DE LA BICHON. IM
ifom ta, ehap. l"*, § 1, qn'en les formant, nons sépare bi des objets les qasùiîéê qui leur appartienoent, que nous considérons ces qualités comme ta elles existaient par elles-mêmes, et qne nons leur donnons une sorte de réalité. De là vient qne notre langage paraît leur attribuer les sentiments et les actions des êtres animés Nons disons : La loi nous ordonne, la vertu nous prescrit, la vérité
Tdle est rorigine de cette sorte de métonymie, doafc il eil ki question : Vamitié s'alarme facUement,
Mon gèle n'a besoin qne de votre sUence.
(Râonb.)
Souvent la tyrannie a dlieareuses prémices.
(In.)
Da là ttMsi lea penoimifiQatiaiia all%oriq«ds $ de U^ daaa oartûs €U, Vusage de la prosefoféem
(Voir page 35.)
ETftmplfis de métaphoie»
On put ft Despréanx* pardonner la satire: Il joignit Tart de plaire au malheur de médire* Le miel que cette abeille avait tiré des fleurs Pouvait de sa piqûre mèontùir ks douLeurs.
(VOLTAIBS.)
L'homme en sa propre force a mis sa confiauoa;
Ivre de sa grandeur et de son opulence,
L'éclat de sa fortune enfle sa vanité.
Mais, 6 moment terrible ^ 6 jour épouvantable.
Où la mort saisira ce fortuné coupable.
Tout chargé des liens de son iniquité I
(J» B. Roosasàu.)
Métaphores ridicules.
Je me suis appuyé sur le roc inébranlable de la vérité,
!• Autrefois on désignait asses' souvent Boileanpar eesnmom.
SOO EXEMPLES ET ÉCfJOJlGISSElISnTB.
d'où j'ai Ta tranquillement Fonde oonrroacée de rimpostore se briser ayec une impuissante furie sons mes pieds.
— Avec lui Taioement je Toadrais ▼ous lier: Soo cœor est un logis qai a*a pas d^escalier.
— Û tente Timpossible, et l'impossible vainca lecole devant lui *.
Mftopkore et allégorie.
Earamplei d'allégorie.
Pendant la Tenenr, André Chénier, renfermé dans une pneoBi entendit une de les compagnes de captivité, Mlle de Coigny, dire naïvement qiCeUe était trop jeune pour mourir; cette eiroonstanoe loi inspira les strophes qne nous allons reproduire.
Ces strophes admirables feront pai^tement comprendre à nos lecteurs ce qne c'est qne la métaphore et Tallégorie. La même idés, « Je snis trop jenne pour monrir, » y est répétée six fois et ezpzimée par six métaphores difiérentes : o*est IVpt, qni ne doit pas être moissonné avant Tété ; le raisin^ qu'on ne doit pas vendanger avant 1*80tomne ; le voyageur, qui doit arriver au terme de sa course ; le conmm^ qui ne doit pas quitter la table au commencement du repas ; ans année, qui doit parcourir le cercle entier des saisons; une /ImT; qu'on ne doit pas cueillir dès le matin, etc.
« L*épi naissant mûrit, de la Êiox respecté ; Sans crainte du pressoir, le pampre ', tout Tété,
Boit les doax présents de l'aurore ' ; Et moi, comme lui belle, et jenne comme lui, Quoi que Theure présente ait de trouble et d^ennni %
Je ne veux point mourir encore.
c Qn*un stolque * aux yeux secs vole embrasser la mort', Moi, je pleure et j*espère; au noir souffle du nord,
1. Phrases eztndtes d'auteurs tueUes soient inquiétantes et peuconnus, blés.
8. Métonymie : le raitin, b. Qu'un philosophe austère. 8. La rotée; périphrase. 6. Contraste et allusion. 4. Quoique les circonstances
Je plie et relève la tête *.
SU est des jours amers, il en est de si doux* 1 Hélas! quel miel jamais n a laissé de dégoûts
Quelle mer n*a point de tempête?
fl L'illusion féconde habite dans mon sein; D*ane prison sur moi les murs pèsent en yain,
Tai les ailes de Tespérànce '.
Ediappée aux réseaux de Toiseleur cruel, Plus vive, plus heureuse, aux campagnes du ciel
Philomèle * chante et s'élance ^.
« Est-ce à moi de mourir? Tranquille je m'endors, Et tranquille je veille; et ma veille aux remords
Ni mon sommeil ne sont en proie ^ Ma bienvenue au jour me rit dans tous les yeux '; Sur des fronts abattus mon aspect dans ces lieux *
Ranime presque de la joie.
« Mon beau voyage encore est si loin de sa fini Je pars, et des ormeaux qui bordent le chemin
J'ai passé les premiers à peine.
An banquet de la vie à peine commencé» Un instant seulement mes lèvres ont pressé
La coupe, en mes mains encore pleine.
« Je ne suis qu*au printemps, je veux voir la moisson; Et comme le soleil, de saison en saison,
Je veux achever mon année.
Brillante sur ma tig« et Thonneur du jardin,
1. Métaphore : allusion à la lable et, quoique renfermée dans nae
M C%liie et le Roseau. prison, j'en sors en espérance. >
S. Antithèse. Ce yers et les deux 4. Le rossignol.
>H!taphores qui suivent signifient : 5. Nouvelie métaphore : < Le sé-
« On doit tenir à la vie, parce que, jour de la prison me fera paraître
*u y a des jours malheureux, les plus douce la liberté dont je jouirai
rifnn heureux sont en plus grand ensuite. >
nombre. La yie est comme le miel, 6. Sens de ces trois vers : « Ce
qu'on mange arec plaisir, quoiqu'il n*est pas & moi de mourir, ma
fi*M quelquefois du dégoût dans conscience est calme et pure. >
Abouche; elle est comme la mer, 7. c Tous ceux qui me voient son»
""laquelle on aime i naTiguer, rient de plaisir à Paspect de ma jeu-
quoiqu'elle soit quelquefois agitée nesse si fraîche et si riante ; je lie
pu la tempête. ' dans leurs yeux qu'ils sont contents
9' Sens de ees trois vers : c Je de me yoir entrer dans la yie. t
^^ dans rage des douces illusions, 8. Dans cette prison.
Je n*ai vu luire encor que les feux da matm: Je yeux acheter ma journée.
« 0 mort! tu peux attendre; éloigne, éloigne-toi! Va consoler les cœurs que la honte, Teffroi,
Le pâle désespoir dérore.
Pour moi Paies ' encore a des asiles Terts, L*hymen de doux liens, les muses * des concerts*.
Je ne veux pas moorir encore *, »
Ainsi, triste et captif, ma lyre * toutefois S'éveillait, écoutant ces plaintes, cette voix,
Ces v(B!ix d'une captive :
Et, secouant le joug de mes jours languœsants, Aux douces lois des vers je pliais les accents
De sa bondie aimable et naïve '.
Ces chants, de ma prison témoins harmonieux. Feront à quelque amant des loisirs studieux
Chercher quelle fut cette belle :
La grâce décorait son front et ses discours ; Et comme elle craindront de voir finir leurs jours
Ceux qui les passeront près d'elle.
(André CbimnL)
Antre «aetaipl» â*idMgorie.
Le bonheur est le povt où tendent les humains; Les écueils sont fréquents, les vents sont incertains; Le ciel, pour aborder cette rive étrangère. Accorde ft tout mortel une barque légère. Ainsi que les secours, les dangers sont égaux. Qu'importe, quand Torage a soulevé les flots. Que la poupe soit peinte, et que ton mât déploie Une voile de pourpre et des câbles de soie ?
1. Eïprestion iB7thologiq;ae : di- ptd» jouir d«8 éotie&vn êe la TiBitè qui présidait snx champs. pagse; je pnï» être aimée d^
9. ExpresBiov nnrthc^og^iie : di- époux : f« paie evLtiTer lia WÊSiffl^
viaités qu! présidaieiit aux arts. et la poésie. >
8. Ce mot, par métoaymie, sign^- 5. Ellipse élégante et havtt»
fie poésie et mutiqtK, 6. Je mettais es vers eeff p*-