‹ Méthode de composition ornementaleChapitre 20 sur 33 · chapitre · texte numérisé non relu

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Il y a cependant, en vue de la distribution des mouvements du rinceau,

un moyen de préparer ceux-ci que nous avons laissé de côte. Si nous

prenons la forme de 1 ecoinçon donné, et sans, pour le moment, tenir compte des joints des carreaux, nous pouvons envisager les volutes

comme de simples motifs circulaires et les figurer comme tels aux places que nous désirons (i). Dans les figures 91 , 92, 97 et 98 cet aspect existe à l’état latent, puisqu’il s’agit de volutes régulièrement raccordées.

Mais les cercles tracés dans la figure 1 de cet exercice peuvent être

RINCEAUX

d’abord raccordés ainsi que le seraient des volutes, comme le montre la figure 2 ; il ne reste plus qu’à tracer ces volutes (3) pour achever la distribution du rinceau.

La figure 4 montre qu’on peut de même raccorder des volutes très inégales de dimension sans le moindre inconvénient. Ici elles sont placées assez régulièrement mais elles peuvent l’être d’une façon quelconque (5). On peut employer le même procédé de composition pour les volutes croisées ainsi que le montre la figure 6 dans laquelle tous les mouvements accessoires ne sont pas figurés.

Joints.

Maintenant si l’on tient compte des joints des carreaux, le dessinateur n’est plus aussi libre de tracer n’importe quelles courbes et, bien qu’il existe encore une infinité de solutions, il lui faudra seulement prendre

quelques précautions pour éviter les mauvaises sections de ses couines. Ainsi toutes les fois qu’un mouvement courbe passe sui un croisement de joints (A, y) il s’ensuit un trop grand morcellement de son épaisseui pai le plâtre de ces joints et 1 œil ne suit plus aussi bien le mouvement , de

même une courbe tangente à un joint (B) perd à cet endroit ou son trait extérieur ou une partie de sa largeur de surface. Le point C est également défectueux par suite du fractionnement de cette même largeur. 11 en est de même de la rencontre D figure 8 d’une volute serrée sur un croisement de joints pour la même raison; quand la volute coupe franchement les joints (E) il n’y a rien à critiquer. Les courbes longues et plates qui sont déjà un défaut signalé plus haut, ne peuvent que suivre très désavantageusement un joint ainsi que le montre la figure 9 en FK. Dans

cet exemple, presque tout est fautif, les tangences H et 1, la partie F coupée en deux dans sa largeur, l’espace trop petit G entre la courbe et le joint, la mauvaise rencontre K sont absolument à éviter. Ce que nous disons ici des courbes s’applique aussi bien aux motifs comme la figure 10 l’indique en L où l’une des trois surfaces du motif se trouve coupée obliquement, et, par suite, déformée, en même temps que la bifurcation M se place sur un point de croisement; en ce cas, cette branche courbe devrait passer au-dessus ou à gauche du croisement comme en N, qui est un maximum de proximité.

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