‹ Méthode de composition ornementaleChapitre 14 sur 33 · CC CD DD · texte numérisé non relu

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des figures on voit combien il serait facile de les préciser pour que le dessin se continuât sans soudures apparentes.

Il est donc possible de former des fonds de sept espèces par les sept positions des carrés; mais, sauf dans la positionA, il sera bon d’alterner les superpositions pour ne pas avoir des colonnes verticales de motifs identiquement placés (B, C, D, 3q8). Notre figure 3 48 est purement explicative et il n’y faudrait pas voir un modèle; nous l’avons choisie très simple pour qu’elle fût très claire ; elle ne comprend que les quatre

première positions A, B, C et D. Mais, on comprendra sans peine l’infinité du nombre de ces arrangements, soit superposés directement,

soit alternés en employant en même temps plusieurs des sept combinaisons mentionnées plus haut, auxquelles peut imprimer tel ou tel

rythme de placement.

Ces positions des ornements sont aussi applicables au triangle équi latéral, ainsi qu’on le voit dans la figure 349, où la forme donnée ne

GROUPEMENT ET DEVELOPPEMENT

prend naturellement que trois positions différentes A, B et C, si nous laissons le premier triangle immobile. Mais, si nous le faisons tourner aussi en même temps que le second, nous trouvons encore trois situations différentes qui seraient C A, C C et A A, si, par ces lettres, nous désignons le deuxième triangle, la première des lettres indiquant la situation retournée du deuxième triangle ; mais nous ne nous étendrons pas davantage sur ce sujet à cause d’un emploi plus restreint.

Tonds raccordés

Les fonds que nous avons vus plus haut sont surtout applicables aux carrelages ; ils figuraient des motifs entièrement séparés. Cependant, à l’aide des observations ci-dessus, on peut les raccorder sur leurs quatre faces indifféremment en prenant certaines précautions.

La figure 35o montre quatre raccords différents ; le plus simple V est indiqué par un double trait perpendiculaire aux côtés du carré et placé en face l’un de l’autre, sur deux côtés opposés, dans la même position relative pour chaque angle. Les raccords sont figurés en doubles traits d’une largeur exactement égale d’une part, parce que ces doubles traits sont obligatoirement des tangentes aux courbes qui doivent se raccorder en ce point, et, d’autre part, ils sont également écartés et parallèles, parce que la surface qui se raccorde doit être aussi de même largeur, à cet endroit, que l’autre. Si l’on augmente le nombre des raccords sur un même côté du carré, il faut absolument que ces raccords soient symétriques par rapport aux angles du carré, comme en T pour pouvoir

prendre les positions A, B, C, D.

Mais les raccords peuvent être obliques comme en X. En ce cas ils

devront être placés en gironnant exactement de la même maniéré sur

les quatre faces, et les obliques seront des tangentes aux courbes. En

augmentant le nombre des raccords comme en Y, toutes les obliques iront en gironnant, et leurs intersections avec le carré seront également symétriques aux axes, ou, mieux, aux angles du carré.

Nous donnons une application de ce dernier système dans les figures 35 1, 35a et 353, en laissant de côté la position A pour ne représenter que les trois suivantes. Le dessin donné est tout à fait quelconque ; il présente seulement une bonne

répartition des foncés et des clairs, chose essentielle pour un bon effet. Mais on comprendra à sa vue toute l’importance industrielle qui peut

résulter de cette manière de composer par la diversité des combinaisons et l’économie de fabrication. 11 faut encore ajouter que toutes ces

GROUPEMENT ET DÉVELOPPEMENT

positions d un même motif donnent en même temps des bordures, comme celles que nous avons examinées en commençant.

Enfin nous donnons un dernier exemple de raccord oblique (3 54). Le carré peut prendre la position B ou celle-ci renversée D, mais il ne peut se raccorder dans les positions A et C parce qu’il ne possède

que les points de liaison C, D et E, F (Z), et qu’il n’y en a pas aux angles G et H. N ous montrons la position B seulement dans notre figure où le second rang est alterné.

Le lecteur trouvera un grand intérêt à poursuivre les combinaisons qui ne sont ici que mentionnées; l’industrie du fondeur de caractères est appelée particulièrement à en profiter, puisqu’à l’aide d’un seul élément répété, l’imprimeur pourra composer sept bordures ou encadrements différents. Si l’on constitue un matériel composé de trois éléments, l’un vertical sur l’axe et les deux autres égaux et symétriques, les ressources appliquées à des cadres s’augmentent considérablement; il est encore possible d’y adjoindre un motif sur l’axe diagonal qui servira pour les angles. Ces quatre motifs pourront également se raccorder entre eux et servir à former des frises de deux ou trois rangs ainsi que des fonds.

e rinceau , ainsi que nous l’avons vu au Chapitre XVI ( 1 36 à 143), est une disposition ornementale dont le principe est une suite de courbes raccordées les unes sur les autres, et dont le mouvement peut se continuer indéfiniment. Sur ces courbes peuvent venir s’ajouter toutes les formes ornementales ou naturelles qui en font un ornement des plus somptueux, et dont l’emploi a enrichi, depuis bien des siècles, les surfaces architecturales.

Nous n’en montrerons ici que le principe ou la carcasse dont

l’origine est inspirée par la croissance végétale, et nous entrerons de la sorte dans ce domaine immense en lui empruntant son système de vie et

de développement. C’est dire que, comme les plantes, le rinceau marche en un sens donné, toujours le même, ainsi qu une plante rampante ou

grimpante sur la tige de laquelle poussent sans interruption des t anneaux, des feuilles et des fleurs.

Le rinceau ne saurait donc comporter de branches poussant en sens

contraire du mouvement, et nous répéterons à son sujet ce qui a été expliqué précédemment (XV, 1 1 8) à propos d’éléments courbes reliés par des faisceaux harmoniques.

Dans les arrangements continus en ligne droite (XVI, 83 à 149) nous avons vu apparaître le rinceau dans le raccordement en une même

direction de courbes en S (XVI, 1 36 à 143); mais nous avons pu l’y découvrir encore dans certains raccordements de courbes simples (XVI,

RINCEAUX

9°, 92, 93) et dans d’autres avec spirales (XVI, 112, 114). Les exemples 148 et 149 du même chapitre sont aussi de véritables rinceaux.

Si nous définissons ainsi ce mot rinceau, c’est pour ne pas faire de

confusion avec les autres arrangements courbes que bien des personnes nomment aussi rinceaux, quoi qu’ils ne procèdent que de juxtapositions

de courbes interrompues. Nous n’avons pas, comme tant d’autres, voulu forger des mots nouveaux pour représenter de vieilles choses, et si nous

donnons au mot rinceau un sens plus étroit c’est que nous pensons être dans la vérité et dans la clarté.

La plupart des commençants, peu familiarisés avec l’harmonie ornementale, ne manquent pas de faire, dans le rinceau, des mouvements à

contresens (A, i), chose absolument condamnable parce qu'elle est antinaturelle, parce qu’elle arrête la vie et le mouvement de l'ornement par

un acte que réprouve le plus simple bon sens.

Les rinceaux simples des figures , , a, , 36, . 38 et . 40 du chapitre XVI

renferment donc le principe de cet ornement considéré comme forme de parties juxtaposées. Mais en l’examinant (2), on y découvre une autre origine qui est celle de l’ondulation; cette ondulation existe dans les rameaux des plantes à branches alternes, car on y remarque presque

toujours une courbure du rameau proprement dit, alternée à chaque bifurcation. Le mouvement particulier de l'ondulation détermine le caractère plus ou moins serré ou étendu du rinceau lui-même (3 et 4). Les mouvements accessoires à l’ondulation (A, 2) seront, on le conçoit,

d’un caractère différent pour des ondulations différentes ; plus resserrés et plus courts pour une ondulation prononcée, plus longs et étendus

pour une plus molle.

Le rinceau est généralement employé à orner les frises , c’est-à-dire

RINCEAUX

les espaces limités longs et étroits qu’on nomme plus particulièrement fuses quand ils sont horizontaux et montants quand ils sont verticaux. Aussi enfermerons-nous le rinceau entre deux lignes droites parallèles qui

font, comme pour les bordures, contraste avec les courbes et les accentuent.

En dehors du simple mouvement ondulé, on peut en imaginer plusieurs qui se doublent ou se triplent (5 et 6) et entraînent un effet plus serré et

plus garni d’ornements différents qu’on y ajoute. Ces rinceaux multiples peuvent être en mouvements rapprochés (5 et 6) laissant des espaces vides inégaux, ou distribués en croisements réguliers (5 a, 6 a).

Ces doubles effets peuvent n’ètre que partiels et interrompus, soit dans un même sens (7) soit alternés (6 b et 8). Ils peuvent embrasser et

croiser deux ou plusieurs ondulations également en un sens identique (9) ou alterne (io), mais on peut prolonger à volonté ces mouvements accessoires qui sont raccordés à l’ondulation.

11 est encore deux dispositions dont l’idée est aussi empruntée aux

végétaux flexibles; ce sont les bouclements (1 1), où l’ondulation principale

j74 MÉTHODE DE COMPOSITION ORNEMENTALE

se replie sur elle-même; et les rebouclements (12) où elle se contourne en volute pour s’échapper et continuer sa route en alternant ses effets

comme celle qui précède.

pinceaux portant des mouvements accessoires simples

Nous pouvons reprendre les tracés qui précèdent et indiquer quelques exemples, au milieu dun très grand nombre, de rinceaux garnis de mouvements secondaires dont la volute est 1 élément principal.

(xvn . 4)

En général un rinceau quelconque peut être orné sur tous les points de sa courbe principale par des mouvements accessoires . Ces mouvements

(xvu.^)

doivent accompagner l’ondulation principale et, le plus souvent, par la force des choses ou, si l’on préfère, par l’accentuation de la courbe, se

continuer en volutes (i3, 14, i5). La répartition des volutes se fait en plaçant les plus grandes dans les plus grands espaces de façon à ce

RINCEAUX

qu elles se compensent plus ou moins comme places, et ne soient pas tassées par endroits. Les plus petites servent de remplissage où le besoin

s’en fait sentir. Mais le plus souvent lorsque l’ornement doit être très riche de formes en surface, on se contente d’un seul mouvement

accessoire (i5 a). Au reste le rinceau peut, selon la fantaisie de l’artiste, laisser des espaces libres de tout ornement.

(xvu .S)

En vertu de cette liberté, les rinceaux qui ne sont pas soumis à la répétition par nécessité industrielle, peuvent être de la plus grande

fantaisie; et ce devrait être la règle pour ceux qui sont exécutes en peinture et devraient pousser au bout de la brosse, au lieu d être,

comme on le fait actuellement, limités par d'étroits poncifs faits à l’atelier.

Mais si l’on désire régler la place des mouvements en volute, on est obligé d’en venir à la répétition des mêmes arrangements. Ainsi en est

de la disposition en volutes paires de même dimension et opposées au même point du rinceau. Les plus grandes volutes seront sur les parties montantes et descendantes de l’ondulation, vers les milieux (A, 16), les plus petites allant en décroissant vers les limites de la frise; on conçoit

que le placement des principales volutes se ferait facilement en établissant la double ligne brisée A, A, superposée à l’ondulation générale. Le double rinceau de la figure 17 montre une disposition du même genre.

Au lieu d’opposer les volutes en un même point de l’ondulation, on

peut les alterner (18), ce qui produit avec des volutes simples un effet plus irrégulier que les deux précédents; mais nous verrons plus loin qu il est facile de remplir, si on le désire, la totalité de 1 espace par des volutes

raccordées aux autres.

OA

RINCEAUX

Les combinaisons qui précèdent, tout en étant d’un ordre général, sont particulièrement destinées à composer des aplats ou des ornements modelés simples.

Il nous est impossible de montrer toutes les dispositions auxquelles

peuvent donner lieu les rinceaux simples de cette espèce. iWais il en est une d’une assez grande importance que nous devons mentionner parce qu’elle est le principe constructif des ornements appliqués aux rinceaux les plus riches. Nous voulons parler des faisceaux courbes,

(Xvii. 4) 22

que nous avons étudiés précédemment (XV, 49 à 109 et XVI, 72 à 82).

Ces faisceaux courbes peuvent avoir pour axe l’ondulation elle-même ou en être indépendants (19); il n’y a d’autre règle à suivre que l’harmonisation des courbes des faisceaux avec le mouvement du rinceau, et

une équitable répartition des pleins et des vides en donnant aux faisceaux courbes une forme d’ensemble préconçue (B, 19). Le rinceau double de la figure 20 montre des faisceaux symétriques sur l’ondulation qui leur sert d’axe.

Mais on peut aussi orner le rinceau de faisceaux courbes dont 1 axe est un mouvement accessoire indépendant de l’ondulation, sauf 1 harmonisation, par les points de raccord (21, 21 a).

On peut conduire les faisceaux courbes jusqu’aux limites de la frise,

soit qu’on ne remplisse qu’une partie de l’espace disponible (22), soit qu’on le couvre entièrement (2 3).

Dans le cas des rinceaux doubles ou à doublements interrompus (5 à 10), il est préférable, pour établir les faisceaux courbes, d’indiquer

par avance, comme d’ailleurs pour tous les autres, les enveloppes de ces faisceaux (24). Ces enveloppes peuvent prendre toutes les formes, mais à la condition que ces formes s’harmonisent avec celles des vides laissés par le mouvement principal, et avec ce mouvement lui-même (i5).

Les mouvements secondaires ou accessoires du rinceau ne sont pas obligatoirement tournés, à leur extrémité, dans le sens de 1 ondulation, mais peuvent avoir leur volute dirigée contre ou à l’intérieur du mouvement principal, tandis que d’autres leur font opposition (26). On peut

RINCEAUX

même n’employer que des volutes rentrantes (27), comme aussi dans les exemples 26 a et 26 b. Les espaces libres de l’ondulation peuvent

également être occupés par plusieurs volutes en faisceaux tournées dans le même sens (28) ou opposées par mouvements pairs (29).

11 nous serait facile de nous étendre sur le sujet des mouvements accessoires proprement dits, car il est des plus riches. Mais les exemples

montrés ici sont suffisants pour mettre le lecteur sur la voie de la variété si peu envisagée dans la pratique, où, le plus souvent, on voit

(xvil .23)

faire éternellement le rinceau de la figure 2. Nous avons cherche à résumer, dans ces quelques figures linéaires, les principes essentiels de

go méthode de composition ornementale

cette variété, en nous tenant à l’abri des complications difficiles à éviter

infiniment augmentées, mais c'est pour en mieux dégager la diversité de parti-pris que nous les avons exprès laissées aussi simples.

Volutes raccordées aux mouvements accessoires

Nous n’avons jusqu’ici orné le rinceau que de mouvements secondaires simples, parce que ce sont les plus importants à bien distribuer, et qu’à eux seuls ils suffisent grandement dans bien des cas en produisant, dans les aplats entre autres, un plus bel effet que ceux qui sont plus composés, à cause de leur expression plus voulue et plus claire. Mais, ainsi qu’on l’a vu, ces mouvements laissent fréquemment

des espaces vides que l’on désire combler. On a alors recours aux volutes raccordées (XVI, 1 38 à i43).

En principe on peut raccorder une volute en n’importe quel point d’une courbe quelconque (3o). Cependant il faut se préoccuper de l’effet

que produit cette volute rajoutée au mouvement courbe, effet qui est toujours acceptable sur une courbure simple comme dans la figure 3o. Mais si le mouvement est celui d’une courbe en S, il n’en va pas de même, et la volute peut alors continuer disgracieusement le mouvement

principal comme s’il était cassé ou faussé. Ainsi, dans la figure 3o a, la volute raccordée B n’est pas à sa place, car elle donne le mouvement désagréable D dù à ce que la grande courbure E l’emporte

comme direction générale du mouvement. 11 eût fallu placer la volute raccordée en C pour produire un effet harmonique, car la volute C sort naturellement de la courbe E ; ce que nous avons dit en commençant des

branches de plantes, confirme cette observation, car la Nature ne commet jamais cette faute. Cependant quand les volutes sont très multipliées, il est presque impossible d’éviter ces effets. Dans ce dernier exemple, la volute accessoire C pourrait encore être placée près de

2g2 MÉTHODE DE COMPOSITION ORNEMENTALE

l'extrémité à droite de la courbe E et y produire un très bon effet, parce

qu ainsi elle accentue le mouvement général.

Comme dans les végétaux, où les branches poussent où se trouvent de l’air et de la lumière, dans les rinceaux les volutes raccordées se placent naturellement dans les espaces libres. Ainsi dans le rinceau type de

la figure 2 on mettra ces volutes dans les vides C (3o b), ce qui donnera

à l’ensemble un aspect plus rempli.

Le rinceau bouclé de la figure 1 1 produit l’effet de la figure 3i par l’adjonction de mouvements secondaires simples. Le bouclement tient ici lieu de volute en occupant une partie de l’espace libre, et 1 on peut faire la même observation pour les rinceaux à rebouclement (32).

Les dispositions alternes des mouvements secondaires prêtent encore plus que les autres au développement des volutes raccordées qu on peut multiplier à l’infini pour combler les fonds (33) lorsqu’on se contente de ces adjonctions pour tout ornement.

Mouvements secondaires croisés

Nous avons vu, dans les figures 7 à 12 du présent Chapitre, des croisements produits, tant par des mouvements secondaires, que par les bouclements, ce qui implique l’idée de superposition . Ces superpositions ne concordent que peu avec l’idée saine des aplats.

Cependant les croisements peuvent se produire sans grand inconvénient dans les aplats, si les ornements qui se coupent sont de faible

RINCEAUX

largeur (34), ou si un mouvement étroit en traverse un plus large (35). Mais si l'abstention de croisements est plutôt préférable dans les aplats,

il en est tout autrement dans les rinceaux ou ornements modelés, où les croisements se font sans inconvénient. 35

Bien plus, ils sont absolu ment indispensables dans les ornements en relief et les superpositions sont l’âme de la sculpture (36).

Pour ce qui concerne les mouvements croisés traités ici, il ne sera question que de quelques arrangements simples, tirés pour la plupart des exemples de rinceaux qui

précèdent, sans tenir compte de leur exécution à plat ou en relief.

L’essentiel est que les croisements se fassent le plus franchement possible, et traversent clairement une partie de courbe à grand mouvement (37). Toutes les volutes d’un rinceau peuvent en croiser les mouvements, mais cela ne veut pas dire qu’elles suffisent à meubler convenablement la frise. D ans l’exemple 38, la volute A qui rentre dans

(XVII . s)

le double rinceau, produit un effet un peu mou et demande un raccordement C qui comble le vide voisin; en B une volute ajoutée complète l'effet.

Avec un double rinceau symétrique, on peut employer deux volutes croisées en sens inverse et de même importance (39); mais on pourrait auss. n'en faire croiser qu'une en laissant l'autre plus petite (40).

Dans le triple rinceau de la figure 4' H n’y a que celui du mil, eu qu.

porte les volutes principales, lesquelles suffisent à un bon effet. Mais cela ne veut pas dire qu’on ne puisse en rajouter un grand nombre sur les

trois mouvements.

La disposition de la figure y peut se compléter par une seule volute

croisée produisant un ornement très simple (42); il est bien facile de l’enrichir par un deuxième croisement (A, 43), et, si celui-ci ne suffit pas, par l’adjonction de volutes raccordées B.

Dans le rinceau de la figure 8 on peut procéder comme pom la

(XVII . JÂ) 40

figure 42 ; mais il sera préférable d’y ajouter des volutes équivalentes à celle du croisement (B, 44).

La disposition du rinceau de la figure 9 est des plus faciles à compléter par des croisements tout indiqués et auxquels il serait possible de

RINCEAUX

raccorder d’autres volutes (4 5). Le rinceau suivant peut ne comporter qu’une seule volute croisée, l’autre prenant place et s’encadrant dans le

(xvll . 6 j 4!

vide qui suit (46). Cependant on peut les croiser aussi toutes deux et les augmenter de mouvements accessoires (B, 47). A ce propos il est utile

fxvil . 7) 42

de faire remarquer que ces volutes accessoires ne doivent pas toutes partir de la même grande volute ou d’un même groupe de lignes, cela

nuit à l’équilibre nécessaire de l’ensemble. Le rinceau de la figure 10 peut encore être arrange différemment par l’adjonction d’une troisième volute

(xvil . 8)

non croisée égale aux autres, la volute A de la figuie 47 se tiouvant tournée dans un autre sens (C, 48).

Toutes les figures que nous venons de voir peuvent etre disposées autrement et si, comme nous le répétons, nous n avions en vue de

provoquer l’esprit ou la recherche de la variété, nous n’en eussions pas donné un aussi grand nombre.

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