‹ Méthode de composition et de style; ou, Principes de l'art d'écrire en français suivi d'un choixChapitre 4 sur 73 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

DE l'idée et du jugement.

S I. BB MBÉB.

niÏDtfa XT BV JUOSKKNT BH QÉSÉMAL. — 2>M MOTt OOmiD^Blb

oomB siomes bbs tdébb. — i>b la mécssBiré i>b DiSranB xr db

MWiimUJtB. — DBS XD^BS AB8TBAITB8 BT DBS IDÉBS Ol&T^BALBS. — DB LA LIAISON DBS IDIÉBS. — DBS IDÉES AOCBSSOIBBS ; DB L*IDFHâfI81fB.

9e PMée mt ûm SmgmÊUtnt e» féséral.

Quand nous pensons à une chose quelconque^, on dit que nous avons Vidée* de cette chose, que nous la pmevons.

1. Sràt que cette chote existe 9. Le mot idiêf dam tout ee oha-

nlittsiitieuemeiiti VaTf Purgent, Ut pitre, est pris dans le sens indiqué

tove, soit qa'eUe existe comme ma- par cette définition.

liAre d'être, éclat, rondeur, soit Dans la suite de cet ouvrage,

S 'elle n'ait qu*uneeziistenoefletiTe, oomme dans Tusage ordinaire, on

*Ppogriife, Yeeearbouele, et quel- étend la signification de ce mot idée

jps^complexe que soit 1» chose à aux pensées, aux jugements, aux

nous pensons. féflexions, etc.

Kfm. DB COUP.

2 PBiCSPTES.

Les idées s'expriment |iar déft«mto.

Quand notre attention se fixe sur deux idées, et qu'ÊjCamiiaiit le iajjfCJt ddTuK^ 4vecl1autrb» nC)is décidons qu elles se conviennent ou qtf elles ne se conviennent pas, cette -ppératiDin àe nota^ esprit s'appelle juger; notre jugement* est affmnaiif ^Siana le premier cas, négaitfàajïs le second. Le jugement exprimé paor des mots s'appelle ordinairement proposition.

Dieu,jtistic^,lnêtéfid^Wuriq/éftSs trmç^i$t i/êhumain^ voilà des idées.

c Dieu est juste, -^li»9nQMri6«ont courageux, — Dieu n'est pas matériel^ — les Francis ne sont pas inhumains ; » voilà des jugements résultant de ce que mon esprit reconfiâtldtt» Ses éétix premiers exemples la convenance des idées gu'il compare^ et d^s Ipb dmi» d^miAiN leur disconvenance.

Vidée, comme on le voit par ces exemples, peut se

définir : la notion qu'aBotre-asprJI; d'une chose g[uelconque.

Les idèes^ en se combinant, ïbrmexit des nx>tîcms plu» oa mmiA «ooniplexfis qakxi peisi appeler idées cofnplBX^.

Ainsi dans ce jugement : « La bonté magnanime de Henri lY mtaîl)»' l'atoôntiM à» Aow Jes «ècles, » les deux idées comparées sont bonté magnanime de Henri IV, méritant ToAmiratum de Unis tes siècles, tcmtes deux complexes.

Des moto eonsldérés comme glipieft de* Idées.

Les mm soat les mgQesde nds idées ; nonnseulement

mmtt^ prit «n «e «eas^ >qii« âam •• .Va4mimtàûn 4c «m» lei «ièelM. Gh«|iitr«:>utteiiN, «aliea<d9^'«fy»- .N«iu 4Mf PAoi» 4«'»ue«a 4e &•• ment, nous dirons comme4an»raM0» lecteurs n^eftt èlniigsr 4 A>uui||M (ndinaire : pensées, faite, idée$, etc. logique.

ll£ VIDEE ET DT3 JUGEMENT.

Os nous servent aies communiquer à nos semblables, mais encore ils nous sont indispensables pour retenir jet même pour concevoir toute autre chose que des idées tout à fait simples.

La raison nous enseigne à observer certaines règles» relativement à l'emploi des mots.

Il faut : 1® attacher aux mots itne idée claire, nett^, et distincte; faute d'pbserver ces règles, on s'égare. Par exemple, les jeunes élèves quelquefois se trouvent embarrassés en ètudiani; les éléments de la géométrie, jarce que, lorsqu'on leur parle des angles, ils n'en ont pas ime idée nette, et se figurent qu'il s'agit des côtés et non du simple écartement que ces côtés laissent entre eux.

T' Attacher aux mois Vidée que tes lois générales de la

attacTient, Beaucoup de gens ne peuvent comprendre que l'air est pesant. Pourquoi ?j)arce qu'ils comprenneiït pesant comme synonyme de hwtd. La pesanteur, en physique, est la tendance qu'ont tous les corps à se diriger vers le centre de la terre.

3® Reconnaître et distinguer les variations que le sens jtun m^t peut subir^ et, les diverses idées qu'il a pi signifier selon les temps et selon les personnes qui yet servent Boileau a dit :

On peut être à la fois et pompeux et plaisoHt^

TItAstm, qui aufounThui signifie seulement amu" jtmt, comique, sigmfiait aussi agréable dans le sièale de ïiûuis XIV. Entendu d'une autre manière, le vers de Bbileau serait contrsdre à la raison.

4« ÎH^ingaeT les diverses acceptions artàlogues du mtm$

mot. Car un mAme mot pent avoir ptnsleara tions, qu^il est très-aisé de confondre.

Prenons ponr exemple le mot rê/lêXîtm^ appliqaë non à la lumière, mais à l'esprit. Nous reconnaîtrons qu'il a trois significations analogues, mais distinctes; il signifie en effet :

D'abord, une faculté de l'esprit : c La rifteosion est fondée sur l'attention. *

En second lieu, l'usage et l'exercice de cette &cult6 : cHon premier mouToment m'aurait entraîné trop loin; la réflexion m'a retenu. *

En troisième lieu, le résultat, le produit de cette £aculté : « Votre réflexion me parait juste. »

S* Enfiny ne pas prendre les mots pour des choses. On tomberait dans cette faute si, par exemple, bu tm^ tendant parler du hasard et de la fatalité, on se figurait qu'il existe Twavaami un' etfe ou une lorce Oêsîgnèe par ces noms; ou si l'on croyait que le soleil tourne autour de la terre, parce que nous avons conservé l'habitude de dire : Le soleil se couche, le soleil se lève ; ou si l'on s'imaginait qu'en France, au dix-septième siècle, régnait le polythéisme, parce qu'en vers et souvent même en prose, on parlait des dieux, et qu'on faisait continuellement des invocations et des allusions aux fausses divinités du paganisme.

He 1* nécetMlté de déllmlF et de diaUmgmmr*

Pour attacher aux mots dont on se sert une idée' claire et distincte, il est souvent indispensable de les définir.

Définir un mot, c'est expliquer le sens qu'on y attache.

i V arithmétique est la science des nombres, l'art de calculer. — 1a justice est cette vertu qui fait que l'on

tend à chacun oe qui lui appartient, que Ton respecte les droits d'autrui. »

n y a des mots qu'il est inutile et qu'il serait même impossible de définir, parce qu'ils sont, pour nous, plus clairs que toute définition qu'on chercherait à en donner. Tels sont les mots : iundue, igàUU^ durée, p9nsée, mouvement.

Dans beaucoup de cas, il est très-impoftant de bien définir : car trop souvent les hommes ne sont en désaccord que parce qu'ils n'ont pas dMni les mots dont ils se servent, ou parce qu'ils les ont mal définis. L'erreur alors n'est guère que dans les expressions. Ce que j'affirme de l'objet, je l'afllrme de Tidée que j'y attache ; ce que vous niez de ce même objet, vous le niez de l'idée ope vous y appliquez. Noos ne sommes donc opposés de sentiment qu'en apparence, puisque nous parlons de (TntmmiH 1 ilHHiMiiiùiinwmii un ■nènwimii QuHnil

vous lirez clairement dans mon idée, quand je lirai clairement dans la vôtre, vous affirmerez ce que j'af«firme, je nierai ce que vous niez; et cette condliaticMi des idées ne s'opère qu'au moyeu des définitions.

Ainsi Ton a pu discuter, dans les premiers temps de l'Eglise, sur le culte rendu aux saints. « Ce culte leur est dû, disaient les uns ; — notre culte n'est dû qu'i Dieu, » disaient les autres. On s'est entendu en défi^ nissant le sens du mot cuUe, et tout le monde s'est trouvé d'accord. Qu'est-ce que le ctUtef C'est Thonneur* qu'on rend à Dieu par des actes de religion. Puis donc que c'est à Dieu que s'adressent les témoignages de vénération donnés à ses élus, ce culte est légitime.

On voit, par exemple, qu'en définissant il faut souvent distinguer.

Dùtinguer, c'est marquer les divers sens dans les»

6 i^iocif^fsm^

gue]&. oBf A^Br9s»o9. oax ixm ffiogmiUm peut âtrt fs^. tendue. Ainsi, on me dit : « La lectum forme Tefijirit eito COBW. « Jo ({i^^0ttei^.et jaçég^udd ; « Sateiadpofnoufr : ûttirje «uis d'i^ccord- a^,ec TOUfi, si vou$ jj^aclez. det la lecture de& ]}qqiI' ]i.yx:e3 ; nûiiy }& i^ puis vous ap* prouver, «à vous packi&da la.lectucQ des romatas et deiA» livres frivoles. »

S j a 4les iâé0»atolr(iAif#i

ji$â9»»ârtm, e'eit «^«irer par la pevs^ «i ^ o» saoraîe être séparé • dan» la xèsKliu

idusi les qiraliMi d^tm €ig«t) sa ^Mnlei»^ sa termiêi B&B ]B!6«ivefiieat,!iiepe«vMt#a9èalitéét^^ cêfTebjet : €efaida»^ mm e^tt kse» di^«ni^9t Im C6BBîâ£B<e ise^meiMr; les idiées^ ^ifH t^m» fb«iiiBL BBBsmaftt âm^iêêas ébmraiêw.

giUF, (te smtfoce 8»aséi»tmei» : Tîieii^âe plUfB'bfdiûaiie^ cependant, noQ'Beuiemeirftdans le» scteBKei») msi^ium^ l'toage de la Tii», qu^ êe> ecmidéoeran e&i»-oiâflMtt, et indépefidmmiAB!^ d« oe qui ciit nècessairtf à teor exiE^taMse, tes ligCMB «I le» fluperftneB.

CTéfftdfims'^e'seBS'Ço'odi appettoaMv^aifiilaffnanba» qêi lie soaitpts«iHiezo1fs ^earilB'^aâisteidttgDf la oatui» qne ùm asteiablages cmcrato él^intés; Ia» iidé^ tjm xssBjixm n9m^mcm$9i sont ifes^iddas abitmifas.

licvsgiia, paf abstKieiioniy nms ^DSidàroBs 4an:s pltti^urfr oboses ee ^élla9 onl de oosmivaiiy noon fc»HBOQ8 daite natro airprit mie idée fànérah.

L*ldôe delà Jton(;lk€t«fdié6igfie*ufflt#qtiaU«è 001^^ attlaii, à l-àBbAtre, & la nesga. L^iâS^^ dâ i^ou/ettr «st

1* Les commeoçants peuvent pas- après avoir bien appris et bien com^ wm oetfrtlfle si^ y wf/mmàmsilt Iii».l«i!i$rpiifie«il0faak«filifk

iir«m fJM' fiânéial^ 4 elle i^jUj^m* ra Umc^ «i

; L'idée d'homme, ^teigia^; tons to« ^mi w. qp. se tram# oft caradèia earamun d'ui»' âiM raisoimaUe unie àun cQC|^09|puaûiA.

liWidées .fifiatoatog g» faraoeai, eging» cMa ¥(»t|> par

im ejseiQ^, j'a tmé mix so^m caJûsr trou Ij^u^s d'inégale longueur,, famwattl tsKâa anglas^K Jecosyûdàce 0» quejr'aî teSoè^ et ja dis ; • Ia triangle est ualène. » Koilàc iKû» idée Qa^ peut ^pder iuae< idée, ijodividaeile, ne dôttgnft&l. jçpi'ua obj^ek le l^^traAtioa^ de ce gui constitue rindiyidualité de mon triangle* ; j'ai alors ridéygéfcèirib ê» Mimi^^^alène^ Si je fais ^^^fi^^MfQ» de Tixiégalité des côtô6> j,'aji uue idée plus gtaéwj^ celle de tri(mgle, qui compreud les triaiig^es iiçp^lalëxavui et les inapjfeltisiauia&iu^^ mwôlijJBu <j[uo les fcalèiies.

le Taid plnis loin : je Jaia abstraction, du nombre des û^i j'aii une idée plus générale^ celle de polyg[on$, 94 outre les triaogles^ (^njjreud les pentagones, les fiadxjJatèceSf etc.

Je vais plus loia eu^oore ^ je fais abstraction de la iQaiIité qu'ont les lignes d'être droites; j'ai alors Tidée ttBûQceplus générale i^ figura géoméiriqim, qpi^ outre fe&pûl;goiaes> ccmprend les cercles, les ovales» ete,

Jtàm^ sir en consâdéraot la fil£;ure ci;ue. j'ai tracée iiQ:kQiilâerJedis^:« Voilà XQontrîaugle sealèae;»

^/< foû àbgtroDtion «TuMi eWe» epad, Cioii millimètret ; I9 troiiième,

IA/W««e mt'eil0 «'«tw^a jm» . 3. GénéraU, pariQQ qu'elle conviffit

S. Ar eiemple, ae Si lioti^evr à tous les tribôglm «éàlèoe»^ ^uitf e ^Mée]|«Aeqt6lmMii94eté^e«eiMr mm «pit 1» «Um^wioa 4«A côté» et w considérer que lè premiar a. je des angle», et non acr teal trh»sLe «HWl, 4e«i «flteltr«ii Ift'Pf^ m^m <i»^}^ ^am^

j'exprime une idée individuelle ; et j^ezprime une idée générale, si je dis : « Voilà un triangle scalène ; » et de plus en plus générale, si jedis : « Voilà un triangle ; voilà un polygone ; voilà une figure de géométrie. »

Plus j'abstrais, plus Tidée se généralise.

Ainsi se forment les espèces^ les genres, les dastee, gui comprennent un plus ou moins grand nomlm d'individus sous une même dénomination^ exprimant ce que ces individus ont de commun.

La classe contient plusieurs genres ; le genre contient plusieurs espèces; ï espèce se subdivise quelquefois en vairiitis, et embrasse plusieurs indmdm.

On dit que des idées sont liées, lorsque iSine, ett'fc présentant à notre esprit, en jéveiUe une autre qui souvent, à son tour, en rappelle une troisième, et ainsi

de suite. Ainsi la vue d'une bague ou d'un livre réveille en nous le souvenir de Tami qui nous Ta donné ; ainsi, quand nous voyons la couronne de feuillage suspendue aux murs de notre demeure, ou quand nous y pensons, cette idée réveille celle du prix que nous avons obtenu ; l'idée du prix, à son tour, rap-

^ pelle les idées du collège, de nos maîtres, de nos camarades, idées qui peuvent aussi en réveiller d'autres. Un jeune bomme d'Otahiti, qu'un capitaine de la narine française avait amené en France, fut conduit jcu] Jardin des plantes^ à Paris. II considérait tout d'un œil assez indifférent, lorsqu'il aperçut un bananier, arbre de son pays. Aussitôt, il s'élança vers cet arbre,

* le serrant avec force, pleurant, sanglotant, et répétant sans cesse ce mot : « Otahiti 1 » Pourquoi ces transports si vifs f C'est que la vue du bananier aviât ré-

tefflé en lui Tidèe de la terre natale, de ses parents, le ses amis, de tout ce qui lui était cher.

Telle est la puissance de la liaison des idées ; elle a surtout pour cause l'attention que nous leur avons donnée lorsqu'elles se sont présentées ensemble à notre esprit, ou que lune a été ixnmédiatement suivie de Tautre.

On peut rapporter à la liaison des idées ce que nous allons dire des idées accessoires.

Outre ridée principale dont un mot est le signe et

qu'il réveille directement, ce même mot peut réveiller

indirectement d*autres idées, qu'on appelle idées acces^

•fltoc: Ces idées accessoires viennent de Tusage, des

circonstances, des préjugés, quelquefois de Tétymo» logiè m^me daniol, ^ouvenidu bvh de vuU, de Pex-

j^ssion de la physionomie, du geste de la personne

qui remploie.

Ainsi, « vous en avez menti, » et c vous ne parles pas sérieusement, » voilà deux expressions dont la signification est la même ; elles veulent dire toutes deux : Vous pensez mUre chose que ce que votis dites. Mais à la première sont liées, par l'usage^ les idées de mépris et d'insulte ; à la seconde celles d'égards et de ménage* ments pour la personne à qui Ton parle. La première est outrageante ; la seconde est polie.

On voit par là pourquoi il y a des mots contraires à la décence, et d'autres qui ne le sont pas, quoique signifiant les mêmes choses.

On voit aussi par là qu'on peut dire les vérités les phis sévères sans blesser ceux à qui on les adresse^ si l'on sait joindre à i'expressien de <:es vérités des idées

Ainsi Ton ofEanaarft q«d(iUL'ua si w lui (Ut: /« ¥âlm CD«liLit#â ttè iimimdttfite Htéméiaka. « Qa luidpra

« te vote ttiM doutair 4Q0> dwA eatte €i£caiuilaQi:ci|

II arrive bien souvent qu'on déguise ainsi deft idéev odieuaeci^ désagréalifetr ou trUtas^ soua des uornaqui en expriment en appar<Hpu:a dfi svcôna pâoiblos* C'ffit ainsi qu'on dit : « Il n*est plus, » ou Wen : « Nous Tavons poïé», <»féir!'^ 9d0t i»oit. *• Getlie nuLmèra d^tpAdtii sîaspelie w^ffièmitmi,^ Les tournures niga^vos. servent m^arvoUteusemeat àrouphémisme^ïl y a9luAdafaUtâS8«.à dire ; cEiîe joint pa& de tquta sa raison^.» ijue;: « Il est fou : jt at^. E II n'a guère d'esgiiti » <^ ; « Q eât,]3étû. »

'4MnMMI)#*»'

S n. osa jv^noHTS bv sis hotivs

a» %êi nopeamby. •«• bb x*VpM8mo» mm ^mimmam. •**• pas

Ha I» yt^oaitioii.

lok propmtism falea léatilélai mâma choses ^{ua Xe jngemant « c'est, çoBuae naos Vavons déjà djA, le j^u^ fttmni 4xtrimi for d« tiuia > ou» si l'oa vâut, c'eat

Bs laim» (pe daxuk tout jioiceamt il y a t£oia chioaes, àiMi^onr les ims, iâAe&K|iM Ton ccNUs^ees, et l'aiSii^agf tion ou la négation de la eonvenan^ de ruoe «v^c Vmtii% il y a dms- touta pcopositûm tcois chosAi^ à «ayair, deux iermG^, pu mots doet chacun indi^p^ y^ d0& îdtes cojxuMUDteSai et Iftisaat cpû affinoM la donve^

firtiL affiniia lûuc dÂSGQBJirâaaiiûB. I^ tûnno. dont oq. aflim que Vautm lulâw^ifiot ou ne lui convient peft 8'aspttUa ^iet; la tenue: fue Ton affirme ou uie. dA Faetoe, s'aja^elle e»nMi le inat qui iu^i^u^ Taffir^ matioû s'appelle veabe^

%imx est étesael. «^ L7bomiQe n'est pas étecuet^ » Omêf homnê^ 9oiek\ it&pfkd^ aUcibut ; M, verbe.

fiaoa ne paderow pes davanta^ de la proposition*, liiiài^ee leilatiiiiw à la psoposîtlon, ainai qu'à Tari d» f imliB^, aHpeTtJwwent iiluttt i la grammaire (pi^i làlii^qpie^ et ie troiniveat dan» tona les libres éhbayuh^ taiies.

9é IVMPevittm des SmgwmmmÊB.

^ fit que deux jugeiWBata sont opposd$, au que

9» Vaatre afiftcme.

0 y a deu;^ aorte» de prQ|tf)sftiea3 qgpçséea : lea ^^ ^Odi^teiiea et les contraMces^

Item propositions eent ismiradiaoir^ loxsq^ rune ^'«mtemeot ce g^u'illaut pour détruire l'autre, xien ud moins, rien de plus : « Gerson est l'auteur du livxe: ae ïlmitation*^ ; Gerson n'e^î pas T auteur du livre de ^^'nAtatim. — Atis* te» iJtoiHmélr «»nr musiciens; Les ^emaads ne sont jmw iitms mwiiimeBBi. — Tous lesjeu/nes Muisnt. eistrava^^ts » ily a dâsjfiuv^s $$ns sensée, t

Iteux propositions sont contraireSy lori»(jue Vuue di9<^ ^ 4it plua qu'il ne IvU poux dâtruÂre Tauibi^^ :

« ^ ^^«^^(a^ioit Je Jésut-Chritt. cat. ligDifie : non-senlemeDt Je ne

Ou par là pourquoi, quand me tuU cas fait de mal, mais encore «m;» ^ P** «xeMplei, aM^tonhéK >• mi emif ^ dift lêrm .• Sêmgrm' Sr^ii ^«Boade a'ii a'cat ftdi voim?— :^^on, signifie y« n« commZ. "^ ^^* P*^* tépoMtoe on- jM»; «t oMitroèrc, •Ignàftei''

coMmZ. "^ ^^* ^* tépeadie on- jm»; «t oMitroèrc, •i4nàftei''^^n>i«e* "^^f car av canfwrtrty daa» 90 iMimn/rfwft JêplmâmâÈékhimétmL

c Tous l6B jeunes gens sont eztraragants; Tous ks jeunes gens sont sensés, ou Aucun jeune homme n'est extravagant. — Oerson est l'auteur du livre de Ylmi^ union ; A-Eempis est l'auteur du livre de 17mimiion.— > Les tragédies de la Harpe ^ sont excellentes ; les tragédies de la Harpe sont détestables. »

Il est évident que deux propositions, ou contrairesi ou contradictoires, ne sauraient être vraies en marne temps; mais les contraires peuvent être toutes deux fausses, et il se pourrait qu'entre elles deux se trouvftt la proposition vraie, c'est ce qu'on voit dans le dernier exemple : les tragédies de la Harpe ne sont ni détestables ni excellentes ; eUes sont médiocres.

Il n'en est pas de même des propositions contradictoires; elles ne peuvent être toutes deux fausses; ^ de ce que l'une est fausse, il suit nécessairement que

Fautre est vraiA : cav oUo« oo r^diaiaént Jk ooHo Joriniile •

La chose est, ou n'est pas; point de milieu. S'il est faux de dire qu'elle est, il est vrai de dire qu'elle n'est pas; s'il est faux de dire qu'elle n'est pas^ il est juste et nécessaire de dire qu'elle est*. «Il pleut ou il ne pleut pas ; or, il ne pleut pas : donc il est faux de dire qu'il pleut. »

Des moiife en géoévai.

Le mort/* d'un jugement est la cause qui nous détermine à le porter.

Tout jugement a nécessairement un motif; car un homme ne se décide jamais à affirmer ou à nier quel-

1. Avtewr d^ bon ooun d« litt^ priétè des propositions coatndio-

ittira. toires, sont fondés doux très-beou

S. On Terra» A Tuticle du raison- nitonnamenu, le diltmmt et le %••

it, coBunent, sur cette pso- hgitmê dùijûnetif.

DE UIDÉB KT PU TVOXIISNT. 1»

qae chose sans savoir pourquoi II afSrme ou il nie. Les motifs généraux de nos jugements peuvent se rèdtiire à cinq : Tévidence, la .conscience, le témoignage des sens, le témoignage des hommes, auxquels on pent ajouter la mémoire *•

De rérideoce.

Vévidence est une perception claire et distincte du rapport qui existe entre les choses ; c'est comme une vive lumière qui éclaire l'esprit et qui ne laisse aucun nuage sur la vérité du jugement.

Il y a deux sortes d'évidence : Vévidence des axiomes* et Vévidence de démonstration.

Les axiomes sont des propositions évidentes par ellesmêmes, et qu'on ne peut pas démontrer, parce qu'elles sont plus claires que toute démonstration possihle. Il serait^iRRî ixintilfi f^ft cfrerçih<?r dQ8 preuves pour être convaincu de la vérité d'un axiome, qîiëTalïumër une lanterne pour voir le soleil. « Le tout est plus grand îne sa partie. — Deux 'quantités, dont chacune est égale à une troisième, sont égales entre elles. » Voilà des axiomes mathématiques. « Dieu est infiniment bon. ^ Nous devons de latjreconnaissance à ceux qui nous ont fait du bieST» Voilà des axiomes de la raison.

Véoidence de démonstration est celle d'une proposition qui, n'étant pas évidente par elle-même, le décent parce qu'on reconnaît* quelle est la conséquence nécessaire d'une autre proposition dont Tévidence ne saurait être contestée. « Les trois angles d'un triangle sont égaux à, deux angles droits. — L'âme humaine est inunatérielle. »

1* On pounrftlt y joindxe VanalogU; 9.0a iviâencê immèdiaU,

^1 Jttger par analogie, c'est en réaa 8. A l'aide du raisonnemwit. Vej

j^^mionner par indaotton. Voyes le chap. ui. « ça. lïi.

10 PEioBPtasi

Quand le témoigmage réunit à un haut degré tout ces conditions, il agit sur nous avec une force inviii«ciUe et produit une complète certitude. Les livres seuls m'ont parlé de Chairlmtagne. Je ne connais Alger qaa par les journaux, par les livres, par les personnes qpi disent avoir visité cette ville. Néanmoins, la rénovation de l'empire d'Occident par Gharlemagne, l'occupation d'Alger par les Français, sont des faits dont je sais aussi certain que de ma propre existence. En douter . serait une preuve de démence.

Quand le témoignage des hommes ne réunit pas toutes les conditions énoncées ci-dessus, par exemple, celle de la pluralité des témoins ou de la vraisemblâôice du fait, il peut cependant encore produire quelquefois en nous là certitude» si le témoin nous inspire beajx^ coup de confiance. Mais plus souvent il ne produit que la probabilité, ou même U est Tol^ot d» dont©, de la . défiance, ou enfin il est rejeté comme sans valeur.

De la mémoire.

A ces quatre motifs de nos jugements, on peut ajouter la mémoire, cette faculté de notre âme par laquelle elle conserve et se retrace, soit à son gré, soit . même malgré elle, les impressions qu'elle a reçues. Sans le secours de la mémoire, nous n'aurions aucune coimaissance, pas même celle du moi, la plus simple de toutes.

La mémoire est, en général, un motif puissant de certitude. Dire : J'ai éprouvé cela, j'ai vu cela, parce que je me souviens d'avoir éprouvé et vu cela, est un jugement parfaitement raisonnable.

Il y a quelques exceptions, sans doute. L'âge, les maladies, les accidents portent atteinte à la mémoire;

os L*lDtt R BU 9ITOIMBIIT. 11

leur eifet le plus ordinaire est d'a£EadUir ou d'effacer les impressions que nous avons éprouvées, et non de nous faire croire fiiussement que nous ea avons éprouvé d'autres.

Exemples relatîA à ce qui prteède*

Quelques exemples fort clairs vont faire comprendre comment tous nos jugements ont pour base un dçs cinq motifs généraux que nous venons d'indiquer :

« I*aime mes parents. » Conscience ou $entimen$ in^ lime; cet amour est en moi, et je Ty sens.

c Voilà une fleur bdie et odorante. » fémoîgnd^e des ACM ; je vois cette fleur, et j'en respire le parfum.

« Londres est une grande et riche cité. » Témoignage des hommes; on me Ta dit, je Tai lu.

« Dieu est bon. — Le tout est plus grand que sa partie. 3 AWrfwif»/ ce aoni lê^dee axiomes.

« Le côté de Thexagone inscrit est égal au rayon. «— La vertu sera récompensée ou dans ce monde ou dans Vautre. » Évidence produire par le raisonnement ; cela est démontré.

« J'ai fait un voyage en Hollande il y a deux ans. » Mémoire; je me rappelle les faits de ce voyage, faits que j'ai connus par le sentiment intime et par le té« moignage de mes aens*

GBAPITIIS! B£UÎIÈMS<

»x LÀ Bicnoir xt imbs frrasss eh aétcêsjîL. — ds la cohbtruo- UMOB, DB w^ «ruivra sr jDis jkA. p.AWMtBte' '^«■ft r^R^xxn

ST DES FBBASS8 COUFJÙBS. — DX L^HABMOiaK DE LA PHILàfiX.

Les idéeS) coHiïne nousPavons déjà dit, s^esprMent % Taide de mots.

Exprimer une idée, tin jugement, c'est donc rénosi* eer à Taîde des mots.

Les mots réunis pour i*émwj<;laticm des jugemesfe,. des idées, des faits, des Tapports, en un mot de tout ce qui est Fdbjet de notie pensée» forment des phrases.

La phrase consiste dans nsine eu plusieurs propositions formant im sens complet. Elle est le plus sou* ▼eut eafposiHve t « Nous'Hdorâ» Dieu ; bous pratiquons la justice ; neus sidiBOM notre patrie. » EUe est quelquefois inifefT09(têh)t':^ « A#«pes^ôua Bien ? ôtes-votts juste ? aimez-vous votre pays î*»^ wipéfwr^ • «^éore Dieu ; sois juste, et chéris ta patrie. « Ou exclamative: ■ Qu^il est beau, qu'il est doux de remplir ses devoirs envers Dieu et envers son pays I »

La manière de rendre et d'exprimer les idées, et i^ tourner les phrases, s'appelle diction, èlocution ; quelques personnes l'appellent style. Nous nous serviront aussi de ce mot^ parce qu'en effet la diction est dans le style ; mais l'acception du mot style est plus étendui

lAiHBriOH. 1»

et ne se borne, ç^ à la (JicJi^on, comme npus le verrons dans le quatrièixift <r^Apitrp

IN 1». eov^twiettoii êm 'phmmsê et 4» lliiTenlffiu

La construction de la phrase, c'est-âHlIre Pairasgo- Uent âes mots, àeit Mre ecHrfepme aux règUes" de la

n 7 a néasuftemc^ mte^ éér^tttkm à ces règte», qui est pennise dieue certain eae : c^eet ce gn'on appelle

I/%nf99tswnj comme none Tenons de le dîre, est tme dérogation aux régies crnlinaire» de la oenetpcietion gnanmaticale*

Asm le sujet se place aprds le Tevbe, non-seulement toutes les fois goe ]a phrase est interrogative, maie encore dans beaufiûu^ da.Gas ûu ella est expoaUive : « Là où commencent les soupçons cesse Tamitié.... D'abord «Rivent tes veprocbas ; eiufoite viendront les querelles, v

Déjà prenait Tessâr pcnr Be sauver dans les montagnes cet aigle dont le vol hardi avait d^abord effrayé nos provinces. (Fléchibb.)

Ooekjuefois le complôment iîetâiieet dhin verlbe se place avant ce verbe: c De toutes ces observations, je tire cette conclusion, que, etc. — Aux objectioné que vous venez défaire, je xépondxalque, etc. )»

La versification^ admet des inversions hardies et Mquentes ; celles que la prose peut se permettre sont rares \ il ne faut employer que celles qu'un constant usage a autorisées.

La oonstrnction de la phrase autorise quelqfoefins Tusage du pléonasme, de Tellipse, de la syllepse ^ et de la parenthèse*

Le pUonatme, qui consiste à ajouter des mots matiles pour l'intelligence de la phrase, n'est pas un défaut* lorsqu'il ajoute à l'agrément ou à l'énergie :

c Tai vu la chose de tnes yeux; je l'ai entendue <fo mes oreilles. — Tel est votre avis, à vous ; moi je pense autrement. — Aimezrfe, ce Dieu si bon. Quand leYiendront-f ^y ces jours heureuj ? »

C'est au pléonasme qu'on peut rapporter la rèpétin Hon, qui consiste à dire le même mot plusieurs fois, afin d'insister plus fortement sur l'idée. **^

BomftMf rwÊtfêM tout paeu av«e riaspiété-

(Racinb.)

Bfais JHmA fentend g6mir, Dtete yen qui te ramèae

Ua vrai remords, né des douleurs; Dieu qui sait pardonner à la nature humaine

D*étre ûdble dans les malheurs.

(OiLuaTO

U ellipse est le contraire du pléonasme ; elle retranche des mots qui semblent nécessaires pour l'intelligence de la phrase, et donne par là plus de rapidité et de vivacité à l'expression :

Ainsi dit le renard, et flatteurs d^applaudir.

(La FoNTAim.)

C'est-à-dire : « les flatteurs s'empressèrent d'applaudir.»

1. Ce mot n'est pas aussi usité des injures; vos raisons m'ont p«m

que les trois autres. osteM tuffUanitt; cette bibliothèque

S. Le pléonasme esttonjours un dé- euipUine de heaueoupdt lirres; écou* Â

faut quand il n'est qu'une inutile re- tez-moi, j)ttM ensuite roua me répon- ]

dondance de paroles, comme : Ils se drecVoir dans la seconde partie d'au* |

sont dit réciproqumtnt Vun è tavtn très exemples depléenaames ficieuz.

DxxjiuGsnm. u

Une ti paiiYrt cbèrat

(La Forvaiiib.)

(Test-à-dire : « moi, je mangerais des tanches 1 je iuU vu héron; eanvientril que je fasse une si pauvre dière! »

L'exemple suivant présente une ellipse tris-haidie, qni peut induire en erreur des lecteurs peu intelligents. Il s^agit des migrations des oiseaux :

Cens qui, de dos hivers redoutant le coarrons, Vont se réfugier dans des climats plus doux. Ne laisseront jamais la saison rigoureoM Surprendre parmi nous leur troupe parêSMnuê.

(Lonii Racuci.)

C'est-à-dire : « Qui n'est pas paresseuse» et qui le Serait ^éliéH laissait surprendre. »

Oaelquefois on fait accorder un mot» non avec le mot auquel il ee rapporte» mais avec i'idée qu'il réveille dans Tesprit.

Entre le pauvr$ et tous tous prendret Dieu pour Juge» Vous souvenant, mon fils» que, caché sous ce lin, Commt êux tous fûtes pauvre et comms êux orpbdin.

(RAcun.)

n faut se permettre très-rarement cette dérogation tttx règles, appelée syllepse par les grammairiens.

Faire une parenthèse y c'est intercaler dans une phrase une autre phrase qui forme un sens distinct : <Un Sybarite (je rougis presque de le dire) ne put dormir sur un lit de roses, parce qu'une des feuilles s'était repliée sous son corps. 9

Il faut éviter de multiplier les parenthèses» et surtout de les allonger.

La période est une phrase assez étendue» où le sens

23' MftCSMtil.

est suspendu xm& ôti pla^ett» ft/îa, de matrïîsie Si établir entre ies oiembres une symétrie d^égalité pu de psogression.

.Lid j^iode .plaît à Toreille, ji cause de cette aymôtrie ; elle plaît à Tesprit, parce qu^elle rapproche tt unit plusieuBs jdées s^ns les confondra.

Jfiotts allons présenter la mâme pensée «oosla Saûoaà de période à ftuatre^ à trois;» à, deux membres.

A quatre membres : c Pourquoi voudriez- vous être respecté danâ vos malheu£a« -— pourquoi voudxieEvous qu'on fût seiMîUe i i««tt fèmm^ -^ wofM, qui, dans vos prospëiîtês, avez montré tsittt d^fi86!etice, — vous qui n'avez jamais accordé une larme, un reg^trd aux înîortmiés^ •

A trois membres : c Potirqtidi vau9rte2-votis dct^ plaint et respecté dans vos màBiettrs, — vous, qtri, dans VDSçrospéritéfS, uvez monti'iltant'd'tnsoleiice, — vous qui n'avez jamais accordé une larme, ^m Tegstttf aux iaftotUBéi f w

A deux membres: « '?oto?gutn TOuÔriez-TOtts ifttre plaind «t Inspecté dans vos malheurs, — vous, qui, dao6 vos j^roi^pécitésy avez jnaniré «tant de duiaeii #t d'insolence 3jf

ûuand les pbtases, au iieu d'èire ibndues ea pè riodei^, «ont &é|iiaxée& et.oeufftes, on 4it gueie style fist cov^é: « Dans la jpr^pétité vous vous êtes moatxë h soient i; jamais vous n'avez accordé ane larmQ, un gard aux infortunés. Aiyourd'liui vous êtes malbaa^ renxy^ personne n!a pUiô 4e voos. Qu'y iHt-il là i'é^ tonnant ? » Parmi les auteurs &an((ai&, Massillon a préféré lé style périodique ; La Bruyère, le style coupé.

Un mélabgéïeurètiiTïôtés'aeUx toaûiSres cwitiibue à éMner Ai Ja; looMtèMi stfia*

O&ditqpie la style astAonmmaux, lorsque la suito 4ds 97ilaJbes &nmie ua «oseiable afflAaWfl à roreille.

Ce4ite TMirmoTM.dDit veiûx oatunllamaat; la seclMr* cher .«^^t péoibto «tjpBu utite : ce secait même puéril*

Hais cm doit éviter avec soin tout oe (pu pounait UûGi&er ToreUlef aioai ou éiôlera la répôtilian d'uAt loàioa sjllabe eu d'ua^ laAme artioulaticm : • Le pam dont nous nom nourrissons. -^ On ne doit 0e fier ftt^« quelqu^un qyi^on connaît. » On a fait le vers suivant,pour montrer combien ce défaut est ridicule :

CiàLl si Cflffi'tif Bli&tiii int iiÉ>iiii liiiu MHS mcft^i

OaAilitenMWisaUaattiOttatBB dètâgréaUBdenoyeUtti: « Benri lY alla à ÉmimÊA^éBUfàAtrm^ «

On ne mettra, pas trop d'jnétgalité entra las mexxkbres de la phrase^ et l'oA psandia gatch qee ie dernier membre né soîttrop court et ne tombe brusquement* : c Je ne crois pas, malgré les plaintes de ceux gui se disent tfttoitife îis*lfif, ^tfff mtetel *

Qb a^uliilkwitf l'u^iÉiWËiËWatauc^hra^ey tttte km^ettr démesurée : on ne mettra pas, non plus* à la suite les unes des autres plûilWtt^ plirâtgeS^ trè'sKX)urtes.

te.pv^drâtgalde)dtiilni]ÉifIierin giABi iee fu$^ et dt4e» eoMfaafvdCter kto ims iàoÊÀ Im antmi

tte Mtee de tenaioer lat aBoosibres de phrase al les hémistiches des vers alexandrins pao des consens noMae attubiabbtt : « Qeltd: ^ s âik le mid sees réflexion a beau dire pour sa justification qu'il n'avait ^^B^mn^pniist'iffmfliim. » Oès aortes de rimes ptodeisefttdaiM k ptmemieKet désagrMble.

dtt ntfle; on dît amgî nombre, st^le

noiiv0f:«ttàr, màH ttoibs fréanémmoni.

m JEkoëbté âù&Ad cette cbtaïe a nen

9. On dit oràhuAttmatihamûtm Hl £k6ëpté<)6&iidc(!tcedhiiteane«

U PWkCXPTBI.

Si l'on évite tous ces défauts, et si Ton entremêle les périodes et les phrases coupées de manière à obtenir une certaine variété de mouvement (ce qui se fera presque naturellement avec un peu d'attention), le style aura Tharmonie désirable. Il est inutile, dans notre langue, de se préoccuper davantage de cet objet.

On dit qu'il y a harmonU imUative lorsque, par la son ou l'arrangement des mots qu'on emploie, on imite le bruit ou le mouvement des choses dont on parle» Dans ce vers :

Pour qni stmi e$s ««rpenU qui fif/UfU iur tos tètes t

(RACllfl.)

la multiplicité des s rappelle le sifflement des serpents, •Les deux vers suivants expriment assex bien la marche lente d'un attelage de bœnft :

Quatre bonfs attelés, d'an pas tnnqniîle et lent. Promenaient dana Paris le monarque indolent.

(Bqiuav.)

va UL coMPAB^isoir. —PB VàXTvaàgBt V9 ooamascB. — 8»

L*iÉnTHk7ni.

On peut donner aux idées plus de clarté, à l'exprès* sion de ces idées plus d'éclat et plus d'agrément, en établissant entre elles des rapports de ressemblance ou d'opposition.

Le rapport de ressemblance s'appelle comparai^

à dessein, pour i^onier à Téneigle ; spntpsiBtpareUM-ihéwctdet/^^iiriS

ce ^'on ne doit le permetiie que (roy. le chapitre luiTant). pnitqu^oa

très-rarement pent lea eiprimer par des ternes

LOncomprendrabienletitredece prit au geni propre; mais on pent

fvagraphelorsqn'onaaralulecoin- aussi les exprimer par des termes

meneement du paragrwhe rairant. flgnrés. On pourrait dire la ' ~

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