QU ALITES ESSENTIELLES DUS BON EXÉCUTANT
\ oie.
I n H i pond .1 m mon f H u senti ment et delà chaleur qui Hoi vont tout ani inor Hans les arts finis ( hoses pi î impairs Hoviennent îuHispensa hles pour rendre convenablement le discours musical: phra-ler , donner de. la- couleur , mettre. Ou -itule .
lour liion phraAor, il faut connaître ce qui indique lesrepos, afin Ho les observer, de les lairo sentir, et de ne respirer qu’à propos.
Donnât 0 !& leu couleur , consiste a imprimer à un morceau Ho musique quelconque , lo caractère qui lui est propre, l’expression qui lui convient le mieux : c’est placer, avec discernement, les nuances , leurs liaisons , leurs oppositions.
t lettre Ou .l/yle^ c’est employer les Hivers agremens de 4a musique, ainsi que les* articulations , avec goût, et prononcer les uns et les autres avec l’accent eonven:
Certaines alterations, placées à propos dans la valeur des notes, ou dans leur degr
cl élévation , contribuent encore au 4 fuie. et a la couleur.
Quant a la chaleur et au sentiment, qui sont des dons que la nature accorde ou refuse', comme il n’est pas possible de les analyser, il ne lest pas davantage de les réduire c'ii principes et de leur donner des réglés, 'vous nous bornerons donc a quelques de v cl oppemens sur la phrase*, la couleur et le 4tyf*. 3-, en musique.
De la Phrase Musicale.
H -TT- P h rase musicale se divise par rhythmes de 2, de 3, de 4. de 5, de , et c|c s mesures ; et ces rhythmes se répètent ou s’entrelacent sv met i iquc ni nt .
Comme dans le discours proprement dit, la phrase est un arrangement de moC qui ol Iront un sens, une pensée plus ou moins complette; de meme, la phrase inihic ilec', un assemblage de notes présentant un ou plusieurs dessins, qui forment une idée plu* ou moins achevée.
?i c haque phrase musicale était terminée par un silence, il serait aise de son tir les repos du discours de Ce genre, en comparant ces silences à des points, a de
virales, ,.(«•. mais en musique, on pouf avoir des silences sans qu’il jr ait de repos, cl Hes repos sans qu'il y ait de silences;les véritables repos du discours musical nVtanf bien det-rminés que parles différentes cadencé mélodiques et harmoniques.
Ce sont donc ces caDence.i qu’il est important de scntir,pour ne prendre qu’à propos, une respiration entière, ou seulement une demi-respiration.
Kn comparant toujours le discours musical au discours écrit ou parle, et surtout aux pièces de vers à cause de leur rhjrth me, on peut direqueln cadence parfaite équivaut au point ; la demi - cadence- au point et virgule ; le (juart - de- cadence a la virçuli . Le Compositeur a, pareillement, le mojren d’exprimer les points d interrogation et d'exclamation. L’on pourrait même voiries deux points, dans ces repos de suspens n.n, ou I oint‘1 d'arrêt, suivis dune ou de plusieurs phrases qui semblent être explicatives des precedentes et comme leur complément.
Celui qui au ra étudié le s ol I ege avec il n maître h a b i le , connu 1 1 ra ces d 1 1 I cm n s repos, et saura les observer en jouant d un instrument quelconque, ainsi qu il a su le faire en solfiant ou en vocalisant.
Mais, connaître les repos et les observer; emplojrr les notes debout avec 1rs ar t ieulations qui leur conviennent, ce n’est pas encore assez: il tant, comme nous ! avons dit précédemment, pour bien placer les articulations, savoir distinguer !i corps lu chant, le fond de la pensée, la mélodie nue-, si l’on peut s’exprimer ainsi , davee les notes de passage et les agréinens de la musique ; d’autant mieux , que res derniers s écrivent souvent en notes ordinaires.
Le ( omuositeur, sans doute, conçoit en même temps la forme et le fond, le dessin principal et les accessoires qui l’embellissent. 11 n’est pas comme le Peintre qui fait le trait, (j u i dessine ses figures avant de les habilleret de leur donner lf coloris . Or, ce que ne fait point le Compositeur, 1 exécutant doit le faire, ‘mais en sens invers du peintre: e’est-à -dire, qu’il dépouille, par la penser, les ornemens dont la mélodie est parce, al in de distinguer ce qu’elle tient de la nature et ce qu’elle emprunte a 1 art; puisque ccsf parce moyen qu’il sait placer à propos les articulations, les nuances meme, et les variétés que son imagination lui fournit pour embelli r encore le chant ou la mélodie.
Comme cette opération, purement intellectuelle, fient au goût et au sent i ment musical , elle profite du discernement de 1 un et delà prompt itudc de I a litre: elle devient vive comme toute pensée, dès que l'exécutant a acquis 1 habitude de comparer.
Certains genres de musique ont un caractère assez prononce, pour indiquer une articulation qui devient presque generale pour ces morceaux. On pourrait dire aussi que certains caractères ont , en quelque façon, une tradition d'execution, dont -on ne se carte guère: tels sont les marches militaires , la Pastorale, le Loure, la Musette, le Staccato; les airs nationnaux , comme Polonaise, Boléro, Sicilienne, et c.
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s source qu’on nomme couL' dans 1r s arfiru laf.ons: plusieurs actes peuvent être frappée, de suite, mais avec tant de douceur et
le son déchue me tellement soutenu que ces notes paraîtront presque lices ensemble pnnc.palement sur le Cor, dont les sons ont plus de ténuité que ceux des autres ,Vtrumen*. De même, dans le mouvement vif, on peut lier et frapper alternativement les notes du chant ondes traAl^i c'est alors qu’on peut entendre par7d£/™ . le routô qui joignant plusieurs notes , accéléré , aide a la promptitude, facilite en un mot },«x- ci. ■ ion . Dans ic . as, lc« notes frappées le sont plus sèchement, n'ont pa-. (m.le leur valeur, ne gardent pas la duree marquer par leur forme . Il en est de mèmedes dernières de c elles qu’on lie.
Delà Couleur.
Joute musique est triste ou gaie , majestueuse ou naïve, martiale ou pathétique, religieuse ou mondaine . etc
Elle peut aussi réunir plusieurs de ces genres, ou n'en être que des modifications.
( est ce qui sc voit dans la musique instrumentale ou assujetti, par le poète, a ne peindre qu'un sentiment , à
exprime tour- a -tour les uns et les autres. C est pourqiu naisseur, n’apperçoit souvent que du vague et du désordre, gination n en ont pas moins leurs bornes, et ou le désord maniéré savante et admirable.
C'est donc à saisir le principal caractère d’un morceau ; a varier ses tons, ses ex pressions ; à fondre les nuances , ou à trancher pard.es oppositions, que le musicien doit s’attacher, de manière a s’identifier avec le Compositeur, a deviner ses intentions, a ne faire qu’une. a me avec lui.
On entend dire qu’il v a , en musique, plusieurs manières de rendre egalement bien un même sujet’! cette assertion peut etre juste par rapport a ces «emportions vagues, insignifiantes ou désordonnées , et qui n of trent, comme dit Hoil< au, quunc abondance stérile. Elle est fausse a 1 egard de celles qui se font remarquer, à ch., que morceau, parun caractère bien déterminé, bien soutenujdont les idées savamment coordonnées, et non moins adroitement liées les unes aux autres , offrent .dam leur ensemble, une unité parfaite.
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Pour cette musique, il u'v a qu’une seule execution , parce qu'il n’y a qu'une maniéré H ’c( re vrai. C'est pourquoi un talent vrai est une chose si rare, en execution coin me en composition; c’est pourquoi 1 on joue toujours mieux sa propre musique que celle ries autres; et que sur trois ou quatre musiciens egalement habiles dans la même par tic, un seul 1 emportera sur la maniéré de rendre la musique d autrui, (i)
Enfin, e est pourquoi les arts rétrogradent , après avoir atteint le plus haut dégre de perfection possible, jusqu’à ce qu’il vienne des hommes nouveaux, doues par la nature du sentiment des beaux arts, et qui savent leur rendre la splendeur qu'ils axaient perdue, (est la vérité qui succède à 1 erreur , la lumière aux tenebres, la végétation du printem< a la stérilité de 1 hiver.
Du Style.
! e Stvle.dit JJ. Kousseau, est un caractère distinctif de composition et d execution. ,t '• caractère varie selon les pays, le goût des peuples. le génie des auteurs ; selon ., ! es matières, les lieux , les temps , les sujets, les expressions etc. Ainsi, 1 ou a le style allemand , le style italien , le style français. Chaque musique a son sEyle, selon qu'on la destine à 1 relise, au théâtre ou au salon.
Enfin le Compositeur habile donne son nom au style de ses compositions ; mais lia besoin dèxécutans , et ceux-ci ont leur style, ou manière d’execiitcr la musique, s< Ion le caractère particulier affecté à chaque morceau , l'expression voulue par b' mouvement , la nature des idées, la forme des dessins, la situation, le local.
Ee Style d’ exécution est, enfin, la couleur que le musicien donne, non seulement a tout un morceau, mais encore aux differentes parties dont lise compose, aux plus petits passages, aux dessins les plus courts dont les phrases sont formées.
E’ Auteur ne peut qu’indiquer ses intentions, ou les faire pressentir par les signes conventionnels des mouvemens et des nuances. C est au musicien à s’en pénétrer, a s’idriyl if icr , jïour ainsi dire, avec 1 ’Aut eur et ses ouvrages , de manière a se les rendre propres par 1 exécution, qui est , comme nous l’avons déjà dit, une espece de création .
Ecs mouvemens ne déterminent pas toujours le caractère , l’esprit, le style d’un
morceau, pour peu , surtout , que ces mouvemens aient quelque analogie, comme La r<nt , C a n ta b île. Adagio; Andante, Andantino, Grazioso; Allegro, Vivace, Presto. Ce n'est pas moins un tort, a quelques compositeurs, de ne pas mettre ces mouvemens devant d< s morceaux auxquels, d’ailleurs, ils donnent un titre particulier qui indique leur
il Coi— <jne Ml Baillot exeente les Qnatnor d'Haydn ou de Beethoven, les Qnintefti de Mozart ou ne Bocchenni, son execution devient une nouvelle création qui l’associe au ^enic de ces nommes 'omis. et «finble l’elever a 1 eur ban tenr .
'"'T'"’ M Marche, Menuet, Pastoral,, v>,,e rf(.
U Marelle Militaire il.lftrr essentiellement delà marelle religieuse:!» . A
4ni! ' ‘"' J'""" "rs ™ H. »^e,t souvent prise dans le mouvement de.
1,1:1 ' * l"S 1,11 1 I aiwli. quetyest une marche religieuse à quatre temps
larges.
I.e Menuet ,1e Symphonie est vif, relui de Cour ou de B„! esl le„( et gracie,,,: ou connaît les Menuets d’Kxaudet, de Ficher et de Grétrv.
Lu pastorale qui, dans l’Oratorio d Haydn , annonce la rrraf.nn dea troupeau, .est d’un eu raetère opposé à celle qui sert de Hondeau au 3'. rnnceeto de Piano de Steilirif. et qu’on connaît sous le nom rie l'Oraere.
Il est donc indispensable de joindre les mots italiens , indiquant les mpuvrtnens.aui noms ci -dessus ; mais les termes italiens, bien qu’on puisse les modifier les uns par les autres , ne donnent pas toujours le mouvement intentionnel et précis du Cnniposifeur; et 1 exactitude la plus scrupuleuse, en cela, ne peut s’obtenir que parle moyen du Métronome de Maelzel. On doit itieme regretter que ce régulateur soit venu si tard: les bons ouvrages restent; mais les hommes passent , et leurs traditions se perdent.
Dans la musique vocale, les paroles, jointes au sentiment musical , guident encore le ( hauteur; mais dans la musique instrumentale, où ce sentiment est un peu vague, puisque les paroles ne peuvent plus lui servir de terme de comparaison, on est sujet a 1 erreur, e’est-a-dire a donner a un morceau de musique quelconque, trop ou trop prude mouvement: de I a , une couleur fausse, une expression vicieuse, enfin des intentions contraires a celle de l’Auteur.
Du sait, par analogie, quel est le style ou la couleur des morceaux de musique précédés de l'indication de leur caractère propre et principal, tels que crm dont il
a etc qu estion précédemment. Certain* termes il allons, comme I.mtu ntalJt Jir / , >./<*, Aat/afo etc. donnent encore des indications de ce genre; mais ceux qui 11e s r- 'enf qu'a indiquer le mouvement, deviennent souvent iiisuti isaiis,pour reconnaître le style qui appartient a un morceau, si Ion n'a point egard a la mesure, au mode, aux dessins principaux du motif, à leurs nuances , a leurs articulations .
( est donc en considérant toutes ces choses, ainsi qu en s assurant du mouvement vrai d un morceau , qu on pourra esperer de lui donner sa couleur, son carat 1ère, son > F' 1 * •
Ceux qui dans 1 accompagnement veulent mettre du sentiment , de 1 expression, du st\ le a de simples tenues, ou a des notes de pur remplissage,- nu ceux qui les ornent d’agre, nens que le Compositeur s’est bien gardé de marquer, ne montrent en cela que du mauvais goÙt,ct des prétentions ridicules. Les tenues, les notes de remplissage, ne sont écrites que pour nourrir l’harmonie et soutenir la partie qui ch ante. I..':, on ne doit avoir egard qu’aux nuances indiquées parles Auteurs.
L'exécution musicale veut généralement de l'energie, de la chaleur, de l'eut hm.si.,sm,-:
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