoïque.

Benzène C H*;

Benzol C H< + 0;

I chloré CH'Gl+O;

nitré C'H*X-hOi

sulfuré CH'+S;

, (bemoique C'H«-+-0»;

^" ( benzoîque nitré. .. . C'H*X-4-0»;

Benzamide C'H*+ O + MH;

Benzhydnmide 3C' H<+ N'.

Série salicylique.

Toluène CH«;

Salycène C'H*0;

Salicylol C'H«0-h O;

I chloré (TH'aO + O;

nîlré Cr H»XO-+- O;

sulfuré C'H"0+ S;

. , j saUcylique C H* 0-f- 0»;

^ \ sahcyUque nitré. . . C H* XO -h 0» ;

SalicyUmide C'H*0 + 0+NH;

Salhydramide 3C'H«0 + M*.

En conséquence, la série salicyliqne se confondrait avec la série toloique, la première renfermant le noyaa C^H*, et la seconde le noyau dérivé C^ H*0.

Mais en confondant ces deux séries en une seule , il en résulterait des inconvénients insurmontables pour la nomenclature; en conséquence, je préftre séparer les deux séries, sous le nom de branches : alors la série toltio-^i-cylique se diviserait en deux branches ou deux 8on»«éries loluique et salicylique.

Les séries phénique C*H* et quinonique C*H*0 étant réunies sous le nom de série phéno-quinonique, celle-ci se diviserait en première branche ou première sous-série phénique, et deuxième branche ou denxi^e sous-série quinonique.

11 en serait de même pour toutes les autres séries qui se diviseraient en deux branches.

n est a noter que les termes des deux branclies d^une même série passent souvent de Tune à Fautre , comme dans les séries phéno-quinonique, butynKSUccinique , naphtralizarique, etc.

Deux, trois, quatre, etc., équivalents d^oxygène peuventils se substituer k rbjdrogène, dans les noyaux, sans faire perdre k ceux-ci leurs caractères fondamentaux? Je Tignore, et on ne peut faire aujourd'hui que des hypothèses sur ce sujet. On pourrait bien considérer Facide mésoxalique bibasique C» H* O» + O», comme un dérivé de C» W + 0% Tacide cholestérique monobasique C*H'®0* + 0* comme un dérivé de C'H^' +0'^ mais ces formules ne feraient que jeter de la confusion dans la classification et dans la notation. J'indiquerai cependant la seule réaction qui s'accorderait avec cette manière de voir. L'acide lithofellique renferme C*® H'* O^; par Tacide nitrique il donne un autre acide qui contiendrait, d!après MM. Malaguti et Sarzeau, C*®H*'NO^^ Si nous remplaçons celle*ci par la suivante , C*® H*'' NO^^, qui me parait plus probable, nous pourrons alors nous rendre compte de sa formation de la manière suivante : L'acide lithofellique échangerait d'abord H» contre O* en donnant C" H"0% puis H contre NO* en donnant Tacide C*®H'''XO*. L'acide lithofellique paraissant être bibasique (il perd H*0 par la chaleur) se noterait ainsi :

Le premier terme (?• H" O* -h O»;

Le deuxième terme €*• H»' XO* •+■ O» ;

Mais c'est une hypothèse basée sur une hypothèse.

B, D'après ce qui précède, on voit donc qu'il y a, dans les oligoxydes,des acides monobasiques qui renferment 3 atomes d'oxygène, et des acides bibasiques qui en renferment 4 9 et qui, en conséquence, devraient être rejetés dans les

<384) polyoxydes. Mais en ayant ^ard k la distinction que je viens de faire , on peut laisser ces acides dans les oligoxydes, FoiLygène du noyau ne devant pas être compté dans les monalides, les deutërides et les tritonides.

Ainsi Tacide butyrique C^ H' + O^ 9 qni est une deutende, se change, par Foxydation, en acide succinique C^ H* O + O* bibasiqae, qui est une tritonide et non une 4*ù20.

C. Après avoir classé les corps sériés, il en reste d'autres qui ne se rattachent a eux par aucun côté, qui sont isolés et dont on ne connaît ni les fonctions ni les métamorphoses. Il est évident que de pareils corps ne peuvent trouver de place dans notre classification; ce serait vouloir classer une plante dont on ne connaîtrait que la tige ou les feuilles. Enfin il en est d'autres qui remplissent peut-être de nouvelles fonctions , et qui n'ont pas d'analogues parmi les corps connus ; il faut attendre que Ton découvre d'autres corps jouissant des mêmes propriétés , alors ils trouveront tous facilement une place dans une nouvelle famille ou dans un nouveau genre.

En attendant, je fais un appendice général de tous ces corps, et j'y établis les divisions suivantes :

, 1®. Les alcaloïdes.

a®. Les substahcbs végétales :

a. Acides;

b. Neutres; Ci Essences;

d. Résines;

e. Matières colorantes.

3®. Les substances animales :

a. Les combinaisons uriques

(elles sont sériées l'une par rapport à Tautre, mais je ne puis désigner la série);

b. Diverses.

4^. Les substances inceistallisables :

Fibrine, albumine.

Les alcaloïdes devront tôt ou tard se classer dans diverses séries parmi les diamërines , comme l'aniline dans la série phénique. Néanmoins , tout en plaçant celle-ci dans sa série , je la mets encore dans les alcaloïdes , parce que je pense qu'on aimera avoir tous ces composés réunis dans une même classe.

D. Les diamérones ont une double et une triple face, et suivant celle que Ton considère, on est disposé à mettre ces composés soit dans une série , soit dans une autre. Ainsi la formianilide peut tout aussi bien être placée dans la série fbrmique que dans la série anilique. Ici une convention est nécessaire : je place toutes les diamérones dans les séries des acides qui leur ont donné naissance. Quant aux diamé» rées formées par deux corps non acides, on peut encore les classer de même , en considérant que Tun de ces deux corps peut souvent être considéré comme acide par rapport à l'autre \ ainsi la benzol*alinide pourrait se mettre dans la série du benzol.

Quant à la salicine, dîamérée du glucose et de la saligénine^ il faudrait la placer dans la série dont l'étude se fait en second lieu , afin de passer du connu à l'inconnu , et , par conséquent, dans la série glucosique, si celle-ci vient après la série salie jlique.

Au reste, j*ai placé presque toutes les diamérones dans deux places différentes , parce que j*ai pensé que le lecteur aimerait i avoir, d'un côté , tous les éthers de Talcool dans un même groupe, et, de l'autre, toutes les amides camphoriques dans un autre groupe.

E, D'après ce que je viens de dire («D), il faudrait mettre les amides , les étbers, etc., à acides minéraux à la suite de ceux-ci ; mais antérieurement nous avons fait une convention plus générale , c'est de mettre dans la chimie organique tous les composés du carbone : en conséquence les éthers monobasiques hydrochlorique, hydrobromique, hydriodique, chlorique, bromique, iodique , nitrique, se

placeront à la tète des amides de Falcool, les autres ëthers monobasiques venant à la suite, suivant leurs numéros d'ordres et de séries ; les éthers bibasiques bjdrique, bydrosulfurique, bjdrosélénique, sulfureux, sulfurique, silicique , se placeront à la tète des dianûdes de l'alcool , les autres diamides se plaçant à la suite, suivant leurs numéros d'ordres et de séries.

Je donnerai d'ailleurs un tableau général de Tordre dans lequel je range les métaux et les substances minérales.

F. A la classification verticale, ou par séries, que je donne dans mes tableaux, on pourrait lui substituer la elassification horizontale, c'est-à-dire qu'il faudrait retourner le casier précédent pour rendre les séries horizontales et les fonctions verticales. On aurait alors des tableaux qui renfermeraient, le premier tous les carbures d'hydrogène , le second les haljdes, le troisième les hyperhalydes , le quatrième les protonides, le cinquième les deutérides, et ainsi de suite.

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