DES SENTIMENTS ET DES IMAGES
Quand la comparaison conclut du plus au moins, c*est ce qu'on appelle raisonner a fortiori *. a II est affireux de faire la guerre à des étrangers, à des inconnus : combien donc n'est-il pas plus affreux de la faire à ses concitoyens I — Si notre devoir veut que nous soyons bienveillants envers tout le monde, à com- Men plus forte raison ne sonmies-nous pas obligés de l'être envers ceux qui ont acquis des droits sur nous parleurs bienfaits! »
De l'incompatllbllité.
On peut établir un développement ou raisonnement suiVincompatibUité de deux choses : « L'avare ne peut être heureux : car il est Tesclave de sa passion insensée, et Ton ne saurait être heureux çfuand on est esclave. »
Iles cireonstanees.
On développe en'^détaillant les circonstances d'un fait, n y en a sept principales : la personne, la nature de la chose, le lien^ les moyenSy les motifs, la manière, le moment. Qui? quelle chose? où? par quels moyens? pourquoi ? comment ? quand ?
Ainsi, par les détails des circonstances, on fait voir combien était criminelle la conduite du duc de Bretagne*, lorsqu'il attira Clisson dans son château pour
1. A plus forte raison. On lit yers le premier venu. On peut aussi
dans \eg traites de jrbétorique que conclure d'égal à égal,
l'on peut conclure par comparaison 3. Jean V,duc de Bretagne, après
du moins au plus ; c'est une erreur avoir été longtemps en querelle
gnve. Dans les exemples que nous avec le connétable de Clisson, qui
citoDs, la conclusion a lieu du plus pourtant lui avait rendu de grands
•il moins. En effet, exigez que vous services, feignit de se réconcilier
'•«►yez en paix avec vos concitoyens, avec lui en 1381, et, l'ayant invité
»egti»u)tn«qu'exigerque vous soyez à venir dans son château, il s'em-
^ paix avec tous les hommes. Il para de sa personne et donna ordre
W bien évident qu'il en coûte de le faire périr. Cet ordre ne fut
suHftf pour être bienveillant envers pas exécuté par celui qui l'avait
'tt bienfaiteur que pour l'être en- reçu.
le Mre pénr : Qui ? Un prince du sang français, on chevalier, un souverain. — Qiàoî? Il commet un acte de trahison, de félonie. — Où? Dans son propre châ^ teau. — Par quels moyens? En abusant de la confiance et do la loyauté du connétaJble. — Pourquoi? Pour satisfaire une haine insensée. — Comment? Par un assassinat précédé d^un gueUapens. — Quand? Lorsque la paix ^itre les deux ennemis venait d'être jurée, »
I>«« exemples i de la presse personnelle.
On appuie un raisonnement sur des citations ou sur des exemples : « Il n'est pas vrai que la poésie et les sciences exactes s'excluent mutuellement : Buffon était en même temps un grand naturaliste, et^ quoiqirïl écrivît en prose, un grand poète. »
Quelquefois on cherche une preuve dans la oondmtB et les sentiments réels ou possibles des personnes à qui Ton s'adresse ; c'est ce qu'on nomme <%rgunwnt pêfsamiel* . Ulysse engage Agamemnon à consentir au s«r crifice de sa fille Iphigénie ; Agaroemnon lui répond :
Ah! seigneur! qu'éloigné au malhear qai m'opprime, • Votre cœur aisément se montre magnanime! Mais que si vous voyiez, oeini du bandeau morlel. Votre lils Télémaque approcher de Tautel, On vous verrait, troublé de cette affreuse image. Changer bientôt en pleurs ce superbe iangage. Éprouver la douleur que j'éprouve aujourd'hui, Et courir vous jeter eatre Gakhas^ et lui 1
l. Pl«« oïdlnairament afgument paftà.rc3cpéditi<Mid«t GneesnoalM ad hovtineoi, ïaaia.
S. Sacrifioateur et dévia qui prit
DU TRAVAIL US hà. COMPOSITION. tff
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