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CONSTITUTION OCCULTE DE L’ÊTRE HUMAIN

Chaque école d’occultisme enseigne une théorie parti-' culière relativement à la constitution générale de l’homme, en neuf, sept, cinq ou trois éléments auxquels chacune d’elles attribue des noms spèciaux qui diffèrent pour chaque école, de telle sorte que le débutant qui aborde cette étude se trouve singulièrement troublé, pour ne pas dire dérouté, par cette multiplicité de termes. Mais celui-là se tromperait lourdement qui croirait, par suite, voir entre chaque école de telles différences de doctrine que, dans chacune, tout est faux, ou à peu près.

Examinons l’ensemble çle la question, et nous verrons que toutes ces différences se bornent, je ne dirai pas même à des querelles de mots, mais à un moindre ou plus grand degré d’analyse des principes, joint à ce motif d’obscurité particulière que, parmi les occultistes, les uns, ceux qui se rattachent au vieil enseignement de l’Inde, emploient les termes sanskrits; les autres, suivant les données de la Kabale, utilisent des appellations hébraïques; et enfin, les derniers, ceux que l’on peut appeler les modernistes de la question, cherchent à faire prévaloir l’usage de mots français — en France, du moins — de façon à être mieux compris de tous.

Ajoutez, comme cause supplémentaire de confusion que les savants contemporains qui ont étudié un de ces principes dans ses manifestations matérielles, en voulant se garder d’être rangés dans telle ou telle école d’occultisme dont ils auraient employé la terminologie, ont donné aux principes étudiés par eux des noms soit pris

dans l'antiquité par voie analogique ( od de Reichenbach), rsoit composés en harmonie avec les données courantes de la science de façon à n’effaroucher point les académies ( principe vital de Barthez, électricité animais de Pététin, fluide universel de Richnowski, force neurique rayonnante, de Baréty, fluide nerveux des uns, force dynamique des autres, etc., etc.).

On comprend que, dans de telles conditions, ce n’est plus même devant une nomenclature compliquée que se trouve l’étudiant, mais devant un véritable imbroglio, où il lui est très difficile de se retrouver s’il n’a pas à sa portée les avis et les conseils d’un guide compétent.

Mais le sujet que j’ai entrepris de traiter présente de suffisantes difficultés d’explication, par son audace même, pour que je veuille éviter de le compliquer en outre par des considérations pius ou moins justifiées sur l’analyse fondamentale des éléments constitutifs de l’être humain. Avant tout, je veux être clair, je crois l’avoir été justju’ici, et ce n’est pas en produisant au grand jour les procédés d’un phénomène déjà par soi-même inexplicable, incompréhensible et paradoxal pour beaucoup, qu’il convient de surajouter au mystère du fait des obscurités de langage.

J’ai employé plus haut, en analysant les expériences de H. Durville, la terminologie de l’école théosophique parce que Hector Durville avait lui-même employée comme répondant mieux que toutes autres à ses successives dissociations du fantôme vivant; mais en ces pages où je n’étudie que le dédoublement personnel, je n’ai que faire de cette nomenclature: je me référerai donc simplement à la théorie des spirites parce qu’elle est la moins compliquée, la plus simple, et, par suite, la plus immédiatement compréhensible de toutes.

Quels sont donc les éléments constitutifs de l’être humain vivant?

Un seul principe, répondent les matérialistes, mécanicistes, monistes, etc.: la matière, c’est-à-dire le corps physique. Mais alors, sans s’occuper de l’élément volonté sur lequel il y aurait beaucoup à dire, ils nient des phé-

nomènes maintenant absolument prouvés: dédoublement, clairaudience, clairvoyance, etc., et même pressentiment.

— Deux principes, répondent les religions occidentales oublieuses de leurs origines (1): Yâme et le corps. Mais alors, on cherche, en vain, l’explication d’une quantité de phénomènes; on se demande quel lien unit l’élément immatériel de l’être à son élément matériel, comment la pensée qui médite devient le geste qui exécute. « On arrive, par l’application de cette théorie, à dire qu’un homme est phtisique parce qu’il a une âme phtisique, ce qui est un peu forcé » (Papus). Certains penseurs se sont donc dès longtemps demandé si, entre l’âme et le corps, il n’y avait pas un intermédiaire, un médiateur, un terme moyen enfin, participant à la fois de la nature de l’une et de l’autre.

A cette question, l’occultisme a, dès le principe, répondu par l’affirmative: « L’homme, dit Eliphas Lévi, est un être intelligent et corporel, fait à l’image de Dieu et du monde, un en essence, triple en substance, immortel et mortel; il y a en lui une âme spirituelle, un corps matériel et un médiateur plastique. »

L’existence de ce médiateur plastique était jadis enseignée dans les cryptes sacrées de l’Inde et de l’Egypte; elle faisait partie des Grands Mystères et constituait une des principales révélations qui étaient communiquées aux initiés. Aussi le connaît-on sous les noms les plus variés, sous les appellations les plus disparates. A notre époque, on l’appelle communément corps astral (2), pé~

(1) Le christianisme des premiers siècles admettait trois principes: le corps, Vâme (intermédiaire plastique) et 1 "esprit; à l’heure actuelle, l’exotérisme religieux confond ensemble l’âme et l’esprit, et l’intermédiaire plastique ne se retrouve plus que dans l’enseignement ésotérique. Voir la Sorcellerie des Campagnes du même auteur (l fort vol. in-8, Paris, 1910) où cette question est traitée à fond. (Henri Durville, imprimeur-éditeur).

(2) Ce terme, au premier abord bizarre, qu’emploient les occultistes, vient de ceci, que l’univers se divise en trois plans principaux qui s’interpénétrent, et sur chacun desquels, en principe, vit un des trois éléments .constitutifs de l’homme:

Plan divin Esprit

Plan astral Corps astral

Plan physique Corps matériel

risprit (1), aèrosome (2), etc.

Il ne faut pas croire que ces trois principes constitutifs de l’homme forment trois parties nettement séparées,, comme on a le tort de le penser en ce qui touche le corps et l’âme, parce que leurs natures semblent à première vue totalement différentes et opposées. Au contraire, ils s’interpénétrent de la façon la plus intime. La composition de l’être humain peut être justement comparée à l’exemple suivant:

Dans une caisse de métal jetez des cailloux de façon à la remplir: vous aurez une caisse pleine de cailloux. Si, sur ces cailloux, vous jetez du ciment pulvérulent, il pénétrera tous les intervalles laissés entre elles par les pierres; votre caisse sera toujours la même, et cependant elle contiendra alors deux corps différents. Sur ces deux corps, vous jetez de l’eau: cette eau pénètre dans les interstice du ciment, et, avec son aide, relie tous les cailloux les uns aux autres. Il y a donc dans cette caisse trois éléments disparates totalement unis les uns aux autres- Pouvez-vous dire que cela forme trois blocs distincts? Point. Vous n’avez plus qu’un seul bloc qui s’appelle du béton.

Ainsi en est-il de l’être humain. Le créateur a émané son souffle, et l’esprit (3) en s’éloignant de sa source primordiale a revêtu un corps emprunté à l’ambiance, c’està-dire formé de fluides astraux (4) ; lorsqu’il pénètre sur

(1) Litt. enveloppe de l’esprit, terme usité par les spirites.

(2) Corps fluidiquc, par opposition au sarcosôme ou corps charnel.

(3) Il existe à notre époque une grande confusion entre l’esprit et Pâme, D’après les théologiens, l’âme est l’esprit incarné comme l’esprit est l’âme libérée du corps physique. Il en résulte que, pour eux, le fantôme est une âme puisqu’il a un corps visible (qui, en réalité, est soit le double» soit le corps astral), alors que les spirites, prenant la partie supérieur^ pour le tout, appellent ce même fantôme un esprit. A la longue, lorsque les termes seront bien définis et les définitions mieux connues, cette regrettable confusion se dissipera.

(4) En réalité, le mécanisme de l’opération semble être plus compliqué que je ne le dis, car le plan astral paraît bien se subdiviser en un certain nombre de sous-j>lans sur chacun desquels l’esprit, dans son involution, revêt une enveloppe d’autant plus dense qu’il se rapproche davantage du plan physique. Mais je n’ai, en ces pages, à m’occuper que du corps astral, et pour être plus clair et mieux compris, je préfère la simplicité d’exposition à une méticuleuse exactitude qui risquerait d'embrouiller la question.

notre plan physique, ce corps fluidique s’enveloppe de chair (1). Peut-on dire qu’il y a là trois entités différentes? Il n’y en a qu’une: l’homme.

Donc, l’homme est tri-un; par son esprit, il vit sur le plan divin et entre en communion avec l’âme de l’umvers, dont il prend conscience dans certains états (prière, extase, etc.) ; par son corps astral, il vit sur le plan intermédiaire, et il en est conscient par certains phénomènes (voyance, pressentiment, etc.) ; enfin, par son corps physique, il vit sur le plan matériel, et, lorsqu’il se désagrège, tout retourne à son plan naturel: Je corps physique à la matière, et le corps astral au plan supérieur, entraînant avec soi l’esprit qui s’élève et qui retournera un jour, après des incarnations et des avatars sans nombre, vers la source dont il émane: — Pour s’y fondre, suivant les grandes croyances orientales? — Pour y garder son individualité, selon les religions de l’Occident? — Ceci est le secret du Mystère et nous n’avons pas à le scruter ici. Il nous suffit, pour l’instant, de savoir que le corps astral du vivant n’existe qu’accidentellement dans la matière et vit surtout sur le plan astral d’où il émane et où il a une tendance constante à retourner dès que l’occasion lui en est offerte, c’est-à-dire lorsque le corps matériel n’a plus momentanément besoin de lui (sommeil, somnambulisme, catalepsie, etc,). Ceci est une donnée à retenir, car nous trouverons son application plus loin, en étudiant la façon de dégager le corps astral de l’organisme physique.

Les trois éléments constitutifs du vivant peuvent être considérés comme ayant leur siège (je parle en théorie, car pratiquement, je le répète, ils s’interpénétrent fun l’autre), savoir: la partie physique dans le ventre; la partie astrale dans la poitrine; et la partie spirituelle dans la tête.

En effet, le ventre produit la vie matérielle (qui est la base de l’être vivant) par la digestion dont le principal

(1) Là encore la réalité est beaucoup plus compliquée: avant de prendre un organisme humain, l’esprit en involution doit s’exercer à la vie physique en passant par ses manifestations les plus rudimentaires.

résultat est la fabrication du sang (1); ce sang, véhicule de la vie physique, va la porter à tous les appareils et organes, où elle se modifie, devenant ici vie physique cérébrale , là vie physique cardiaque, ailleurs vie physi que nerveuse , musculaire , etc.

La vie physique suffit à certains de ces organes; mais il en est d’autres qui l’affinent, en quelque sorte, comme le système nerveux, pour en faire de la vie d’essence supérieure, c’est-à-dire astrale (2). Cette vie astrale est entretenue, dans la poitrine, par le jeu des poumons qui puisent dans l’espace une vie supérieure destinée à la fois à entretenir la vie astrale déjà formée (3), et à en recréer de nouvelles par f épuration du sang; mais le travail vital tend lui-même à sublimer l’énergie supérieure ainsi produite; si les nerfs moteurs n’ont à accomplir qu’un travail presque purement mécanique, il n’en est déjà plus de même pour les nerfs sensitifs, et si, l’on lemonie à la substance cérébrale, on y trouve une énergie très affinée et appropriée au travail mental (4)): c’est pourquoi l’on regarde le cerveau comme siège physique de l’esprit (5).

Ainsi, la base du corps astral dans le corps physique, c’est le système nerveux.

« Nous avons vu, dit Papus (6), que la matière produite par le ventre servait uniquement de support à cette

(1) J’avertis le lecteur que je n’ai pas la prétention d’écrire ici un traité de physiologie; de même que plus haut j’ai résumé en un trait lesphénomènes d’involution de l’esprit, de sa prise de contact avec la vie physique, etc, de même, ici, je n’entre pas dans le détail des phénomènes physiologiques ; je me contente de faire comprendre ces phénomènes dan» leur processus général, ainsi que la façon dont ils se relient les uns aux autres, comme en un schéma simplifié pour mieux faire saisir l’ensemble des faits.

(2) Dans la réalité, le corps astral possède sa vie propre; mais il serait sans action sur le corps physique si la vie nerveuse était suspendue, de même que le corps physique, privé de neuricité, ne pourrait réagir sur le corps astral. Le système nerveux peut donc être considéré comme la base matérielle du corps astral.

(3) V. plus loin, chap. vni, paragraphe A.

(4) Physiologiquement, le travail cie la pensée se traduit par la destruction de cellules cérébrales.

(5) L’esprit possède aussi un autre siège secondaire, le cœur: nous

n’avons pas à nous en occuper ici. I

(6; Traité méthodique de science occulte , L fort vol. in-8, Paris, 1891*

force que la poitrine va puiser dans l’atmosphère extérieure et qui constitue la vie (1).

« De même, ce corps astral, produit ultime de la poitrine, sert de support à quelque chose qui vient directement de l’extérieur, mais dans un plan différent du plan matériel; ce quelque chose est ce qui fait que nous avons des pressentiments, que l’amour ou la haine dilatent ou contractent notre cœur (2), en un mot, que nous sommes passionnés.

« Cet élément nouveau localisé non plus dans le ganglion mais dans les plexus (réunion de ganglions) voisins du cœur, c’est le quatrième principe, l’âme animale,. Kama Rupa; c’est là que siège l’instinct. Ce principe est plus développé chez les animaux que chez l’homme, plus chez l’homme inculte que chez l’honne instruit. L’anatomie comparée vient encore nous montrer la réalité dececi par le nombre de ganglions abdominaux et thoraciques qui forment les véritables cerveaux des animaux inférieurs, surtout des insectes.

(f Le corps astral est donc l’intermédiaire entre deux mondes différents; c’est bien l’élément le plus élevé du corps physique, l’âme du corps physique, mais en même temps c’est l’élément le plus inférieur de la vie proprement dite (3); c’est le corps de la vie, la matière du corps

(1) La pauvreté de notre langue et le désir que j’ai d’être clair avant tout, peuvent amener ici une confusion. Il existe plusieurs sortes de vie qui ont chacune son nom technique particulier dans les philosophies hindoue et hébraïque. Ce que j’ai appelé plus haut la vie, c’est la vie purement matérielle et physique, comprise dans un sens général, la viflalité; la vie dont parle ici Papus', c’est la vie animale qui n’existe pas chez les êtres inférieurs, plantes, minéraux, etc. ( Note de l’auteur).

(2) La réalité de cette influence morale sur le physique a été prouvée* par Claude Bernard, Science expérimentale (Papus).

(3) Cette dualité théorique provient de la division de l’homme en neuf principes ramenés à sept par la réunion de deux d’entre eux, comme lefait comprendre le tableau suivant:

Esprit

Aéros orne

Sarcosôme

9 Ame du corps spirituel 8 Vie du corps spirituel 7 Matière du corps spirituel

6 Ame du corps astral 5 Vie du corps astral 4 Matière du corps astra

i 3 Ame du corps physique | 2 Matière du corps physique j 1 Vie du corps physique

7 Atma 6 Buddhi

5 Manas

4 Kama

3 Linga

2 Jiva 1 Rupa

supérieur

inférieur rupa.

sharira

vital. Ce troisième principe est commun aux deux mondes, celui de la matière, et celui de la vie.

« L’âme animale constitue l’élément central de l’être, l’origine de son égoïsme et de ses passions...

« L’étude de l’évolution du -système nerveux à travers l’espèce animale nous montre un fait bien curieux. Le système nerveux est d’abord représenté par un simple filet dans les êtres inférieurs (Ex.: le tœnia). A ce moment, trois des principes développés sont le corps physique ( Rupa ), la vitalité (Jiva) et les rudiments du corps astral ( Linga sharira). Ces êtres-là appartiennent donc presque exclusivement au inonde physique.

« Si l’on monte dans la série animale, on voit ce filet nerveux présenter le long de son parcours quelques ganglions. Le corps astral est alors plus développé. Ces ganglions peuvent être considérés théoriquement comme produits par le repliement du filet nerveux sur lui-même.

« Chez les insectes, les ganglions réunis forment deu^ couronnes, une couronne thoracique et une couronne abdominale. Il y a donc réunion de ganglions, c’est-à-dire plexus et par suite développement du quatrième principe, l’origine de l’instinct, I’ame animale ( Kama rupa). €es êtres appartiennent donc presque exclusivement au monde astral.

« Cependant, on voit une petite masse ganglionnaire qui pointe à la partie supérieure de l’animal: dans la tête. Ceci indique que le cinquième principe est là en germe.

« Qu’est-ce donc que le cinquième principe?

« C’est celui qui se développe en même temps que le cerveau, le principe caractéristique de l’être humain, celui qui permet d’apprendre les sciences quand il est développé, le principe de l’inteîlectualité dans tous ses ordres; I’ame humaine (Marias).

« Le fluide nerveux constituant le corps astral et renfermé dans les ganglions sympathiques s’est condensé sur lui-même dans les plexus pour recevoir le principe de l’instinct; il se spiritualise dans le cerveau pour recevoir le principe de l’intelligence. »

Sarcosôme (corps physique)

Malgré mon désir de ne pas me laisser aller à des considérations scientifiques et de ne pas employer de mots techniques, afin de demeurer clair et compréhensible, il me faut cependant, et précisément pour être bien compris, résumer la constitution de l’homme en un tableau où chaque élément sera brièvement décrit et différencié des autres par son nom particulier.

1° Rupa:

Matière du corps physique. — Partie matérielle du corps, se renouvelant par les fonctions diverses exercées par le ventre, charriée par le liquor du sang.

2° Jiva:

Vie du corps physique. — Partie médiatrice du corps physique. Combinaison du corps matériel avec le principe immédiatement supérieur. Vie propre des cellules organiques. Cet élément peut être extérioré mais ne s’éloigne jamais du corps, où il rentre dès que les éléments supérieurs sont envoyés au loin (1).

3° Linga Sharira:

Ame du corps physique. — Partie animatrice du corps. Spiritualisation du sang sous rinfluence de la vie végétative. Elément localisé dans les ganglions du grand sympathique et qui peut sortir hors du corps physique. Se renouvelle matériellement par les fonctions de la poitrine.

Cet élément supérieur du corps physique se combine avec le suivant qui est te plus inférieur du corps astral.

(1) Expériences de Hector Durville. Voir son ouvrage: Le Fantôme des Vivants.

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Matière du corps astral . — Partie matérielle du corps astral localisée dans les ganglions du grand sympathique. — Support des principes suivants.

4° Kama rupa:

Vie du corps astral. — Partie médiatrice du corps astral. Combinaison du corps astral avec le principe immédiatement supérieur. Vie propre du corps astral. Elément localisé dans les plexus du grand sympathique. Origine de l’instinct et des passions.

5° Manas inférieur:

Ame du corps astral . — Partie animatrice du corps astral. Spiritualisation du fluide nerveux sous l’influence du système nerveux conscient. Elément localisé dans les circonvolutions cérébrales. Siège de l’intelligence et de la mémoire. Se renouvelle matériellement par les fonctions de la tête.

Cet élément supérieur du corps astral se combine avec le suivant qui est le plus inférieur du corps spirituel.

Manas supérieur:

Matière du corps spirituel. — Partie inférieure du corps spirituel. Elément localisé dans le cerveau. Siège de Pintellectualité. Intermédiaire entre le corps astral et l’esprit. Support des principes supérieurs.

6° Buddhi:

Vie du corps spirituel. — Partie médiatrice de l’esprit. Combinaison de Pâme humaine avec l’âme supérieure ( atma ). Influence partielle d’Atma sur Manas . Elément localisé dans quelques cellules nerveuses supérieures. En germe seulement dans les races actuelles. Siège de l’inspiration, de la double vue consciente (prophétie) et de la moralité.

mm

7 ° ÀTMA :

Ame du corps spirituel . — Partie animatrice du corps spirituel. Spiritualisation des facultés humaines sous l’influence du Verbe divin. Elément non localisé en l’homme. Principe de l’immortalité (1).

On croyait jusqu’à ce jour que la vie du corps physique {Jiva) ne s’extériorait jamais; les récentes expériences de Hector Durville ont montré que cet élément peut quitter momentanément le sarcosôme, mais sans jamais s’en éloigner. De cette observation, il résulte que Je fantôme extérioré peut avoir plusieurs compositions. Si on le voit près du corps physique, il peut comporter l’élément Jiva; dans ce cas, il est légèrement coloré en bleu et orangeâtre; si on le voit loin du corps physique, sa base est le Linga Sharira, immatière (2) astrale d’un blanc bleuâtre.

Nous n’aurons pas, dans les pages suivatnes, à nous ocuper de la scission entre Jiva qui reste toujours près du sarcosôme et les autres principes supérieurs qui peuvent s’en éloigner, puisque cette scission se fait automatiquement sans qu’il y ait lieu de prendre à cet égard aucune précaution spéciale.

(1) Ces neuf éléments constitutifs de l’être humain représent .c la théorie orientale, qui était utilisée pendant que paraissaient les premières éditions de cet ouvrage, et qui, d’ailleurs l’est encore.

Mais depuis lors, l’expérimentation occidentale a étudié l’âme — intermédiaire plastique entre l’organisme et l’esprit — et constitue l’homme -comme suit:

1° Corps physique ou aérosome.

2° Double aithérique ou corps odique ou âme vitale (vie matérielle ).

3° Corps astral, corps de désir ou âme sensitive (sensibilité).

4° Corps mental ou âme intelligente (Intelligence) .

5° Corps causal ou âme causale ( mémoire , volonté).

(i° Ame morale ( Distinction, du bien et du mal).

7° Ame intuitive (Relations avec l’esprit).

8° Ame conscientielle (siège du Moi).

9° Esprit (Idéation pure).

Cette division expérimentale, où chaque élément se présente sous une forme particulière et distincte, diffère un peu de celle que donne la théorie orientale, mais il n’y a pas à douter, à mon avis, que des étude^ ultérieures, plus approfondies, amèneront une concordance parfaite entre les deux systèmes.

(2) Je l’ai dit ailleurs et je le répète ici: — Immatière n’est pas zéro.

Mais ce n’est pas tout: le fantôme proprement dit,, n’est pas toujours identique à lui-même, et sa composition peut varier, par suite de différentes circonstances.

Jiva (la vitalité) et la partie inférieure du Linga Sharira (l’âme du corps physique) sont deux éléments qui ne meurent qu’après Rupa (la matière du corps physique) — peu de temps, il est vrai, après lui (quelques jours), mais enfin lui survivent. D’autre part, durant la vie même, le corps humain, comme tout objet physique, possède son image, son reflet sur le plan astral.

Il résulte de là, comme nous venons de le voir, que Jiva (la vitalité) peut faire ou 11e pas faire partie du fantôme; mais, ce fantôme lui-même peut être ou le fantôme proprement dit (éléments du corps astral et de l’esprit) ou simplement le rellet, l’image du corps matériel sortant un moment du plan astral pour se manifester sur le plan physique; cette manifestation se produit très généralement dans les quelques jours qui suivent le décès; mais elle peut aussi se produire, en certains cas encore mal connus et insuffisamment définis, du vivant meme du sujet. C’est ce qu’on appelle la forme astrale, qui est comme une réflexion du corps pl^sique et qui, après la mort, reste pendant un certain temps près du cadavre. Quand cette apparition se fait dans ces conditions, elle présente exactement l’apparence du mort mais n’en est en quelque sorte que le pseudo-fantôme.

D’après les enseignements des Mystères de l’antiquité qui avaient fusé dans le peuple, les anciens étaient beaucoup mieux que nous au courant de cette particularité: les Egyptiens appelaient Khat le corps physique, Ka le reflet du corps physique, Khou le corps astral, et Ba-baï l'intelligence lumineuse; les Perses appelaient Djan le reflet du corps physique, et Ferouer le corps astral; la Kabbale appelle le reflet Nephesch, et le corps astral Ruach; les latins donnaient au corps matériel une ombre (reflet) et une image (corps astral), dont Maries était l’âme de vie et spiritus l’intelligence supérieure.

Il y a donc lieu de faire une distinction entre ces deux sortes d’apparitions: image astrale ou véritable fantôme..

La première se comporte absolument comme un reflet dans un miroir; elle est visible, photographiable et animée — mais toujours muette.

La seconde est généralement bien plus visible, plus facilement photographiable, parlera et, si elle est suffisamment condensée, sera palpable.

Mais tout ceci s’adresse surtout aux sujets réceptifs pour qu’ils puissent distinguer le genre d’apparition auquel ils ont affaire; quand aux expérimentateurs euxmêmes du dédoublement personnel, cela leur offre peu d’intérêt, attendu que nous ne savons encore quelles lois régissent la manifestation de l’image astrale sur le plan physique; elle ne peut donc être, de leur part, que purement accidentelle, et ce qu’ils extérioreront surtout et très généralement, c’est le corps astral. Ce qui concerne l’image astrale devait être dit pour avertir le sujet percipient, mais je ne m’occuperai que de l’extérioration du. corps astral — intermédiaire entre l’esprit et le corps physique — dont je vais maintenant voir les conditions d’entraînement en vue de sa sortie hors du corps matériel.

Toutefois avant de clore ce chapitre et d’aller plus loin, comme, d’une part, les études d’extérioration du fantôme vivant se poursuivent à l’heure actuelle très activement, que, d’autre part, elles utilisent la nomenclature théosophique sans cependant se baser sur les théories des théosophes et que, par suite, l’étudiant peut se trouver dérouté au milieu de cette multiplicité d’appellations différentes, j’établirai rapidement les rapports qui existent entre la terminologie usitée couramment depuis l’emploi qu’en ont fait le Dr Baraduc et Hector Durville, et celle de la théorie occultiste. Et, pour être plus clair, je procéderai d’après l’expérimentation.

On magnétise un sujet en lui ordonnant de se dissocier; au bout d’un certain temps, on constate que le sujet est dissocié; son corps physique ( Rupa ) est toujours sur son siège; mais à sa gauche (1), et extérieurement à lui, s’est condensée une substance fluidique invisible pour

(1) Au moins très généralement; mais on connaît des exceptions.

— lis —

le regard normal, mais visible pour une certaine catégorie d’individus (sensitifs, sujets magnétiques mis en état de voyance, etc.) et dont la réalité est facilement constatable par des procédés purement matériels (1): c’est ce que le colonel de Rochas a appelé — et tous les expérimentateurs après lui — le Fantôme. Ce mot — on dit aussi maintenant Aérosome — est donc une appellation générale qui désigne l’ensemble des éléments fluidiques extériorés et formant un tout, par opposition au corps physique, au sarcosôme. Ce fantôme comporte en soi les propriétés diverses propres à chacun des éléments par lesquels il est constitué.

Cette expérience, dont j’ai déjà eu l’occasion de parler, pourra paraître absolument incroyable aux personnes qui ne sont pas au courant de cette partie de la science: on m’excusera donc d’ouvrir ici une parenthèse pour donner la preuve objective matérielle du fait.

Au début de 1911, M. Lefranc voulut tenter de saisir photographiquement, à 1 [Institut des Recherches Psychiques de France , les phases diverses de l’opération et utilisa dans ce but Mme Lambert, ancien sujet du colonel de Rochas (Mlle Lux) et notre dévoué sujet d’alors.

Le sujet fut endormi, et, lorsque l’on constata autour de lui la formation de zones sensibles, photographié (fig. XI (2): c’est la période de formation du fantôme: le corps physique est obnubilé par des fluides en mouvement.

La magnétisation continua, et, environ une demi-minute plus tard, quand le sujet annonça que son double était complètement extérioré, il fut pris une autre photographie du sujet, dans la même pose, au même endroit, avec le même éclairage et le même temps de pose (fig. XII): le sujet est invisible, complètement obnubilé par les fluides, et à sa gauche se présente une vague forme humaine qui paraît être le fantôme encore en voie de

(1) Pincement d’air, photographie dans certains cas, etc.

(2) Les photogravures ne se reproduisant bien que sur un papier spécial, les figures photogravées seront indiquées en chiffres romains et se

trouveront réunies à la fin du volume.

condensation. A remarquer: 1° que, dans le cas de ces deux photographies, l’œil des assistants n’a vu que, très normalement, le corps physique du sujet en hypnose; la plaque photographique a donc enregistré un phénomène qui échappe à la vue ordinaire; 2° que le cliché d’impression ne permet pas de voir certains détails qui s’aperçoivent sur la plaque photographique.

L’expérimentation ne fut pas poussée plus loin, ce jour-là, mais antérieurement, au cours d’une série d’expériences chez Hector Durville, le même M. Lefranc put prendre successivement trois clichés du fantôme de Mme Lambert, sur lesquels le double se trouve plus ou moins bien condensé (fig. X, XIII).

Mme Lambert n’est d’ailleurs pas le seul sujet avec lequel on ait expérimenté de la sorte. Vers la même époque, Mme Léontine, endormie à Villejuif, à environ dix kilomètres de Paris, mais obéissant à une suggestion antérieure de Hector Durville, a extérioré son fantôme qu’elle a envoyé poser dans le cabinet de travail de celuici, à Paris, devant une plaque sensible. Le résultat, un peu flou, se trouve sur la fig. XIV.

Donc, si le fantôme extérioré n’est pas normalement visible, sauf pour les personnes qui possèdent un certain degré de voyance naturelle ou acquise, il peut être saisi par la plaque photographique dans certaines conditions qui sont encore mal connues, car, il faut le dire, ce genre de photographie transcendantale ne réussit pas constamment, et il y a une étude à faire pour définir les conditions nécessaires à sa réalisation.

On trouvera dans les figures V, VI et VII des photographies de fantômes vivants avec la boule mentale.

Enfin la rentrée du fantôme dans le corps physique a été plusieurs fois photographiée par Hector Durville. Je donne à ce propos un cliché représentant (fig. XV) la rentrée brusque à la suite de frayeur.

Mais le fantôme vivant extérioré n’est pas seulement visible dans certains cas: il exerce aussi sur la matière une action mécanique, physique, chimique, etc., qui décèle sa réalité objective: par exemple quand il pèse sur

an plateau de balance, conduit un courant électrique, etc.

Pour réaliser ces phénomènes, il lui faut être bien condensé; mais en ce cas, on ne sait pas quelle peut être la limite de sa force.

Pour en donner un exemple je reproduis (fig. 16) le plan d’une expérience faite fortuitement, chez Hector Durville avec le fantôme extérioré de Mme Lambert: —

jT-j

Fig. 16. — Déplacement de sièges (occupés) par un fantôme vivant

extérioré.

alors que le sujet était inerte sur son fauteuil, au fond, son fantôme a quitté le sien, s’est avancé vers la chaise de Mme C., lui a fait décrire la trajectoire indiquée au pointillé, et, dans ce mouvement, a heurté la chaise occupée par Mme L., si violemment que ces deux dames ont été jetées sur le parquet; le fantôme a, de plus, traîné l’espace d’environ deux mètres, Mme C. sur le parquet. Or, Mme Lambert n’a pas, normalement, la force

nécessaire pour agir de la sorte (1). Je pense qu’après toutes ees preuves successives, la réalité objective du fantôme vivant extérioré est suffisamment établie pour me permettre de clore cette longue mais nécessaire parenthèse.

Donc, comme je viens de l'indiquer, le fantôme du sujet est extérioré par voie magnétique.

Lorsque l’on magnétise dans certaines conditions ce fantôme, il se divise lui-même en deux, et le second fantôme ainsi obtenu se place à la gauche du premier, où la réalité de sa présence se constate facilement par les mêmes procédés que ci-dessus.

Si l’on étudie à part chacun de ces deux fantômes, on constate que le premier (qui est rougeâtre et bleuâtre) détient la vie matérielle du sujet, auquel il est relié par un lien fluidique fait de sa propre substance. On l’a appelé double , corps ciithérique et corps odique; il correspond absolument à Jiva qui est la vitalité matérielle et à Linga Sharira qui est la partie animatrice de l’organisme vivant (2). Renfermant en soi la vie physique du sujet, ce double ne s’en éloigne jamais de plus de quelques mètres, et il y rentre dès que le second fantôme est envoyé au loin.

Celui-ci, d’un blanc légèrement azuré, est réuni au premier par un lien indéfiniment extensible, de même matière que la sienne. On l’appelle corps astral , et l’on

(1) Nous verrous plus loin que la force du fantôme extérioré est d’ordre composite, constituée à la fois par la force odique que le double comporte en soi, et par ceile qu’il emprunte à ceux des assistants dont l’organisme se prête à cette communication; or, dans l’espèce, les assistants étaient deux magnétiseurs et deux sujets magnétiques; c’est dire que tous quatre appartenaient à la catégorie des personnes qui peuvent, mieux que toutes autres, extériorer leurs forces odiques.

(2) Si la théorie occultiste est vraie, on devra arriver un jour à décomposer le double aithérique en ses deux éléments constitutifs, ce qui est -d’autant plus probable qu’il est vu de deux couleurs différentes et très distinctes, polarisées l’une à droite et l’autre à gauche.

J’ai laissé cette note telle qu’elle a paru dans la première édition; mais depuis, en expérimentant sur le fantôme de l’âme vitale, je suis arrivé à le dissocier en ses deux éléments constitutifs, ce qui m’a permis d’étudier la captation de la vie cosmique ( prana ) par l’être, et sa transformation en vie humaine (Jiva) par une élaboration spéciale qui se passe dans ce fantôme (V. l’Ame humaine, du même auteur, Paris, s. d. - — Henri Durville, imprimeur-éditeur).

constate en le pinçant, en le piquant, en lui plaçant sur la langue des substances de saveurs diverses, qu’il détient la sensibilité du sujet, car celui-ci accuse aussitôt, sur son corps physique, les sensations produites, alors qu’au contraire ce corps matériel est dans une complète insensibilité.

Le corps astral et le double aithérique ont la forme humaine (1).

Le corps astral correspond parfaitement au Kamaliupa de l’occultisme accompagné de sa propre matière — je dirai plutôt substance, car la matière dont il se compose est si fluidique que, par lui-même, il ne peut agir sur la matière proprement dite; il est obligé, dans ce cas, d’uiiliser les forces semi-matérielles, qu’il rencontre dans le doubje aithérique, soit le sien, soit celui d’une autre personne se trouvant dans son ambiance, comme nous ie verrons plus tard.

Si l’on poursuit la magnétisation du corps astral, les sensitifs et les voyants voient s’en dégager une aura lumineuse, de forme ovoïdale, qui l’entoure complètement et qui est surtout brillante dans les environs de la tête, où elle constitue une sorte de sphère particulièrement lumineuse; c’est cette sphère que le Dr Baraduc a maintes fois photographiée sous le nom de boule mentale (2). De là le nom de corps mental qui est donné à cette aura spéciale. Le corps mental correspond très exactement au Manas inférieur. Il détient l’intelligence: on en a eu une preuve convaincante, en 1911, à ÏInstiiut de Recherches Psychiques, où le secrétaire, M. Lefranc, avait tenté de l’isoler; du fantôme extérioré du sujet, Mme Lambert,

(1) Le double aithérique a toujours la forme humaine; le corp3 astral la possède le plus ordinairement, mais il peut la modifier sous l’influence de la volonté. — Certaines expériences toutes récentes laisseraient à penser que le corps astral n’a peut-être pas de forme propre, et que s’il affecte généralement la forme humaine, c’est simplement par accoutumance de sa part.

Dans tous les cas, quand le corps astral possède la forme humaine, elle est plus petite que nature: le corps astral d’un adulte affecte la forme d’un enfant d’environ onze ans.

(2) Des photographies de boules mentales ont été données, fig. V, VI, VII et VIII.

il fit rentrer successivement, dans le corps physique, le double aithérique puis le corps astral; mais alors le sujet ayant à sa disposition sa neuricité (corps astral) et sa force musculaire (double aithérique), mais privé d’intelligence (corps mental), eut une crise de folie furieuse qui faillit causer des accidents et dont on eut beaucoup de peine à le faire sortir en lui restituant son corps mental.

Enfin, lorsque l’on continue la magnétisation du corps mental extérioré et enveloppant le corps astral, les sensitifs et les voyants décrivent la formation, au-dessus de la boule mentale, d’une sorte de flamme dont le sommet est entouré d’un halo brillant: on croit y voir le corps causal , mais comme il n’a jamais encore été possible de l’isoler et de le photographier, on en est réduit à des hypothèses à son sujet; il paraît détenir les plus hautes facultés de l’âme, telle que la mémoire, et semble correspondre au Marias supérieur ; mais on ne pourra être fixé à cet égard qu’après avoir pu le soumettre à l’étude expérimentale (1).

Quant aux autres éléments supérieurs de l’être voici:

Les théosophes affirment qu’il existe encore au delà du corps causal un corps dit nirvanique , un autre qu’ils appellent paranirvanique et enfin un troisième dénommé mahaparanirvanique : ce n’est là qu’une théorie — certes respectable comme toute théorie que n’ont pas encore infirmée les faits, mais à laquelle un homme prudent ne pourra réellement croire que lorsqu’elle sera vérifiée par l’étude expérimentale.

Mais, depuis que ces lignes ont été écrites, comme on l’a vu dans une note quelques pages plus haut, l’expérimentation a mis au jour les éléments supérieurs de l’âme (intermédiaire plastique entre l’organisme et l’esprit), ce qui permet de résumer ici de la façon la plus simple, pour être bien compris, la composition occulte de l’être humain.

(1) Cette étude expérimentale a eu lieu depuis lors: j’ai réussi à isoler l’ame mentale (corps mental) dont l’objectivité est maintenant un fait acquis.

Théorie

expérimentale

Esprit

Aine conscientielia Ame intuitive Ame morale Ame eau sale Aine intelligente Ame sensitive

Ame vitale

Sareosôrae (1)

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