STYLE, DÉVELOPPEMENTS
Inuii^esy sentiments.
(Voir iMiges 11 et TS.)
Tëlémaqne dit dans Fénelon :
Je cours les mêmes dangers qu'Ulysse, pour apprendre où il est. Mais que dis-je? peut-être qu*il est maintenant enseveh dans les profonds abtmes des mers.
Si Télémaqne parlait de qnelqa'nn à qni il ne pilt pas tm vif intérêt, il n'exprimerait pas ainsi sa pensée par nne imajçe; il diitit gimplement : « Pent-être qu'il a péri dans nn naufrage. » Mais il parle d'un père chéri ; l'intérêt qui l'anime est vif, sa frayeur sst grande, ^il voit ce qu'il craint, il peint oe qu'il voit, et son langage exprime les sentiments d'amour et de crainte qui l'agitent
Voici quelques exemples de pensées dont l'expression est aminée par les sentiments^et les images.
Proposition simple : « Les mystères de la religion sont au-deMU de la raison de Thomme. »
Je dirai aux philosophes ; « Ne vous agitez pas contre ces mystères que le raisonnement ne saurait percer. Laissez à Dieu cette nuit profonde où il lui plaît de se retirer avec sa budre et ses mystères. » (Guénard.)
Proposition simple : « Il est bien difficile d'dtre humble et modeste ^uand on vient de remporter une grande victoire. »
Qu'il est difficile d'être victorieux et d'être humble tout ensemble ! Les prospérités mihtaires laissent dans l'âme je ae sais quel plaisir touchant qui l'occupe et la remplit tout