‹ Méthode de dédoublement personnelChapitre 28 sur 32 · ANNEXE · texte numérisé non relu

ANNEXE

Parmi les lecteurs des premières éditions du présent ouvrage, il en est qui ont décidé que les faits exposés sont d’une absolue impossibilité, et d’autres qui ont pensé que leur difficulté de production est telle qu’elle équivaut en quelque sorte à l’impossibilité...

Or, en avril 1924, on a attiré mon attention sur un article paraissant dans Psijchica de ce même mois, où, sous la signature de Pierre Lallèche, étaient relatées une série d’expériences de dédoublement que l’auteur a menées à leur aboutissement en appliquant surtout les principes et les procédés indiqués dans ma méthode.

Je n’ai pas l’honneur de connaître M. Pierre Lallèche, •et je donne ma parole d’honneur écrite et imprimée que ma première prise de contact avec lui fut la lettre par laquelle je lui demandai l’autorisation de reproduire son article en fin de la 3° édition de mon ouvrage (ceci pour parer d’avance au soupçon de connivence entre nous qui pourrait surgir), mais je tiens à le remercier de m’avoir fourni une réponse péremptoire me permettant de réduire à néant l’objection d’impossibilité qui a été dressée contre moi.

Voici cet article:

« L’article publié dans le numéro de Psijchica du 15 décembre dernier, par M. A. Daverne, sous le titre « Un cas de dédoublement », relate une expérience dont le résultat est le plus satisfaisant que j’aie obtenu jusqu’à

ce jour, après une série de tentatives échelonnées sur deux ans.

Un nombre suffisant de ces esais a fait l’objet de notes tenues au jour le jour, et il m’a paru intéressant de tenter de montrer le développement logique d’une faculté latente chez tous.

J’ai suivi, le plus souvent, la méthode indiquée par M. Ch. Lancelin, que j’ai le regret de ne pas connaître personnellement, mais à qui je tiens à exprimer ma gratitude admirative.

Toutefois, la première des expériences fut toute fortuite, et, sans la bienveillance de Mme A., qui m’en fit connaître le résultat et voulut bien se charger de m’aider dans la suite, il est probable que les tentatives dont l’exposé va suivre n’auraient jamais eu lieu.

Je me propose premièrement de relater les faits, dans l’ordre chronologique; je m’efforcerai, ensuite, de les classer, puis de les critiquer en toute sincérité, et d’en donner l’explication la plus plausible.

Je m’excuse, une fois pour toutes, d’employer sans cesse la première personne, mais le « moi », pour haïssable qu’il soit, constitue le sujet même de cette étude.

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