DES JEUX DE CORDES
C'est uu jeu d'hiver. Il y a les cordes courtes qui s'emploient ou bien isolément, les enfants s'attaquent alors à qui fera le plus de doubles ou de triples tours ; ou bien collectivement, et les enfants avec un chef forment des bandes qui manœuvrent dans toute la cour. Ce sont des jeux qui n'ont pas le privilège de durer longtemps, mais ils suflisent pour réchauffer les enfants à la sortie de la chapelle, au moment où ils sont le plus grelottants.
Il faut dire la même chose des longues cordes dont on se sert dans tous les pays de mille manières, en compliquant les difficultés des sauteurs, mais sans résultats bien durables. Dans les collèges où les récréations sont courtes, ces jeux peuvent sufhre ; chez nous, où elles durent chaque fois trois heures de suite, ils n'ont pas assez d'intérêt, mais ces jeux servent très bien pour réchauffer les enfants. Il va sans dire que l'Œuvre doit fournir ces longues cordes comme tous les jeux collectifs. Il serait dangereux qu'elles fussent trop épaisses; les coups que les enfants se donnent en tirant peuvent les renverser et ce genre de chutes est toujours dangereux. Quand les sauteurs en ont assez, les enfants ont l'habitude d'enlacer ceux qu'ils peuvent saisir, et ce jeu devient alors un jeu de main assez dange-
— 3i0 — reux et assez peu modeste. Il faut l'empêcher. Je crois que c'est à peu près tout ce que Ton peut dire des jeux de cordes.
ARTICLE CINQUIEME