DES JEUX OU L'ON SE CACHE
J'ai peu à dire sur ces jeux, qui comprennent les cachettes, les mouchoirs cachés, viste et autres semblables. Nous n'y jouons jamais de jour, parce que les enfants ne pourraient alors se cacher qu'en se cachant tout à fait, ce que nous ne permettons jamais. C'est donc un jeu du soir, quand le soleil est couché, et que la lune ou le gaz donnent la demiclarté qui sutlit pour la surveillance, et, en même temps pour le succès du jeu. Il faut un assez grand nombre de surveillants pour ces jeux, assez innocents par eux-mêmes, mais où les abus se glisseraient aisément, on le conçoit. J'ai vu dans une Œuvre de grandes planches portatives, qui permettaient de se cacher d'un côté ; on pouvait alors y jouer en plein midi, tout en étant très bien en vue du côté opposé. Malgré cela, ce jeu n'a pas toutes nos faveurs; il est bon en passant, il ne faudrait pas en faire un des jeux habituels de l'Œuvre. Je ne veux pas oublier de dire que les habits courent de grands dangers, quand les enfants se déguisent pour être moins reconnus. La pensée des dégâts qu'il s'expose à faire, ne vient jamais à l'esprit d'un enfant qui va délivrer au prix des plus graves déchirures.
ARTICLE HUITIÈME