‹ Méthode de composition et de style; ou, Principes de l'art d'écrire en français suivi d'un choixChapitre 58 sur 73 · A. 8O011ST · texte numérisé non relu

A. 8O011ST

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Sous les remparts de Rome et sous ses vastes plaines Sont des antres profonds, des voûtes souterraines, Qui, pendant deux mille ans, creusés par les humaûns. Donnèrent leurs rochers aux palais des Rommns, Avec ses monuments et sa magniflcence, Rome entière sortit de cet abîme immense. Depuis, loin des regards et du fer des tyrans, L'Eglise encor naissante y cacha ses enfants, Jusqu'au jour où, du sein de cette nuit profonde, Triomphante, elle vint donner des lois au monde, Et marqua de sa croix les drapeaux des Césars.

Jaloux de tout connaître, un jeune amant des arts*» L'amour de ses parents^ Tespoir de la peinture, Brûlait de visiter cette demeure obscure, De notre antique foi vénérable berceau. Un fil dans une main, et dans Tautre un flambeati, n entre, il se confie à ces voûtes nombreuses Qui croisent en tous sens leurs routes ténébreuses. Il aime à voir ce lieu, sa triste majesté, ' Ce palais de la n\jd{, cette sombre cité. Ces temples où le Christ vit ses premiers fidèles. Et de ces grands tombeaux les ombres éternelles. Dans un coin écarté se présente un réduit, Jtfystérieux asile Où Tespoir le conduit; U voit des vases saints et des urnes pieuses, Des vierges, des martyrs dépouilles précieuses. U saisit ce trésor r il veut poursuivre.... hélas! U a perdu le fil qtii conduisaH ses pas. Il cherche^ mais en vain; il s'égare, ii se* tMuble, Il s*éloigne, il revient, et sa crainte redouble; Il prend tous les chettittB que lui mfotttfe lA petit: i Enfin, de roui»- enr rouTle et d'dr^eur ett exttult^

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