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M^TH. DE COMF. 18
tu SXKXPIIS ET
Mtis, ddm Fnn ei <buif TmÈtt eam, Tmàté de ton el de endonr
Cétait rheare oft« lassé des longs tnranz da foor.
Le laboureur reroitsoo rustique sCfoor.
Je Tisitaîs des morts la couche triste et sainte.
Une femme apparat Ters la funèbre enceinte.
Et d^nn enfant suivie, avec Tombre du soir.
Sous un jeune cyprès lentement vint s*asseoir.
Parmi les hauts gazons, s^élevaient sans culture
Quelques sombres pavots, fleurs de la sépulture;
Son fils, pour les cueillir, un moment s*éloigna :
A toute sa douleur elle s'abandonna ;
Mes pleurs interrogeaient sa tristesse mortelle.
« lion époux n'était plus, f avais deux fils, dit-elle;
L*an d*eux, mon jeune Edgar, était le plus chéri,
Cétait mon premier-né; mon lait Tavait nourri;
Plus souvent que son frère il cherchait mes caresses.
Vais Dieu punit toujours d'inégales tendresses.
Le fléau destructeur* aux mères si fatal
S'étendit par degrés sur le hameau natal;
Chaque mère implora le secours salutaire
I)*an art encor nouveau', présent de TAngleterre;
Le second de mes fils lui-même y fut soumis.
Prête à livrer Edgar, j'hésitai, je frémis;
Contre un fer douloureux, sa frayeur indocfle
Dans les bras de sa mère implorait un asile;
rosai Ty recevoir; j'oubliai ma raison;
Je l'offris sans défense au funeste poison ,
Edgar en respira la vapeur meurtrière.
Chaque élan de mon cœur était une prière;
Je le voyais sonflHr, languir sur mes genoux, .
Et mon plus Jeune fils jouait auprès de nous.
Chaque Jour, chaque instant redoublait mes alarmes;
Je pleurais.... Mais Edgar ne voyait point mes larmes f
Déjà le mal impur, sur ses yeux arrêté,
Cachait & ses regards sa mère et la clarté.
Il mourut.... et voilà sa pierre funéraire;
Ce cyprès est le sien, cet enfant est son firôi».
Nous vefions tous les soirs lui por^or nos douleun;
Nous regardons.le ciel et nous versons des pieu».
^- 1. La petite vérole. S. La vaoclae.
DESCBlPTIOirS, RÉCITS, DIAL0GT7ES, LEITRES. 3TO
Toi, mon dernier enfant, souffre ma plainte amère ' Le ciel n*enferme pas tout Tâmour de ta mère : A vivre loin d'Edgar je pais m*aceoutamer, Près du cercueil d*Edgar je puis encore aimer. » Elle se tait.... L*enfant la sait dans les ténèbres; Mais on dit que bientôt sar les gazons funèbres Il revint pleurer seul, hélas! et que ses pas Vers le tombeau dTdgar ne se dirigeaient pas.