RÉGIME PRÉPARATOIRE
Alimentation: Végétaux légers, légumes verts, orge, gruau, riz, semoule, tapioca, salade. Assaisonnements: huile, beurre et graisse.
Boisson: vin rouge largement additionné d’eau.
Abstention formelle: alcools, bière, liqueurs, viandes.
Abstention recommandée: sucre, lait, œufs, fromages, poissons (ceux que l’on prendra seront de préférence grillés et très peu salés).
Régime: vie sobre, tranquille, régulière, animale, autant que possible à la campagne, dans la solitude: sept heures au plus de sommeil sur un lit dur et peu couvert. Au lever, douche froide ou bain froid en eau courante. Légère purgation au début, au milieu et la fin de cette phase préparatoire. — Exercice modéré au plein air ,sans sortir si possible), promenade au jardin. — Pas de préoccupations ni d’émotions. — Occupations futiles.
Ce régime doit être de préférence suivi aux saisons les plus favorables, c’est-à-dire au printemps et en automne — surtout au printemps.
Après une huitaine de ce régime, repos de quelques jours, puis on suivra le régime destiné à augmenter la neuricité de l’organisme.
Or, est-il possible de modifier un tempérament ? — Oui, sous certaines conditions et dans une mesure relative.
Le tempérament est la résultante de deux causes, l’une qui semble spécifique, innée, caractérisée dès la naissance de f individu, et qui dépend de sa constitution ana-
fornique et physiologique; cette cause, constitutionnelle et organique, est en dehors de notre action, et nous ne pouvons rien sur elle (1). L’autre, peut-être sous la dépendance de la première, réside dans la variété ou l’espèce de rendement et de fonctionnement de la machine humaine: c’est le coefficient d’activité des échanges organiques; sur cette autre cause, nous avons une réelle action et pouvons la modifier jusqu’à un certain point par un régime approprié qui, en l’espèce, devra être naturellement dirigé dans le sens de la neurification de l’organisme.
Ce régime devra, dans les cas les plus ordinaires, être établi comme suit: