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de forcer vos effets pour les rendre visibles. Nous pensons que les
GROUPEMENT ET DÉVELOPPEMENT 245
développements indiqués dans le Chapitre VI 11 sont largement suffisants pour une bonne marche à suivre.
La figure 3o3, d’un effet léger, est surtout ornée par son fond composé de doublements interrompus à dessein et assez écartés de la courbe pour que cette interruption soit forcée. La suivante d’une composition analogue avec volutes doit son effet au fond noir médian (304).
Courbes croisées en arrangements continus
en ligne droite
Voici une nouvelle source de composition de bordures ; nous avons entrevu plus haut des courbes croisées rapportées à des axes, mais ici les croisements ont un sens latéral. Elles présentent de l’analogie avec les autres arrangements courbes continus que nous avons étudiés. Nous n’emploierons que la courbe simple et la courbe S, bien qu’on eût pu y joindre la volute et les courbes symétriques.
Courbes simples croisées en groupes séparés
Nos autres arrangements en ligne droite (83 à 149) sont tous formés de courbes contiguës. C’est pour cela que nous donnons ici des exemples en groupes disjoints, qui se prêtent mieux à former des motifs,
bien que rien ne soit plus facile que d en opérer le contact par tangence pour obtenir des ornements suivis, ainsi que nous le venons ci-après.
Ces croisements par groupes séparés sont assez peu usités, c est pour cette raison que nous avons cru devoir en montrer un certain nombre.
La figure 3o 5 est composée du croisement de deux courbes simples, la concavité en regard comme la suivante où au lieu d’être en haut elles
se trouvent à gauche (3o6). On pourra remarquer, dans nos exemples, que les croisements se font, autant que possible, normalement aux courbes,
et que des rencontres plus obliques seraient, dans la majorité des cas, à rejeter complètement. En effet, comment des développements pourraient-
ils s’ajouter à ces courbes sur tout leur parcours si elles étaient plus inclinées les unes sur les autres ? Mais cette raison n’est pas la seule, et
GROUPEMENT ET DÉVELOPPEMENT 247
en suivant le cours de cette étude, le lecteur se convaincra que les croisements francs sont beaux en eux-mêmes, alors que les autres sont
inharmoniques. L’exemple 307 montre la concavité contre la convexité et le suivant (3o8) rappelle la disposition 3o6, mais plus inclinée. Dans
la figure 309, deux courbes simples sont croisées par une seule, et ici, l’observateur peut constater un effet moins bon que dans les
exemples précédents parce que les croisements sont plus obliques; la suivante donne à peu près le numéro 3 07 renversé (3 1 o). Les exemples 3 j i et 3 1 2 présentent des courbes croisées deux fois, la seconde étant une courbe double.
Courbes simples croisées en groupes reliés par contact
ou par croisement
Ici, nous réalisons les groupes contigus dont il a été question au paragraphe précédent, le contact pouvant être amené autant par tangence que par croisement ; les deux courbes du groupe, en ce cas, ne se
réunissent pas, et la juxtaposition a lieu par une seule. Les courbes de la figure 3 1 3 sont, non seulement contiguës, mais raccordées, ainsi que
dans l’exemple qui suit (3 14); mais, dans cette dernière, le raccordement est effectué par le croisement, ce qui n’est pas le cas de la figure 3i5, où,
comme dans le premier exemple, l’une des courbes ne se juxtapose qu’à elle-même, sans se raccorder. Dans le numéro 3 1 6 , on voit l’une des
GROUPEMENT ET DÉVELOPPEMENT
courbes en croiser deux autres au moyen de la disposition des groupes 3o6 ; ceux-ci sont donc reliés par croisement, ainsi que celui qui suit (3, 7), ou se trouve une courbe doublée. On peut trouver une bonne
application de ces éléments croisés dans les bordures et ornements typographiques, qui demandent à être tour à tour isolés, disposés en séries, tournés en sens alternés ou en rangées juxtaposées. Dans ce
but, il suffirait de donner plus de corps à ces exercices, soit qu'on les laissât en noir sur fond blanc, soit qu'on leur ajoutât un fond noir en laissant l’ornement en blanc.
Courbes simples et courbes en S par groupes séparés
e que nous venons de faire pour les courbes simples peut l’être pour des courbes mixtes, comme l’exercice 3 1 8 l’indique, mais on peut transformer tous les exemples relatifs à la courbe simple en changeant facilement l’une d’elles en courbe en S. Nous ne nous y arrêterons donc pas davantage quel que puisse être l’intérêt de ces combinaisons
25q méthode de composition ornementale
dont nous laissons le soin au lecteur. Comme les précédentes, elles peuvent concourir aux ornements des livres aussi bien qu’aux carrelages
simples. Mais si l’on transforme les courbes simples en courbes en S, il faudra prendre la précaution indispensable que les croisements continuent à se faire aussi franchement qu’il sera possible.
Courbes simples et courbes en S en groupes reliés par
contact des croisements
Nos figures n’ont pour ainsi dire besoin d’aucune explication car elles parlent assez par elles-mêmes. Les figures 3 19 et 320 sont en outre garnies de volutes à l’un des mouvements, et c’est par le croisement seul qu’ont lieu les juxtapositions ; il en est de même des exemples 32 1
et 322, ce dernier montrant une courbe simple doublée et le croisement non plus comme les autres, mais la liaison effectuée par contact suivi de la courbe en S. Ces divers croisements juxtaposés peuvent, comme ceux qu’on a vus plus haut, rendre des services dans l’industrie, entre autres les balcons légers en fonte de fer, mais non pour celle du fer
forgé, d'où les croisements doivent être bannis, ainsi qu'on a pu le voir dans les explications données à propos de la planche 8. Cela concourt à
prouver que chaque industrie revêt ses produits d'un caractère spécial, ce qui est facile dans 1 une étant prohibé dans l’autre, et que le dessin,
pour chaque matière différente, doit être différent. Si nous avions à donner un programme pour la fonte ordinaire, comme nous l’avons fait
pour celle de cuivre dans la planche 6, nous recommanderions d’aussi nombreux mouvements croisés que possible afin d’en assurer à la fois la fonte facile et la solidité.
Courbes en S croisées par groupes séparés ou reliés
Ces exercices pourraient être aussi nombreux que les premiers, sur lesquels nous nous sommes davantage attardés. Mais nous nous bornerons à un petit nombre. Les figures 3i3 et 324 sont des groupes
séparés, les autres sont reliés soit par juxtaposition (325) soit par croisement (326). Les exercices 327 et 328 sont aussi reliés par croisement,
le dernier avec courbes raccordées. La liaison de celui qui vient ensuite se fait par juxtaposition suivie et comporte deux croisements sur la
même courbe (329); on remarque ici que les deux courbes sont un peu serrées l’une sur l’autre, mais il est facile de développer dans les espaces
GROUPEMENT ET DÉVELOPPEMENT
vides la courbe qui n est pas reliée, et si nous ne l’avons pas fait, c était pour conserver à 1 ensemble un aspect d’ondulation. Enfin, nous donnerons encore trois exemples tirés des courbes en S placées
symétriquement. Le raccord des courbes ainsi disposées est forcément par juxtaposition, et les courbes qui croisent, simples ou en S, ne peuvent, en aucune façon, contribuer à ce raccord, si ce n’est en
doublant celui qui règne dans l’arrangement symétrique (332). A vrai dire, on pourrait installer des courbes symétriques à ondulation en les plaçant à distance les unes des autres, et les relier par le croisement d’une courbe
simple ou d’une autre courbe symétrique. Mais nos figures sont déjà très nombreuses et nous laisserons ce cas de côté, ainsi que ceux où les courbes symétriques seraient placées verticalement ou obliquement. Les figures 3 3o et 33 1 montrent un double croisement avec harmonisation
symétrique de la deuxième courbe. Le plus souvent, nous avons considéré ces figures en elles-mêmes et c’est ce que nous ferons encore dans leurs
développements qui vont suivre. Mais il est bon d’y voir aussi des schémas d ornements beaucoup plus riches et garnis de motifs. Très
souvent on peut voir des dessinateurs en peine de trouver des mouvements de frises ou de bordures; or, sans nous avancer beaucoup, nous
pouvons affirmer que nos arrangements courbes contigus, ainsi que les courbes croisées, sont une source inépuisable d’idées de ce genre. Aussi
ne regrettons-nous nullement d’en avoir fait figurer un certain nombre dans cet ouvrage, sans les donner comme des exemples sans reproches, mais, tout au moins, sans prétention.
GROUPEMENT ET DÉVELOPPEMENT
Développement des Courbes croisées
Dans les exemples de développement de courbes croisées, nous suivrons les principes précédents en nous préoccupant constamment de produire un effet clair et un effet foncé, l’un donnant de la légèreté
(X5ZT.3 0 6.,
à l’ornement et l’autre de la solidité aux mouvements courbes. Tels sont les exemples 333 et 334 où Ie mouvement croisé est en clair avec, dans
l’un un fond foncé, et dans l’autre des doublements épais. Le fond se trouve réparti en partie claire et partie foncée, comme aussi dans les deux exercices qui suivent, l’un avec la courbe foncée (335), l’autre avec
la courbe renforcée d'un doublement de points foncés (336). Certains effets de fond peuvent produire le foncé par opposition au grand clair, tout en n’étant que des gris, et ces gris seront eux-mêmes rejetés dans
le clair par un foncé; c’est ce qui arrive dans la figure 33 7, tandis que la dernière (338) est en entier sur un fond foncé. Ainsi que nous l’avons expliqué à propos des carrelages de la planche 4, une vive opposition est nécessaire entre les bordures et le fond qu’elles entourent, mais c’est surtout par leur fond ou champ que les bordures produisent
cet effet en faisant contraster ce champ avec le fond. C’est pour ceJa qu’on peut considérer nos exemples comme autant de négatifs et y remplacer au besoin le foncé par le clair, en tenant compte des recommandations faites à ce sujet à propos des clairs dont l’effet paraît plus large à surface égale que pour les foncés.
GROUPEMENT ET DEVELOPPEMENT
Mais les dessins qu’on vient de voir, destinés à éclairer un principe qui demandait à être bien écrit, ne sont que des carcasses d’ornements dont le développement peut être extraordinairement enrichi par d’autres moyens que ceux dont il a été fait usage. Notre livre entier n’est pas
(XSZ1.3 2 8.)
autre chose, et tout en reconnaissant que cet ornement abstrait peut et doit parfaitement servir tel qu’il est, nous devons avertir le lecteur qu’il y cherchera surtout des lignes dont l’heureuse rencontre n’est pas toujours fréquente, et que c’est en s’habituant à composer de cette manière qu’il pourra, seulement, créer de beaux ornements dont les objets
naturels deviendront le véritable développement. Nous savons fort bien que si nous avions employé ce moyen, nous eussions apporte plus d’attrait à l’aspect extérieur de cet ouvrage, mais, en revanche, qu’il eût été moins clair et moins utile ; car beaucoup de lecteurs n’y eussent vu qu’une collection de modèles tout faits. Tel n’a pas été notre but,
que nous jugeons d'une portée plus haute, en nous efforçant de faire pénétrer au cœur même des principes de la composit«on tous ceux qui auront la bonne volonté de nous suivre, tous ceux qui travaillent, tous ceux qui ne se contentent pas de jeter un regard distrait et superficiel.
Motifs courbes en séries continues déplacés
alternativement
| l nous a paru utile de traiter cette question qui est une dépendance J des précédentes et reçoit journellement des applications dans 1 ait de l’impression, de la reliure et dans celui des carrelages en céramique. Mais nous ramènerons cette observation à son principe, qui est,
comme toujours, la figure rectiligne et continuerons par des exemples fort simples.
Pour que, dans une rangée continue, une forme puisse se déplacer de sens il faut que sa largeur égale sa hauteur, au moins pour le cas
général ; car on peut certainement opérer sur des figures oblongues, ce que nous négligerons en nous contentant de la proposition la plus simple. En effet, pour faire tourner une forme sur elle-même, d un quart, d un demi ou de trois quarts de cercle, il est plus commode de se la représenter
GROUPEMENT ET DÉVELOPPEMENT
comme inscrite dans un carré dont tous les côtés s’adaptent exactement les uns aux autres.
La figure 339 montre les quatre positions successives que peut prendre une forme quelconque par rapport à une semblable se trouvant
dans les conditions plus haut énoncées. La première A est la simple juxtaposition en ligne droite ; dans la deuxième B, la seconde forme du groupe précédent a tourné à gauche d’un quart de tour sur elle-
même; la troisième position C est l’inverse de la première, soit un demitour, et dans la quatrième D, la deuxième forme a fait trois quarts de tour, toujours dans le même sens. Nous conserverons à ces positions les lettres qui les caractérisent, dans les exemples qui vont suivre. On
j6o METHODE DE COMPOSITION ORNEMENTALE
voit à l'inspection de la figure 339 les changements variés produits par ces quatre positions, que la ligne droite rend plus claires.
L'exemple suivant (34o) n’est que la traduction en courbes en S des lignes droites que nous venons de voir, et dès maintenant il est facile de
voir quelle est l’importance du tracé premier pour le bon effet de l’ensemble. La figure 34j , bien que très simple, est moins inharmonique que la précédente, car ses quatre combinaisons sont utilisables.
La figure 342 montre par ses quatre positions que, pour pouvoir les réaliser toutes convenablement, ce qui est d’une grande utilité pratique
sinon une nécessité absolue ; il faut éviter les filets sur les bords qui ne peuvent se raccorder, si ce n’est dans les positions A et C, soit la moitié des cas. Le fond foncé vient alors former en C une autre figure qu’en A, et les deux courbes sont inversées.
GROUPEMENT ET DÉVELOPPEMENT 261
Quand il s’agit d’un faisceau courbe (343) les rencontres sont moins choquantes à cause de la sinuosité des lignes et il est facile de les combiner pour qu’elles se continuent en tout ou en partie au moins dans la position C, ce qui a lieu au milieu de la figure, les deux courbes
non raccordées pouvant facilement se continuer harmoniquement pour compléter le raccord. Les courbes non raccordées sur la base de la figure A pourraient aussi s’arranger de façon à fournir un raccord à angle droit dans la situation B.
De même, quand la courbe est très mouvementée, il y a peu d’inconvénients à la placer dans les quatre positions (344)» parce que ce faisceau tend à former un motif isolé qui ne téclame aucun laccoidement poui peu qu i! soit tangent à sa base; et la figuie 3q5, où les courbes se font opposition, est parfaitement utilisable dans son principe sinon dans sa
forme. Nous en dirons autant de l’exemple suivant (346), parce que les figures sont isolées et ne sont pas tracées pour se continuer. En ce cas, si l’on ne fait usage que d’un seul point de raccord, la seule position donnant complète satisfaction sera celle qui complétera ce point de raccord (B 347). En ce cas, on peut former un carré raccordé composé de quatre éléments A gironnés.
Jusqu’ici nous avons conservé un carré immobile dans la position A pour le joindre à lui-même en tournant le second dans trois autres sens. Mais nous pouvons encore faire tourner le premier carré en même temps que le second, ce qui nous donne encore un certain nombre de combinaisons que montrent les figures 347 a, 347 b, 347 c et 347 d. Avec la première de ces figures, qui nous donne les quatre situations
A, B, C et D, nous en trouvons six autres si nous faisons prendre successivement au premier carré les positions B, C et D, et au second les mêmes situations pour chacune de celles du premier carré. En désignant ces assemblages par les lettres dont nous nous sommes servis et qui désignent le deuxième carré, nous voyons qu’un certain nombre des combinaisons possibles sont les mêmes, et nous les avons laissées de côté. Ce sont des arrangements tournés dans le même sens.
GROUPEMENT ET DÉVELOPPEMENT
B A est le même que B dans le même sens.
CA — c __
CB — b C —